‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois;Chapitre 183 sur 194 · VI. — De 70 à 75 ans · texte numérisé non relu

VI. — De 70 à 75 ans

1» Gemmage k mort de 200 arbres : 2 lit. 50 de

résine par arbre et par an pendant 5 ans . . 150 fr. 00 ( ^ ^^^^ ^^ ^^

2^ Valeur du bois; coupe de régénération : y

200 arbres à 5 fr. l'un 1 000 fr. 00 ..

Total 2 17l> fr. fiC»

Soit environ 29 fr. 05 par bectare et par an (M. de Cardaillac de St-Fau! .

K. Rendement pau arbre. — Un pin de 30 à îO ccntimelres de diamèlrc peut fournir, pendant les U mois d'exploitation, de 1 à 2 litres de résine par carre. Des arbres de H5 n 90 centimètres de diamètre, gemmés à mort, livrent pendant 5 ans une récolte moyenne de 1 à 10 litres. Un pin gemmé à vie depuis l'âge de 30 ans, puis à mort de 70 a 75 ans, peut donner, pendant le cours de sa vie, de Hi) a 85 litres de résine, soit à peu près 1 lit. DO par an.

L. RÉCOLTE ET SALAIRES. — Un l>on ouvHer peut tailler 2.500 carres par jour. En admettant qu'il visite ses pins tous les trois jours, il a ainsi de 7 à 8.000 carres à entreleiiir durant la période de végétation. Il récolle donc 25 à 30 barriques de 3iO litres et gagne 700 à 800 francs pendant ses huit mois de travail.

M. VaLEIR de la (iEMME ET DE LESSENCE DE TÉRÉBENTHINE.

Le graphique ci-après donne, d'après M. de Lapasse, la variation des prix moyens de Tessence de térébenthine et de la gemme pendant la période allant de 1850 à 1905.

SKruz>K4j

nJ9

-- go&T

- oo6t

gOgr

oSgr

OQQ^

oLgr

co

Art. m. -GEMMAGE DU PIN MARITIME EN SOLOGNE.

Les premiers essais de gemmage du pin maritime en Sologne furent effectués vers 1847 par MM. Tristan et Lochart; mais ils furent peu concluants, et l'entreprise fut abandonnée ; la résine obtenue ayant été jugée insuffisante en quantité et en qualité. L'hiver de 1879-1800, qui anéantit les plantations de pin maritime en Sologne, rie permit pas de les reprendre. En présence des hauts prix atteints par l'essence de térébenthine, les sylviculteurs de la Sologne ont tout récemment remis la question à Tétude. Des expériences ont été faites par M. de Larnage, sur sa terre de Mézières ; elles avaient pour but de déterminer : 1° Le rendement en résine de pins gemmés à vie et à mort ; 2° la qualité de là résine ainsi obtenue ; 3° les conditions dans lesquelles le gemmage pouvait être pratiqué.

En ce qui concerne le rendement, on a trouvé qu'un pin de 0°*,54 de tour, choisi parmi les moins vigoureux dans une plantation de 23 ans et gemmé à mort par deux carres de 0'",08 de largeur sur 0'",60 de hauteur, a fourni en 15 amasses, soit du 27 avril au 27 septembre, 250 centimètres cubes de résine. Les amasses de juillet ont été les plus fructueuses : elles se sont élevées à 0,30 centimètre cube, tandis que la moyenne des autres, pratiquées environ tous les huit jours, n'ont donné que 0.15 centimètre cube. Un autre pin, de 0'",90 de tour, choisi parmi les sujets d élite d'une plantation de 24 ans et gemmé à vie par une seule carre, a fourni dans le même temps 400 centimètres cubes de résine. Les plus fortes amasses ont été celles d'avril et de juillet ; elles ont atteint 0.60 et 0.40 centimètre cube.

