CERCLE OU ANNEAU DE RAMSDEN
des courbures, l'opticien est parvenu à faire qu'à ee cône de rayons C'AC on ajoute le côue D'AD enveloppant l'autre, la quantité de lumière sera considérablement accrue ; la moindre addition produit un éclat considérable, à causé du développement de l'aire marginale D'C, CD. Mais, déplus, remarquons que ces rayons sont de plus en plus obliques par rapport à l'axe de la lentille, qu'ils ajoutent aux perspectives centrales des perspectives infiniment plus accusées. Ceci est si vrai, que dans certains objectifs à très-grand angle d'ouverture, on augmente la visibilité de très-petits détails en masquant le centre de la lentille et en n'utilisant positivement que ses bords.
De même, en employant un condensateur au-dessous de l'objet, on augmente l'importance des rayons marginaux aux dépens de la lumière centrale. De même aussi, en portant le miroir de côté pour éclairer l'objet obliquement, ce sont les rayons des bords d'îm côté de l'objectif qui concourent à former l'image, à l'exclusion de ceux du centre. On peut très-bien voir dans ce cas la marche du faisceau éclairant et oblique, en examinant avec une petite loupe, de quelques centimètres de foyer, l'inîage formée au foyer de l'oculaire, au-dessus du verre de l'œil {anneau oculaire ou cercle de Ramsden). L'image lumineuse du miroir, se verra distinctement dans cerlains cas ; vers le bord du champ de vision, on constatera que ce n'est que cette très-petite portion de la surface totale de la lentille qui fonctionne, mais cette portion est marginale.
Cette méthode d'observation du cercle de Ramsden peut être utile, lorsqu'on veut ainsi s'assurer de l'éclairage des objets qu'on examine, et elle fournit un moyen assez prompt de mesurer l'angle d'ouverture réel d'un objectif, moyen que nous allons décrire plus bas, et dont l'idée première appartient à Amici. Nous avons vu que l'angle d'ouverture est formé par la première lentille , et plus ou moms utilisé par les autres lentilles du système objectif. Pour mesurer ce faisceau. Lister avait proposé le moyen suivant : fixer le corps du microscope sur un chevalet de bois qu'on place sur une feuille de papier (fig. 79) ; viser par l'oculaire une lumière placée à quelques mètres de distance et à une hauteur telle, qu elle coïncide avec l'axe optique du corps du microscope ; puis, prenant l'objectif comme centre de rotation, faire tourner le