MICROSCOPES ANGLAIS. H
apportées par chacun des constructeurs étant d'ailleurs peu importantes en principes. Carpenter cependant dans son traité du microscope rcconmiandc spécialement les microscopes de Beck ' quoi-
Fiff. S5. — Microscope de Ross.
qu il reproche au grand modèle de ce constructeur de ne pas avoir de platine tournante. Je crois cependant que depuis 1867 cesinstru-
1 l'h.sicurs autres opliciens peuvent être considérés comme fabriquant des microscopes do premier ordre, aussi Lien au point de la consiniclinn qu-on ce .,ui concerne la part c opticpic; tels sont les instruments construits par MM. Baker, ïï'.nn. r- ' . "'^"> Swilt etWheelei.Ils sont prcs^
do c . ina^ ^ ? Smilh et Deck. l,e prix
de c nstruments esî envu-on de 10 à '20 pour 100 inicrieur à celui dos instrar.?nÏÏ, r' ? f Pi-ésenlent pourtant presque pas d'infériorité,
SI ce n est dans les Ires-forts grossissements. [Carvcutav ]
lôO NOUVRAII GRAND MICROSCOPE DE NAGIIET.
ments les posscdoiit aussi, mais comme dans tous les inslrumenls anglais, c'est-à-dire l'objet tournant seul ot l'objectif restant immobile, il s'ensuit que, quelque bien centré que soit l'objectif, il est impossible que son axe optique coïncide avec celui de la platine ; il en résulte que l'objet sort immédiatement du champ de • la vision. C'est pourquoi, avec cette disposition il est indispensable d'avoir deux vis , transversales l'une par rapport à' l'autre pour rappeler l'objet. De là l'utilité absolue dans tous les grands instruments anglais de posséder une platine mobile.
Les constructeurs anglais font aussi des modèles plus simples dont je donne ici un spécimen (flg. 55). Le mouvement à crémaillère (A) sert à mettre rapidement au foyer et une vis située en dessus et dans l'axe de la colonne de la crémaillère permet d'effectuer le mouvement lent en agissant sur le tube intérieur à l'extrémité duquel est vissé l'objectif.
1 90 Nouvelle disposition des grands microscopes. — On sait que si on éloigne considérablement l'oculaire de l'objectif du microscope, l'imac^e" est amplifiée dans une énorme proportion. Certes c'est la un excellent moyen de tirer parti de tout ce qu'on peut obtenir d'un bon objectif à immersion; mais cela, à la condition que le diamètre du verre de l'oculaire sera agrandi proportionnellement a ■ son éloignemenl, afin que les faisceaux fournis par l'objecUf soient tous utilisés. Ici se présente une difficuUé pratique : le long tube ajouté au microscope portant un oculaire très-large, pèse nécessairement beaucoup, est encombrant, éloigne la tète et les mains de l'observateur de sa préparation, assez même pour quil Im soit impossible de faire les manipulations habituelles. Pour tourner ces difficultés et faire un instrument pratique, M. Nacbet a eu 1 idée de monter la partie optique ci-contre. Une fortebase à Irois pieds articulés (fi- 56) supporte un tube-colonne en laiton, qm reçoit a sa par le supérieure une rondelle percée à son centre et munie d'une douille dans laquelle se meut à crémaillère un tube de bronze A porteur de l'oliiectif. L'extrémité de ce tube est composée d un double tube à arrangement et à mouvement lent, un peu analogue à celui des microsâpes anglais. On voit en Y la vis qui le fait opérer de a çon • (lu'en tournant celle-ci on éloigne ou on rapproche 1 objectif de 'objet placé sens dessus dessous sur la table en platine portée par trois colonnes qui sont fixées à la rondelle, infeneure Sur le fianc du tube-colonne est soudé un tube dont l'intérieur se trouve ainsi en communication par une vaste ellipse avec le premier; a
NOUVEAU GRAND MICROSCOPE DE NACllET. 151 l'exlremité de ce tube oblique se place l'oculaire, qui peut ainsi (Mre aussi large qu'on le voudra. Dans le fond du tube central, et au
Fig. SO. — Nouveau grand microscoiio de Nacliet.
milieu du pied, se trouve un miroir de verre, argenté à la surface supérieure, comme Foucault l'a fait pour ses télescopes ; Tinclinaison de ce miroir est calculée de façon à être perpendiculaire à la