Ces rendements de 1/4 de litre par an pour le pin gemmé à mort, de 2/5 de litre pour le pin gemmé à vie, sont 4 fois moindres que ceux des Landes et de la Gironde, qui s'élèvent, pour des arbres similaires, à 1 lit. 25 et 1 lit. 50 par an. Celte différence dans le rendement serait légèrement atténuée par la qualité supérieure des résines de Sologne, qui donne-

ESSENCES ET RESINES 773

raient à l'analyse :

Essence de térébenthine 25,84

Colophane 73,32

Eau traces

Matières étrangères 0,84.

La richesse en terpènes des résines de Sologne serait donc supérieure de 16 % à celle des résines des Landes. Il est vrai que ces données ne sont basées que sur une seule analyse, et qu'il faut prendre garde à ce que le climat de Sologne étant plus froid que celui des Landes, la saison de gommage y sera plus courte, les pins y seront plus sensibles au gommage et au froid, le matériel courra plus de risque d'être endommagé par des gelées précoces. Aussi, peut-on dire d'ores et déjà qu'il faudra se montrer très prudent dans la pratique du résinage et qu'il conviendra de ne gemmer que des arbres ayant au moins 0",50 de tour pour les pins d'éclaircie, 1 mètre de tour pour les pins de place. Et, pour que ces derniers donneiit des bois d'industrie, ils devront être conduits à 80 ans au moins. C'est d'ailleurs une erreur profonde de croire qu'en multipliant les carres et en gemmant à mort, en un an seulement, les pins d'éclaircie, on pourra accroître leur production de résine et modifier les qualités de leur bois d'une façon tant soit peu sensible. C'est le contraire qui est vrai.

Reste la question capitale du rendement. En admettant que les pineraies de la Sologne renferment à l'hectare 500 arbres susceptibles d'être gemmés, ce qui est peut-être beaucoup, on ne peut guère compter que sur un rendement moyen de 1/2 litre par arbre et par an, soit au total 250 litres valant environ 66 fr. 15. De cette somme, il faut déduire : 1"* la main-d'œuvre estimée à 50 francs l'hectare: 2' l'amortissement en 10 ans d'un capital de 85 francs, nécessaire pour l'achat des pots de terre et des crampons, soit 8 fr. 50. Le bénéfice du résinage atteindra donc à peine 8 à 9 francs par hectare et par an. Ce revenu pourrait être doublé par la création de petites distilleries locales, dont les frais d'établissement se montent à 7 ou 8.000 francs. Nous rappellerons qu'actuellement les pinatelles de Sologne ra{J)[)ortent

7 / i PRODUITS ACCESSOIRES

environ 30 francs par heclare et par an. Quant à la mise en valeur de ces pineraies de Sologne, deux procédés peuvent être envisagés. Dans le premier, le propriélaire exploiterait en régie ; il devrait ainsi assumer la 'direction de rentrepriv* et faire des avances considérables de fonds pour la création de distilleries et pour l'achat du matériel nécessaire à l'exploitation. Avec raison. les propriétaires de Sologne ont écariô cette solution irréalisable dans une région où ia maiiid'œuvre fait défaut.

Le second système préconisé par M. de Larnage consisterait à affermer le résinage à des résiniers des Landes, moyennant une redevance de tant de centimes par arbre gemmé. Cette solution implique la création d'une grande distillerie, dont la création nécessiterait un capital d'au moins (îO.OOO francs, et la production assurée de 1.500 k i.800 barriques de résine par an, ce qui représente la syndicalisalion de 3.000 à 3.600 hectares de pineraies.

Quant au traité passé par le syndicat de propriétaires ave** le résinier, il pourrait être établi sur les bases suivantes, fort judicieusement fixées par M. de Larnage :

l'Engagement par le résinier, de payer annuellement aux propriétaires syndiqués une redevance fixée à tant de centimes par arbre désigné pour le gemmage et destiné, soit à être abattu dans un délai de 1 à 5 ans, soit à demeurer en place jusqu'à la coupe blanche ;

2" Engagement par le résinier de. fournir le matériel nécessaire au gemmage (pots et crampons;, qui pourra devenir la propriété du possesseur foncier moyennant une retenue faite annuellement sur la redevance fixe ;

3'' Engagement par le propriétaire de loger, moyennant redevance, les résiniers et leurs familles, et de leur fournir du travail au bois ou des terres à cultiver en dehors de la saison du gemmage ;

4" Engagement par le propriétaire de faire transporter à ses frais les barriques de résine, soit à l'usine même, si elle est située dans un rayon de 15 kilomètres du lieu d'exploitation, soit à la gare la plus proche si la distance à l'usine est plus considérable.

