‹ Traité du ciel [Texte imprimé]Chapitre 197 sur 212 · LIVRE IV, CH. VI · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CH. VI

que les suppose Démocrite, ce serait se tromper; car il prétend que les parties chaudes, qui s’élèvent de l’eau, soutiennent ceux des corps pesants qui sont plats, et que les corps qui sont étroits tombent et descendent à fond, parce qu’il y a peu de ces parties chaudes qui s'opposent à eux et les soutiennent. § 2. Mais alors ce phénomène devrait se produire dans l’air encore bien davantage. C’est une objection que Démocrite se fait à lui-même. Mais tout en se la faisant, il y répond imparfaitement; car il prétend que l’élan ne se réunit pas en un seul et unique point, entendant par le mot d’ÉIan, le mouvement des parties chaudes qui se portent en haut. § 3- Mais comme, parmi les corps continus, les uns sont facilement divisibles et les autres le sont moins, et que, de la même manière, les choses qui peuvent diviser les continus les divisent tantôt mieux et tantôt moins bien, ce sont là, à ce qu’on doit supposer, les vraies causes qui font que lescorps

la poudre d’or. — Démocrite , il serait difficile de savoir dans quel ouvrage de Démocrite se trouvaient ces détails; voir les fragments de Démocrite par M. Aliillach, page 385.

— Les parties chaudes , il est difficile de voir quel fait Démocrite voulait désigner par là. — Tombent et descendent à fond , il n’v a qu’un seul mot dans le texte. — De ces parties chaudes, j’ai cru devoir répéter ces mots pour plus de précision.

§ 2. Encore bien davantage , parce que l’air est censé contenir encore plus de parties chaudes que l’eau. — Imparfaitement , le texte dit : Molle-

ment. — L'élan, le mot dont se sert Démocrite, n’est pas moins singulier en grec que celui-ci ne l’est dans notre langue. — Des parties chaudes, le texte n’a pas ces mots, que j’ai cru devoir reproduire pour plus de clarté.

§ 3. Mais comme parmi les corps continus, Aristote donne sa théorie particulière, après celle do Démocrite qu’il combat. Les corps continus sont ici l'eau et l’air plus spécialement. — Qui peuvent diviser les continus, comme les corps graves, qui tombent dans l'air ou dans l’eau.

— Qui font île vitesse, j’ai ajouté

tout ceci pour compléter la pensée.

tombent avec plus ou moins de vitesse. Ce qui se divise aisément est aussi ce qui se délimite aisément ; et plus un corps est l’un, plus il est aussi l'autre. Or l’air est plus facilement divisible que l’eau, et l'eau, plus que la terre. Ajoutez que, dans chaque genre, plus l'objet est petit, plus il est facilement divisible, et plus il se sépare aisément.

§ à. Ainsi donc, les corps qui ont une grande largeur demeurent à la surface, et se soutiennent, parce qu’ils embrassent un plus grand espace et qu’une quantité plus grande d'espace ne se disperse pas aisément. Les corps, au contraire, qui ont une forme différente, précisément parce qu’ils embrassent moins d’espace, sont portés en bas, en ce qu’ils divisent sans peine l'obstacle qui s’oppose à leur chute. Le phénomène se produit d’autant plus aisément dans l’air que l’air est plus facilement divisible que l’eau. § 6. Mais comme, d'une part, la pesanteur a une certaine force qui entraîne les corps en bas, et que, d’autre part, les corps continus en ont une qui fait qu’ils ne se séparent pas, il faut nécessairement que ces conditions luttent

— Se délimite aisément , comme l’eau par exemple, et surtout comme l’air. — Plus un corps est l'un, j’ai conservé toute l’indécision du texte.

— Plus T objet est f tel il , ceci n’est peut-être pas fort exact. La suite montre dans quel sens Aristote entend ce qu'il dit ici.

§ 4. Demeurent à la surface et se soutiennent , il n’y a qu’un seul mot daus le texte. — Un plus y rond espace , le texte n’est pas tout à fait aussi précis. — Ne se disperse pas aisément , le phénomène peut sembler asseï douteux; mais il est vrai

que plus la surface est large, plus le corps doit se soutenir dans les conditions où on le place. — L'obstacle qui s'oppose à leur chute, j’ai cru devoir ajouter tout ceci, pour éclaircir complètement la pensée. — La jwsanteur a une certaine force, on peut voir par cette seule phrase toute la distance qui sépare les théories d’Àristole sur la pesanteur, de celles de Newton. — Les corps continus, il s’agit de l'air et de l’eau, considérés comme des continus. — Luttent et concourent entretics , il n’y a qu’uu seul mot dans le texte. On peut tra-

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