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EMPLOI DE L'ACIDE CIIROMIQUE

tifs pour moMlrer la décomposition possible des faisceaux striés en fibrilles. La macération dans la solution chromique, ou dans celle dite de Millier, est aussi très-bonne pour vérifier les travaux de Conheimsur les fibres musculaires; elle remplace parfaitement le sérum, le sel de cuisine et l'acide acétique faible.

D. Acide chromique employé comme altérant. 422. L'acide chromique employé comme altérant peut agir de

plusieurs façons. -4 Un premier cas se présente, c'est celui où 1 acide chromique agit comme les acides chlorhydrique, acétique, etc., sur les substances calcaires, tant à l'état de carbonates qu'à l'état de phosphates, soit en dé-ao-eant l'acide carbonique et se substituant a lui, soit en dissolvant les phospbates. Cette propriété est utilisée en microsconie pour enlever la substance calcaire, des os, par exemple, et des incrustations ou dépôts calcaires pathologiques. L'acide chromique teint en jaune la substance organique qu'il laisse, comme il le tait nour toutes les substances analogues.

Un second cas est celui dans lequel l'acide chromique sert d isolant, c'est-à-dire permet de dissocier avec facilité des éléments qui, normalement, .ont trés-adhérents et trés-peu séparables, sans leur faire subir de graves altérations, par exemple, les cellules nerveuses. Ce fait est-il dû à l'acide chromique lui-même? nous ne le croyons pas et nous serions tentés de dire qu'ici l'action isolante est due comn^ nous l'avons vu plus haut, à 1 imbibition de certaines substances par l'eau, l'acide chromique se fixant peu ou lentement sur elles Nous retrouvons encore l'acide chromique comme altérant, loi sque nous examinons l'influence de différents autres reactifs sur d.s substances ayant préalablement macéré dans sa solutioi. Le s.u connectif nous en offre un exemple curieux. On sait que ce issu raité par l'acide acétique, est rendu homogène ; or ce même tissu, Ué Ltérieurement ^ar l'acide chromique, est ^^^^f^^^ quable par l'acide acétique, facide sul urique «^^"du fc ^ encore faut-il, pour que cette action ait lieu, que celle de 1 acide chromique ait été passagère.

E. Acide chromique comme durcissant, m L'usage de l'acide chromiqUe comme durcissant doit être J;^Ù sous plusieurs rapports. Nous P-lerc^^n ,,,ne méthode particulière peu emploie ^^^^^^^^ nous considérons comme très-importante, a cause ae

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pour étudier des parties molles, dont les éléments sont facilement altéi-ables et qu'on veut observer dans leur état presque normal.

Pfliiger est le premier, croyons-nous, qui ait érigé en méthode, l'usage de l'acide chromiquc faible comme durcissant. 11 a suivi, à l'aide de ce réactif, les nerfs des glandes salivaires quant à leur rapport avec les cellules épithéliales. Après lui, Boll etLetzerich ont employé la même méthode pour étudier les nerfs des glandes lacrymales et du testicule; nous avons nous-mêmes procédé ainsi pour examiner des épithéliuras délicats et des terminaisons nerveuses, et toujours avec de bons résultats. Nous ne saurions faire mieux que de décrire le procédé de Pllùger, en indiquant les précautions indispensables pour réussir dans certains cas énoncés avec beaucoup de soin par ce savant. Pllùger a employé l'acide chromique de la façon suivante : les animaux dont il veut étudier les glandes salivaires sont tués par hémorrhagie, par section des vaisseaux du cou pour ne pas avoir de convulsions; les glandes sont enlevées avec précaution, de façon à ne leur faire subir aucun tiraillement et placées ensuite dans la solution chromique, dans un flacon bien bouché. La solution employée est celle de 1 partie pour 3500 à 5000 parties d'eau ; 6 à 8 gouttes sont versées sur'une glande salivaire (sous-maxillaire) du lapin mise dans l'eau. Cette donnée peut servir à évaluer la quantité nécessaire pour un autre organe, si toutefois cependant il n'est pas trop volumineux. On laisse agir pendant une à deux heures ; au bout de ce temps, dans le plus grand nombre des cas, les glandes sont suffisamment dures pour qu'on puisse y pratiquer des coupes même très-minces. On dissocie ensuite celles-ci avec précaution en faisant aussitôt la préparation avec de nouvelles parties de la solution chromique. Il faut éviter toute espèce de compression, et on y arrive en plaçant sous le verre mince des bandelettes de papier qui ne peuvent servir qu'un petit nombre de fois parce qu'elles s'imprègnent d'acide chromique et, par là, renforcent la solution dans les dernières préparations pour l'examen desquelles on en fait usage.

424. Les solutions variant de i partie d'acide chromique pour iOO et jusqu'à 1000 parties d'eau sont celles dont on use essen^ tiellement comme agent durcissant proprement dit; on place dans cette hqueur des fragments^ peu volumineux du tissu à étudier, en commençant par une solution faible; au bout de deux à trois jours on les met dans une liqueur plus concentrée. Les pièces peuvent rester indéfiniment dans la solution chromique; mais alors, pour

EMPLOI DES CHROMÂTES, empêcher la for.nalioit des moisissures, on ajoute quelques gouUes d'alcool camphré, de benzine ou d'acide phénique. Au heu délaisser les pièces dans l'acide chromique indéfuiiment, on peut les retirer au bout de quinze à vingt jours et les conserver dans l'alcool médiocrement concentré.

11 est important de n'employer que des fragments de tissus peu volumineux, car, s'ils sont trop gros, l'acide chromique ne pénètre pa dans lei.r intérieur; on trouve alors la couche superficie le durcie et le centre conrplétement altéré et ramolli ; on a conseille, dans le cas où on veut durcir des pièces volumineuses, de les injecter préalablement avec la solution chromique.

Bien que les chromâtes de potasse ne rentrent pas dans le .roupe des agents chimiques acides dont traite ce chapitre, nous peZns qu'il est utile de parler ici de leur emploi, pour mieux faire ressortir les analogies et les différences que présente leur action comparalivement à celle de l'acide chromique.

F Bichromate ou chromate rouge de potasse, im. Le bichromate potassique possède toutes les propné,^^^

crnimt l'acide oh.-„™i,ue, il est colorant, et, comme tel, il peut être utilisé exactement dans les mêmes cas que lui. fomme duvcissaut, le bichromate potassique penl eireemploié .ni In fiible ou en solution relativement concentrée le. les ::;,:s"rnÏs " propos de radde chromique sont tout. fa,t ap-

""'ttatTons faibles : 1/2 i 1 partie de sel pour 100 parties d'ean. Solutions lamies . , :,,„„,.i ^narliesocurlOOpartiesdeau. Solution plus concentrée jusqu a 0 par les poui v

qui de ou Uqueur deMiiller).

100 parties.

Eau • ■." ■ ■ ■ g.-.j

Bichromate potassique solide. • • '

Sulfate de soude . . ■ • .

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