ESSK.NCKS KT HKSINES 775

Art. IV. ~ GEMMAGE DE L'ÉPICÉA.

La résine se tire de l'écorce ou de Taubier, jamais du cœur de Tarbre. Elle s écoule principalement par la section des larges canaux rayonnants du liber. Les carres ouvertes avec un couteau tranchant, encastré au bout d'un long manche, ont 1 môtre à 1"^,5(> de haut, 3 à 6 centimètres de large ; elles pénètrent jusqu'à l'aubier. Pour faire son entaille, le résinier choisit le côté de Tarbre le plus propice au résinage. 11 se guide tantôt sur l'exposition, préférant le côté Sud, tantôt sur la présence de fortes racines. C'est à proximité de ces dernières, en effet, que le flux de résine est le plus fort et le plus prolongé.

On ne commence guère à gemmer que les tiges de 15 à 20 ans. Le nombre des carres est variable. Si le sujet est jeune, on n'en ouvre qu'une seule ; s'il est plus âgé, on en ouvre deux, mais en réduisant la hauteur de moitié. L'arbre venant à grossir, on peut encore augmenter de 2 ou 3 le nombre de ces entailles.

La térébenthine jaillit de la blessure,. et recouvre la carre en se soliditiant. On enlève la gemme seulement pendant le deuxième été qui suit l'ouverture de l'entaille. A cet effet, le résinier se sert d'un ràcloir en fer, et il place la résine dans une petite corbeille. Celle-ci, une fois pleine, est vidée dans une corbeille ptus grande. Ordinairement, on pousse et on nettoie la carre tous les 4 ans ; mais déjà, au bout de 2 ou 3 ans, les bords de la blessure se sont refermés et la production de résine est diminuée. Il est bon alors de rafraîchir l'entaille en procédant à la récolle.

Le gemmage de l'épicéa n'est pas pratiqué en France. Dans le Nord de l'Europe où cette industrie s'exerce encore, les arbres résinés passent pour donner un meilleur bois que ceux qui ne l'ont pas été; mais le bois mis à nu s'altère et l'arbre est compromis ou perdu. Le rendement par tige et par an est d'environ 500 grammes de résine.

Art. V. — GEMMAGE DU MÉLÈZE.

La résine provient du cœur. Lorsqu'on abat de vieux mélèzes, elle coule avec abondance des fentes qui existent

presque toujours dans celte région de Tarbre. Pour la recueillir, deux procédés sont en usage en Autriche.

A. Procédé styrie>'. — Avec une tarière de O^.SG environ de diamètre, on fore un trou qui pénètre jusqu'au delà da cœur et qui est dirigé horizontalement ou de bas en haut ijig, 390). Le flux de résine est conduit par rintermédiaire d'une gouttière en écorce dans un récipient abrité lui-même par une planche ou par un large fragment d'écorce d'épicéa.

Fig. 390.

FJg. 391.

Ce gemmage épuise rapidement les arbres et les fait périr. On ne récolte donc la résine que pendant une année, puis on laisse une longue période de repos, période pendant laquelle on bouche hermétiquement le trou avec un tampon en bois. En général on fait de 5 à 12 ou 15 tirées pendant une période de 30 ans.

B. Procédé tyrolien. — Dans le procédé tyrolien (Jig. 391)! le trou est plus gros et atteint 0™,30 de profondeur ; il est dirigé tantôt horizontalement, tantôt de haut en bas. Ou recueille la résine avec une spatule après avoir enlevé la cheville qui en obture l'orifice. On fait également succéder de longues périodes de repos après chaque année de récolte. Ce procédé est plus productif, mais plus épuisant encore que le premier. Le résinage du mélèze ne donne, d'après M. Marchand, qu'un mince bénéfice.

