CHAPITRE PREMIER
Conformité des théorie? précédentes avec les traditions les plus antiques et les plus vénérables ; croyances unanimes de l'humamanité, qui regarde le ciel comme le séjour des Dieux. Le ciel n'a pas besoin d'un Atlas pour le soutenir, ni d'une Ame qui y maintienne l’ordre et la régularité: erreurs d'Empédocle. Le mouvement dont le ciel est doué doit être aussi facile que durable; il ne peut être le résultat d'aucune violence ni d’aucune force contre nature. Accord de ces théories avec la religion vulgaire.
§ 1. On peut donc, d“ après tout ce qui précède, voir clairement que l’ensemble du ciel n’a pas été créé, qu’il ne peut pas davantage périr, comme le disent quelques philosophes, mais qu’il est un et éternel, et qu’il n’a ni
Livre II, Ch, /, § 1. D’après tout ce gui précède, Simplicius regarde 3e premier chapitre du second livre comme un simple résumé des théories du premier livre. — L' ensemble du ciel n'a pas été créé, Alexandre d'Àpbrodisée veut que par le Ciel on enteude ici l’Univers. En effet,
certaines parties du Ciel, en tant que le ciel renferme tous les êtres, sont cré'^s, et elles sont périssables ; mais le tout n’est ni périssable ni créé.— Quelques philosophes, Simplicius semble croire que ceci s'applique à Empédocle et à Heraclite. Mais ces deux philosophes ont plutôt soutenu