‹ Traité du choléra orientalChapitre 22 sur 27 · GUÉRIS · texte numérisé non relu

GUÉRIS

Prusse 4 • • •

Silésie 5 ...

Brandebourg 2 ...

Saxe 1 • • •

Poméranie 2 ...

(1) Y compris Berlin.-

En Gallicie , il y a eu , Jusqu’au 19 novembre , 259.805 malades, 162, o83 guéris, et 97,684 morts. Au 19 novembre, il ne restait plus que 58 malades. La population de la Gallicie est de 2,780,000 habitans; sur 100 habitans, mortalité

En Hongrie, depuis le i3 juin jusqu au i5 vier, il y a eu 5o 1,667 malades, 268,891 guéris, 2 I 7,594 morts. La population est de 7,500,000 habitans; sur 100 habitans, mortalité 2,90.

Ces calculs donnent une trop faible mortalité proportionnelle , et ils sont en désaccord avec la mortalité des villes galliciennes de Lemberg et de Brody. Ce désaccord tient à ce que le gouvernement autrichien n’a pas publié la population des parties de la Gallicie et de la Hongrie qui ont été envahies par le choiera. Toutes ne l’ont pas été : et, comme nous comparons la mortalité à la population to-

( io5 )

taie , el que celle populalion lout entière n’a pas encore été atteinte, il en résulte que la proportion desmoiisà celle des habitans paraît beaucoup plus faible qu’elle n’est réellement. D’ailleurs, le choiera de la Hongrie n’est pas toul-à-fait éteint.

Les pertes que la monarchie autrichienne a faites jusqu’à présent par le choiera, s’élèvent en nombre rondà4oo,ooo habitans, 220,000 en Hongrie, 100,000 enGallicie, 80,000 en Bohême, Moravie et Aulriche.

Suivant l’Abeille du Nord, la Moldavie et la Vaiachie, dont la population est de 2,800,000 âmes, ont été de 56,56o malades ^ 20,218 morts; 1 malade sur 85 habitans, 1 mort sur 1^2.

Nous savons que dans chaque ville le choiera n’avait une durée que de deux à trois mois; la mortalité est fort inégalement distribuée pendant ce temps , ainsi qu il résulte des tableaux suivans 1

( io4 )

tM

CA

tfj S

ai

J iiillet.

Août.

IQ

lO

Août.

Septem.

Koenigsberg.

semaine ,

a* idid.

4* id.

5* id.

G’ id.

n‘ id.

malades.

semaine ,

malades.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

laa

id.

Accroissement jusqu’à la troisième semaine ; décroissement jusqu’à la neuvième ; mais depuis l’époque de l’équinoxe, nouvel accroissement.

(/' io5 )

PoSEIf.

semaine ,

morts.

6* semaine.

85 morls

kl.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

ai

id.

Hambourg, da 8 octobre au 2 décembre.

Stmaines. Atteints.

Guéris.

Uort8.

ire

1 Berlin, du Zi cti

fvmoiDn. Allrinla.

Guéris.

Mortü,

Il Z

Vu

Semainei. Malaclei. •

Guérit.

Morts.

Semaines. Alleints. Guéris. Morts.

Keporl 755 — 229 — 599

Résultat.. 880 — 339 — 456 En traitement , 85.

Semajiies.

Iteporl i,55i — 3^9 — i55 —

Gii^ns.

MorU«

iü4

Résultats, J93 — 761 —1,374 En traitement , 58.

Semaines. Ualailes. Guir

io‘

Mnrii.

Résultat 4,020 —3,000

Ces divers tableaux moulrent qu'en gc'néral la maladie a un mouvement ascendant, un état et puis un décroissement. Vienne seule offre cela de singulier, que la première semaine est celle qui a !e .p us de malades; et Poseii, que la maladie qui di-

( io6 )

tninualt, a repris à la neuvième semaine une marche ascendante. C’est généralement de la troisième à la quatrième semaine que la maladie atteint son, maximum; elle y reste une quinzaine de jours; puis elle décroît plus ou moins rapidement. On remarque aussi que c’est surtout dans les premières semaines que la proportion des guérisons est petite à côté de celle des malades. Dans les dernières semaines cette proportion s’accroît considéra-

blement. .

Les jours ne sont pas non plus sans mtluence

sur la marche de la maladie.

A Berlin il y en a eu

En 8 dimanches , En 8 lundis ,

En 8 mardis.

En 8 mercredis , En 8 jeudis ,

En 8 vendredis, Eu 8 samedis ,

221 malades, 6g guéris, 276 id. 70 jd.

287 id. 106 id.

281 id. 72 id.

268 id. 96 id.

241 id. 87 id.

289 id. 66 id.

167 morts.

164 id.

1 77 id.

i56 id.

2o3 id.

160 id.

147 id.

A Kœnigsberg, du 25 juillet au 28 octobre, sont tombés malades ,

Les dimanches, Les lundis ,

Les mardis ,

Les mercredis ,

Les jeudis ,

Le.s vendredis. Les samedis,

Le mardi le mercredi et le jeudi à K.œnigsberg. ,e maSli. le mercredi et le samedi à Berlin, ont donné les plus forts chiffres de malades. Le fort nombre dn samedi à Berlin, doit être une chose accidentelle. On ne peut en trouver la cause.

Mais pour les chiffres du mardi et du mercredi, il faut en chercher lexplication dans le d.mancho nrécédeut Le dimanche remplit les cabarets et donne lieu à mille écarts de régime; il place ainsi le premier germe du choiera, ijui éclaté le troi-

sîètne four , le mardi. Il en est de même du lundi par rapport au mercredi.

Tous les médecins qui ont observé le choiera se sont accordés à dire qu’il attaquait de préférence les classes pauvres, malheureuses, mal logées, mal nourries. C’est un fait que l’on pouvait prévoir à priori, et que les expériences de tous les lieux sont venues confiriner. Toutefois nos lecteurs ne seront peut-être pas fâchés de trouver le tableau suivant qui présente la marche du choiera chez les I ooo premmrs malades à Berlin, rangés par professions :

SEXE

Page 1