ESSENCES ET RESINES 777

Art. VI. — GEMMAGE DU PIN NOIR D'AUTRICHE.

Le pin noir esf gemmé dans son pays d'origine, en Autriche. La résine provient de Taubier. Le gemmage se fait à mort, dans une durée de 10 ans. On ne gemme ainsi que les percbis dont la croissance est assez active pour donner au bout de ce laps de 10 ans, des arbres de dimensions marchandes.

Pour gemmer le pin noir, on pratique dans le fût, au Sud ou du côté où la cime est le mieux développée, et à 10 centimètres au-dessus du sol, une entaille profonde de 8 centimètres. Dans le fond de cette entaille est {)lacée une écuelle de 4 à 8 centimètres de profondeur, destinée à recueillir la résine qui exsude de la plaie et que conduisent deux gouttières en écorce, disposées obliquement par rapport aux lèvres de la plaie. La carre s'étend sur les deux tiers de la circonférence de Tarbre ; elle se fait en enlevant complètement lecorce jusqu'au bois.

Deux fois par semaine, on exhausse légèrement la carre, de façon que celle-ci soit montée de 0™,40 par an. La résine est récoltée tous les 15 jours. Par le fait des montées annuelles, les carres s'élèvent au bout de 10 ans à 5 ou 6 mètres de hauteur et embrassent les "2/3 de la circonférence de l'arbre. Le rendement moyen par arbre et par an varie de 2 à 4 kilos de résine, suivant Tàge des sujets gemmés.

Art. VII. — GEMMAGE DES PINS AMÉRICAINS [').

Le gemmage des Pinus australis^ Pinus palustris, Pinus rigida se pratique sur une vaste échelle en Amérique. Les Etats-Unis sont devenus, en effet, depuis quinze ans les plus grands producteurs de térébenthine du monde entier. D'après le D"^ Charles Herty, les procédés de gemmage sont au nombre de deux : le Box System et le Cup^and'Gutter System.

(*) A New Method of turpentine Orcharding, by D»" Charles H. Hbrty. — Publication officielle du Département de TAgriculture ; bureau des forôts, Washington, 1903.

PHODIITS ACCESSOIRES

A. Box SYSTEM. — C'est le procédé le plus primitif de gemmage, toujours pratiqué sur de larges étendues, malgré ses imperfections et ses inconvénients.

Il consiste à ouvrir en hiver [fig, 392 , au pied de l'arbre à gemmer, un trou haut de 11 pouces, large de 7 pouces et profond de 3,5 pouces mesures anglaises. Ce trou sert exclusivement à recueillir la résine. Suivant la grosseur des

Fig. 302.

sujets, on creuse ainsi à leur base, 2, 3 ou même \ trous semblables. Si l'arbre est jeune, on diminue la largeur de ces enlaillcs, qui sont cependant toujours relativement plus importantes et plus préjudiciables que chez les pins de grosses dimensions.

Cela fait, deux hommes, Tun droitier et Tautre gaucher, pratiquent simultanément une section oblique dans Técorce et dans le bois, en ayant soin d'entamer Taubier à la partie supérieure sur une profondeur d'un pouce environ -fig. 393 . Ce travail a pour but de préparer une rampe douce, parlant du fond du trou, s'élevant jusqu'au commencement de la carre, afin de permettre l'ouverture ultérieure de cette dernière et de faciliter l'écoulement de la résine.

Au printemps suivant, on commence la scariGcation proprement dite des pins. Cette opération est continuée sans

ESSENCES ET RESINES

interruption, une fois par semaine, jusqu'en novembre : elle a pour but de trancher les canaux résinifcres et de permettre Técoulement de la résine. Le travail se fait, comme l'indique la figure 394, avec un outil formé par une lame d'acier, recourbée en forme d'U. Cette lame, aiguisée à sa partie inférieure, est fixée par une clavette à angle droit dans un manche en bois, d'un pied et demi de long, à l'extrémité

Fig. 393.

