LIVRE II, CH. X
où l’on pourra étudier ces questions, et où il en est traité avec des développements suffisants. § 2. C’est un fait que les mouvements de chacun des astres sont proportionnels à leurs distances, les uns parmi ces mouvements étant plus rapides, et les autres plus lents; caron admet que la dernière et extrême circonférence du ciel est unique, simple, et la plus rapide de toutes, tandis que les mouvements des autres sphères sont plus lents et sont multiples, parce que chacun d’eux accomplit son mouvement selon le cercle qu’il fournit à l’inverse du ciel. Il est tout naturel d’ailleurs que l’astre qui est le plus rapproché de la sphère simple et primordiale, parcourre son cercle dans le temps le plus long ; que celui qui est le plu3 éloigné de cette même sphère, parcourre son cercle dans le temps le plus court; et que, pour les autres astres, ce soit toujours le plus proche qui mette le plus de temps, et le plus éloigné
nomie, comme plu? loin, ch. 11 dan?
ce livre. 11 en est encore question, sous une désignation plus suffisante, dans la Météorologie , livre I, ch. 3, § 2, page 8 de ma traduction, et ch. 8, § 6, page 46. Diogène de Laërte parle d’un Traité d astronomie en un Livre, édition de Firmin Didot, livre V, ch. 1, page 116, ligne 50. Il est d'ailleurs évident par toutes les discussions qui remplissent le Traité du Ciel et la Météorologie, que les connaissances d'Aristote en astronomie devaient être aussi étendues que son temps le comportait.
§ 2. Les mouvements de chacun des astres, c’est-à-dire des planètes, placées en effet à des distances variables par rapport au soleil, qui leur
sert, à toutes, de centre, comme Àristolo croyait que la terre leur en servait. — Les uns plus rapides , les autres plus lents, c’est un fait démontré parla plus simple observation des planètes. — Unique , simple , il n’y a qu’un seul mot dans le texte. — Et sont multiples , ils sont plusieurs, précisément parce que les uns sont plus rapides, et les autres plus lents. — A l’inverse du ciel, les planètes allant d’occident en orient, tandis que le reste du ciel semble aller d’orient en occident. — Que l’astre , ou plutôt : « la planète. » — Simple et primordiale, la circonférence extrême du ciel, qui est la plus éloignée possible de la terre. — De celte même sphère , j’ai ajouté ces
qui en mette le moins. C’est qu’en effet, l'astre plus rapproché est celui qui ressent le plus vivement l’action de la force qui le domine, et le plus éloigné de tous la ressent le moins, à cause même de la distance où il est, les intermédiaires l’éprouvan t dans la proportion de leur éloignement, ainsi que le démontrent les mathématiciens.