DU POUVOIR RÉSOLVANT DES OBJECTIFS
partie de çet objet. Certainement tous les plans ne seront pas également au foyer, mais entre une perfect.on qm -ra.UnuUl^ ï^ùsqu il reste la ressource de mettre au pomt, et la F -b^.tc de voir d'un seul coup l'ensemble de l'objet, la nuance est si peu con sidéLe qu'on préférera toujours pour les travaux de laboratoire un obiectif à profondeur focale considérable.
295 Maintenant, il faut observer que si ceci est absolument vrai .oi les o" ctifs elativement faibles (de 100 à 300 ois), i nen est il s complètement de même pour les objectifs très-forts, et voici pourquoi d^ine part, l'accroissement de l'angle d'ouverture aug- Sn a quantité de lumière (et c'est là une condition abso ue) doi ê r avissi considérable que possible dans de tels objectifs; d'un a^^-e côté, les circonstances même qui font obtemr le grossis- Imen font aussi qu'on ne peut pas espérer pouvoir jamais voir un ITet In-es trois dimensions à la fois, mais -ulement 1 e a d .m pl n de cet objet, et, pour apprécier sa masse , ^^l^^^ l source que de plonger successivement dans les diffeients plans en rdolant Intalementlesdiverses observations qui res^^^^^^^^ 224. 5« Pouvoir séparateur, analytique ouresolvant. ^^^ile facuUe dépend entièrement de la grandeur de l'angle d ^^^f^'^^l^ 1 opposé du vouvoir pénétrant avec lequel divers auteurs l ont con.
sX p i tl ou fliaments ayant le même indice de -fracUon que rsu^face dont ils font partie et arrêtant si peu la lumière que si oVnWoi pas lalunfière oblique, on ne les apercevra pas 0 on n '^«'P^«^^ P ^ . de faire former l'image de 1 objet
r Z ÏÏ'ob e^^^^^^^ pinceaux formant à leur foyer une image des c i e?^^^^^^^^^ l'o^aet. Si l'angle ouverture est^^ ri nnnr nue la direction des pinceaux marginaux soit suffisam
d une série de pevspecl ves -»l°f."=V\? di" 2lfes .-epié-
0« voil <,u-ent,-e deux objecl.fs à '^''fX^^^^T.m'^'^. l'un pourra montrer sans le secours de la lumière omq
DE LA DISPOSITION PLANE DU CHAMP DE LA VISION. iSl
détails que l'autre ne décèlera qu'à l'aide de ce moyen ; il y a donc dans le pouvoir résolvant une qualité incontestable. Malheureusement elle annule quelquefois les deux qualités précédentes, surtout la pénétration el n'oblige pas à une grande perfection dans la définition des contours. 11 existe des objectifs très-défectueux au point de vue de la définition parfaite, et qui séparent, grâce à leur angle d'ouverture considérable, des stries extrêmement rapprochées. Les micrographes observateurs doivent donc toujours préférer la bonne définition à un pouvoir séparateur considérable, lequel n'aurait pas d'application dans la grande majorité des cas.
225. 4" La disposition parfaitement plane du champ. C'est une qualité sur laquelle il est inutile d'insister ; cependant il peut y avoir d'excellents- objectifs qui présentent un champ courbé. Nous avons vu (p. 94 et 99) que la déformation régulière des images, toutes corrigées qu'elles soient d'ailleurs, est une suite naturelle de la marche des rayons. Lorsqu'on observe des objets ou éléments isolés, cet inconvénient n'est pas grave; mais il le devient dans les applications d'un tel objectif à l'examen d'objets allongés ou tranchés en minces coupes. Heureusement les constructeurs sont parvenus à faire disparaître en grande partie cette dépression du champ de la vision qu'on observe dans tous les anciens microscopes.
226. En résumé, le pouvoir séparateur d'un objectif dépend de la grandeur de l'angle d'ouverture, et, par suite, de l'obliquité des rayons lumineux que les lentilles peuvent encore recevoir des différents points de la surface de l'objet. S'il s'agit de lignes trésrapprochées d'une surface transparente, qu'elles soient l'effet de stries ou de sillons, l'éclairage obhque, dans ce cas, acquiert une grande importance. 11 est évident qu'en passant par de semblables inégalités , les rayons qui traversent l'objet dans une direction centrale, donneront des résultats moins nets que ceux qui tomberont obliquement sur sa surface. C'est ainsi qu'on voit, à l'aide d'un objectif de force moyenne, avec un angle d'ouverture plus prononcé et en recourant à l'éclairage oblique, des choses dont on n'apercevait aucune trace avec un éclairage central. Au contraire, un objectif ayant un très-grand angle d'ouverture pourra recevoir, tout en se bornant à l'éclairage central, un si grand nombre de rayons très-obliques qu'on obtiendra un résultat pareil à celui que donne l'éclairage oblique avec une combinaison plus faible. Mais si. en se servant d'un puissant objectif, à très-grand angle d'ouverture, on emploie en môme temps l'éclairage oblique, toute incertitude
182 DE LA DISTAt^CE FRONTALE ET DE L'ANGLE D'OUVEniDRE.
cessera, car il possédera une puissance de résolution que n'atteindra jamais un faible objectif à petit angle d'ouverture. (Frey.)
D'après ce qui vient d'ôtre dit, on comprendra pourquoi les opticiens se sont si fortement appliques, dans ces derniers temps, à agrandir l'angle ^l'ouverture dont nous parlerons plus loin.
227. 5° Dislance frontale [appelée improprement foyer ou distance focale). Pour l'observateur qui veut, avec le microscope, faire des recherches sérieuses et non pas s'en servir en simple curieux, il est indispensablè de tenir compte de cette qualité. Depuis quelques années on a un peu négligé ce point, en Angleterre et en Amérique particulièrement; on a complètement perdu de vu^e le côté pratique du microscope pour s'adonner à l'agrandissement de l'angle d'ouverture d'une façon exagérée et comme on n'y peut arriver qu'en rapprochant de l'objet la lentille frontale ou inférieure de l'objectif, on a supprimé toute distance entre la lamelle mince et cette lentille. Quelque parfaits que soient ces objectifs à court foyer, ils seront toujours rejetés par le savant obligé de conserver cette distance assez grande pour l'examen de pièces couvertes d'un verre épais, ou encore de celles dans lesquelles il y a nécessité de plonger le regard, pour ainsi dire, par suite du volume des objets transparents qu'on ne peut pas écraser. A cet égard,. M. Nachet a donné une supériorité notable à ses objectifs, en les construisant avec un angle d'ouverture très-suffisamment grand et une distance frontale presque double de celle que leur donnent les autres opticiens.
ARTICLE II. DE l'aNGLE d'oUVERTURE DES OBJECTIFS.
228. On entend par angle d'ouverture l'angle que font entre eux les deux rayons extrêmes émanant de l'objet et îdilisés par l'objectif.
Bien 'des conditions font que ces rayons sont réellement efficaces ou au contraire qu'ils n'arrivent pas à concourir à la formation de l'image, et pourtant leur rôle a une importance telle, dans cette formation d'images, qu'elle surpasse comme résultat définitif les avantages du grossissement seul. En d'autres termes, on peut avoir des objectifs très-puissants montrant beaucoup moins de détails que des objectifs plus faibles, construits en vue d'obtenir un grand angle d'ouverture, c'est-à-dire d'utiliser la grande majorité des rayons obliques émanant de l'objet. Supposons la surface d'un objet bien également transparent, la perception des reliefs ou différences d'épaisseur est due aux différences de l'induence qu'exercent sur la