Fig. 394.

duquel est fixé un poids en fer d'environ 2 à 3 kilos. L'ouvrier se tenant face au Box enlève avec sa griffe une lame d'écorce et d'aubier, large de 3/4 de pouce, et limitée latéralement par deux droites verticales partant, l'une de l'extrémité, l'autre du centre du Box. Ainsi que la figure 396 l'indique, les coups sont donnés alternativement à droite et à gauche; ils sont inclinés sur l'horizontale de haut en bas et pénètrent d'environ 1 pouce dans l'aubier au point le plus ' profond, situé vers le milieu de la carre. Ces rayures se rencontrent juste au-dessus du centre du Box, formant ainsi un canal d'écoulement pour la résine. La carre s'élève à chaque scarification hebdomadaire. Quand la distance au Box est trop grande pour qu'on puisse l'atteindre facilement avec la griffe, on substitue à ce dernier outil un arrachoir.

PRODLITS ACCESSOIUES

Dans une saison complète de résinage, on pratique 32 rayures.

De suite après la scarification, la résine exsude du fût el coule dans le Box. Le flux est très abondant durant les deux premiers jours ; il diminue ensuite graduellement, et, au l30ut du sixième ou du septième jour, il cesse entièrement sur la grande majorité des sujets.

Toutes les 3 ou 4 semaines, la résine amassée dans le> Box est recueillie dans de larges baquets à l'aide d'une pelle

{Jig, 395). Ces derniers, une fois pleins, sont vidés à leur tour dans des barils plus grands, placés de distance en distance, pour être portés à la distillerie.

A la clôture de la saison du résinage, la résine qui s'est durcie sur la carre est grattée avec un instrument plat et aiguisé, puis ramassée dans des barils.

Les produits du grattage renferment à peu près moitié moins de térébenthine que la résine extraite des Box.

Aussitôt que les arbres ont été raclés, on procède à un débroussaillement el

Fig. 395.

à un soutrage autour du pied de chaque pin, sur un ra^on d'au moins 3 pieds. On enlève ainsi tout ce qui pourrait servir d'aliment au feu, comme les aiguilles mortes et les herbes sèches. Ce travail se fait à l'aide d'une large houe ; il constitue une des principales dépenses du gemmage. Malgré tout ce qu'on peut faire, les incendies ravagent souvent de fond en comble les peuplements gemmés par le procédé du Box.

En Amérique, chaque ouvrier résine une surface de 200 à 250 acres, renfermant de 0,000 à 10.500 Box. Le nombre

ESSENCES ET RESINES

des Box est en moyenne de 2 par arbre dans les peuplements résinés. La surveillance de 10 à 15 chantiers est confiée à un résinier. Pour la commodité de cette surveillance, les chantiers de tâcherons sont subdivisés en petits carrés de 2.100 Box environ, dont les limites sont indiquées par des traits au minium tracés sur les arbres.

Une distillerie de 25 barils suffit pour le traitement des produits réunis de 25 exploitations. Les procédés de distillation sont les mômes que ceux décrits page 767.

B. Cup-AND-GUTTER SYSTEM. — Ce procédc de gemmage est une judicieuse application des pratiques de résinage suivies

Fig. 396.

en France. Le Box barbare est supprimé ; la récolle de la résine se fait dans des vases de terre pourvus d'un fort rebord dans lequel est creusé un trou d'un demi-pouce de diamètre, pouvant être fixé à la base des carres au moyen d'un clou. Des lames de zinc galvanisé, larges de 2 pouces, longues de 6 à 12 pouces, inclinées d'environ 120'', récoltent la résine qui exsude le long du lut et la conduisent dans le vase [Jig, 39(1.

Pour la conduite du gemmage, on commence par enlever récorce avec une hache plate, comme dans le procédé du

Box ; puis, par des coups donnés de coté avec la hache ordinaire, on aplanit deux surfaces égales, disposées comme les

deux paires de la couverture d'un livre ouvert. Les deux surfaces ainsi obtenues fiq. Wi ont entamé léiîérenient l'aubi^^r, et occupent la même étendue que le Box ancien. Cela fait, on

Page 1