CHAMBRES HUMIDES ET CHAUDES
en examinant la figure 83. Une lame de verre un peu grande et polie ((/) porte l'objet à la manière ordinaire. Un anneau
en verre également poli entoure, à une certaine distance, l'objet, et son bord inférieur (a) repose sur la lame qui supporte la préparation.
On attache aussi solidement que possible une espèce de bourse (b) en caoutchouc trèsmince à la partie supérieure de l'anneau. L'ouverture de cette bourse (c), entourée d'un petit cordon en caoutchouc, contient l'anneau ou le tube du microscope. Pour maintenir saturé d'humidité l'intérieur de celte chambre ainsi isolée, on place en dedans de l'anneau en verre deux bandelettes de moelle de sureau ou de papier buvard imprégnées d'eau ; on enveloppera, en outre, extérieurement le bord inférieur de l anneau avec des bourrelets de papier buvard, préalablement mouillés.
A l'aide de ces dispositions et d'un objectif à immersion, on suivra le mouvement des cellules pendant des heures et même pendant des journées entières. On pourra étudier ainsi, à la température habituelle d'une chambre, la vie des éléments sur un ammal a température variable, par exemple dans une grenomlle (sur les ligaments, la cornée, le sang, la lymphe), ce qui ne pourrait se faire avec des parties provenant du corps d'un animal a température fixe. Dans ce dernier cas, et par une température basse, la vie s'ai-rête trop promptement. 11 faut donc, pour obtenir des résultats : satisfaisants, élever la température au degré de celle de 1 organisme vivant.
Des chavibres chaudes.
519'. Déjà anciennement des expérimentateurs cherchaient, autant qu'ils le pouvaient, à élever la température des préparations, en< Chauffant le porte-objet. Plus tard, Beale construisit un porte-objet susceptible d'être chauffé. Dans ces derniers temps, M. Schullze a inventé un appareil de ce genre, qui,.par son exactitude, répond mieux à tous les besoins.
Sur la platine du microscope, se trouve une plaque de cuivre (A, fig. 84) fixée k l'aide de pinces; cette plaque est échancree