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EMPLOI DE L'ACIDE CHROMIQUE

binaison chimique; de là résulte un corps n'ayant plus exactement la même composition élémentaire que les tissus vivants. Cette coagulation diffère de la coagulation ordinaire produite par la mort en ce que les éléments, changés chimiquement par fixation de quelque composé chromiquene sont plus aussi facilement imprégnés par l'eau et par là même ne peuvent plus être gonflés et déformés. L'acide chromique agissant ainsi sur les éléments figurés, l'eau n'imprègne que les intervalles, et par suite la dissociation devient plus facile. Cette coagulation et cette combinaison des éléments sont la cause de la coloration légère et de l'accentuation des contours qu'on observe sur les tissus délicats, tels que les épilhéliums prismatiques de l'intestin, des fosses nasales, et surtout sur les cellules glandulaires vus par lumière transmise.

La solution à 1 partie d'acide pour 5000 d'eau dissocie très-bien les cellules nerveuses de la moelle épinière; elle permet de les séparer de la masse granuleuse très-complètement, et en ménageant" avec facilité les prolongements même très-délicats. M. Schultze est arrivé à montrer l'existence d'un état fibrillaire dans Finlèrieur des grosses cellules nerveuses par cette méthode.

.C. Acide chromique comme agent colorant.

420. On ne peut pas dire rigoureusement que l'acide chromique puisse être regardé comme colorant simplement les éléments ou tissus ; toujours à côté de la coloration produite se manifestent la propriété d'isolement, ou celle de durcissement. On utilise l'une ou l'autre de ces deux propriétés combinées à celle de la coloration, suivant chaque cas spécial et selon le but qu'on se propose d'atteindre.

Un exemple fixera mieux la pensée et indiquera de suite ce dont il s'agit : Veut-on étudier les épithéliums délicats, s'altérant tres-vite, et conserver leurs formes normales : deuv cas peuvent se présenter: 1" on veut les voir isolés; 2° on veut les voir en place et étudier les rapports qu'ils présentent entre eux. Dans chacun de ces cas, on devra employer des solutions à des degrés divers de dilution, et surtout pendant un temps plus ou moins long. . ,

Dans le premier cas, les solutions faibles, agissant pendant vingt-quatre heures, donneront les meilleurs résultats ; dans le second, des solutions plus concentrées, agissant plus longtemps, réussiront mieux. Notons cependant que, dans la plupart des

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