CUBAGE DES BOIS RO.NDS ET ABATTOS
duit du tour surpasse un peu le diamètre réel, puisque, de tous les contours de môme longueur, c'est la circonférence qui enclôt la plus grande aire. Aussi, a-t-on coutume de dire quela circonférence ramasse du bois. Cependant, le diamètre ne donne guère des résultats plus précis. Les arbres n'étant pas absolument cylindriques, il faut nécessairement mesurer le diamètre sur la plus grande face, sur la plus petite, puis prendre la moitié de la somme. Or, à chaque Ibis, on néglige de 0 à 9 millimètres, ce qui correspond à 1 ou 2 centimètres sur la circonférence. Les avantages du diamètre sont donc plus théoriques que réels.
Sauf stipulations contraires du marché ou des tarifs, les circonférences se prennent de 2 en 2 ou de 5 en 5 centimètres, et les diamètres de 1 en 1, de 2 en 2 ou de 5 en 5 centimètres pleins.
C. Sections de meslrage. — Quand la décroissance est régulière, le fût sans nœuds, il suffit de prendre les mesures au milieu de la pièce. Mais, si la décroissance est irrégulière, l'acheteur a la faculté : ou bien de se reporter vers le gros bout sauf à adopter la grosseur minima comme grosseur moyenne, ou bien de mesurer la grosseur aux deux bouts, à une distance des extrémités qui ne peut être moindre de 20 à 25 centimètres, et de prendre la moyenne de ces deux mensurations, ou bien enfin d'additionner les deux dimensions ainsi calculées avec celle du milieu et de prendre le tiers du résultat. C'est ainsi qu'on procède, lorsque la découpe est faite au premier nœud.
Quand l'arbre est vendu à découpe marchande, c'est-à-dire quand la vente comprend à la fois la bille de fut et la surbille de cime, il est nécessaire de cuber d'abord lé tronc, puis la cime, ou même d'établir des redans, vis-à-vis de chaque dépression anormale.
C'est ainsi que l'arbre représenté par la figure 54 devra être cubé en trois fois, entre les sections AB, CD et EF.
Fig. 54.
BOIS^ RO?{DS OCJ Ey GRUBIES^
Faute de pr^ïdre ces précaïUions, on s*expose à de gradeserreursv En effet, plus la pièce est longina et mal tenue, plus le tour pris au milieui tombe- loin du pied de Tarbr^» c'est-à-dir». dans les parties où la> décroussancaest forte, plus donc son cube est réduit. L'arbre cubé dans toute sa longueur peut présenter un volume inférieur à celui qu il aurait en retranchant un billon de 2 ou 3 nxètres à sa partie supérieure. Ce serait le cas du chêne figure 54. Par contre,, si l'arbre a peu de cime et si le fût est soutenu^ la „. mirlongueux tombe dans sa partie renflée^
^^* et le cube trouvé est bien supémur au
cube réel {fig. 55).
Aar. II. — MODES DE CUBAGE — TARIFS
A. \roLiiM8 TRONC-CONIQUE. — La forme des arbres se rapproche sensiblement de celle d'un tronc de cône légèrement renflé vers son milieu. Par suite, pour avoir l'expression la plus approchée du volume réel d'une bille, il suffirait d'appliquer la formule :
V == ^ ttA (R« -h r« H- Rr),
dans laquelle r désigne le rapport de la circonférence au diamètre, h la longueur de la biÙe, R le rayon de la grande base, soit moitié du diamètre moyen, et r le rayon de la petite, base ; tt est un facteur constant et égal à 3,1416.
Comme cette expression du volume est très longue à calculer, elle n'est pas usitée dans le commerce, et on lui a substitué des formules abrégées de cubage.
B. VOLLMK RKKL, OC VOLUME EN GRUME, OU VOLUXE CYLIN- DRIQUE. — Au lieu d'assimiler l'arbre à un tronc de cône, on l'a assimilé à un cylindre ayant pour base la section prise au milieu de sa longueur. L'expression qui donne le volume du cylindre est :
V=TrR2^.