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EMPLOI DE L'ACIDE OSMIQUE

mène que ce fragment de peau est durci suffisanmient pour peruieltre de faire des coupes très-minces. Sur une coupe on reconnaît de suite que l'action du réactif s'est, portée sur les nerfs, sur leurs organes terminaux et sur l'èpiderme, qui est coloré très-forlcment ; le tissu connectif est contracté niais faiblement coloré ; si on est dans un endroit où il y a des vésicules adipeuses, celles-ci se montrent alors sous forme de sphères complètement noires. Au lieu dé laisser macérer comme nous venons de l'indiquer, on peut faire des coupes minces sur l'organe frais et les plonger, pendant un temps , court dans une solution de 1/2 à i p. 100, et on oblienlles mêmes résultais. Il y a peut-être avantage à faire ainsi, parce qu'on peut suivre l'action du réactif sous le microscope.

L'emploi de l'acide hyperosmique a un désagrément qu'il est bon de signaler, c'est qu'il donne cjuelquefois une opacité très-grande aux tissus, et que par suite il devient nécessaire de recourir à l'acide acétique et à la glycérine pour faire la préparation; il est cependant des cas où on ne peut agir de la sorte et où il faut absolument faire la préparation dans l'eau ou dans la solution elle-même.

Signalons comme exemple les corpuscules de Pacini du mésentère du chat sur lesquels ce réactif permet de découvrir la structure du renflement terminal de la fibre nerveuse, structure qui disparait instantanément par l'addition d'acide acétique ou de glycérine.

410. Comme colorant et durcissant, l'acide hyperosmique a été utilisé par Eimer pour l'étude de l'épithélium de l'intestin, et des rapports des cellules dites caliciformes avec l'intérieur des villosités. Cet auteur place l'intestin^ dans une solution à 1 p. 100 pendant vingt-quatre heures et pratique des coupes minces.

L'emploi de l'acide hyperosmique doit certainement donner de bons effets avec une quantité d'organes, et on ne saurait trop en recommander l'usage à ceux qui veulent étudier des terminaisons nerveuses. Cependant, nous n'avons pu obtenir des résultas nets sur les nerfs des Mollusques acéphales, mais cela tient jDrobablement à ce que nos essais concernant la concentration de la solution, n'ont pas été assez nombreux.

Lorsqu'on a traité la moelle èpinière'par l'acide osmique, on peut la faire durcir dans l'alcool, el pratiquer des coupes minces qui doivent être imbibées avec le carmin, de telle façon que les cellules nerveuses et les cylindres-axes se montrent colorés en rouge et la gaîne médullaire des nerfs en noir. On peut utiliser très-souvent

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