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EMPLOI DU CHLORURE DE CALCIUM

ties de chlorure de sodium , en poids, 3 à 6 parties de blanc d'œuf, avec 50 à 50 parties d'eau, forment un sérum arlificiel utile pour ces diverses études. (Voyez aussi p. 241, 275 et 277.)

Sulfate et ■phosphate de soude.

456. Leurs solutions servent comme celles du chlorure de sodium de réactif dans l'étude de quelques éléments lels que les leucocytes qu'elles resserrent sans les altérer à proprement parler. Elles conservent aussi les hématies sans les modifier notablement quand on prend une solution de 10 p. 100 de sel au moins pour 100 d'eau.

Chlorure de calcium et chlorure de zinc.

457. La solution de chlorure de calcium, proposée par Strauss- Durckheim pour la préparation et la conservation des muscles des insectes dans la proportion de 1 partie sur 5 d'eau, est parfois employée dans quelques recherches spéciales sur les fibres musculaires. C'est surtout comme liquide conservateur des préparations des tissus végétaux qu'elle est utilisée. La solution adoptée généralement est celle de Schacht à d partie de sel pour 3 d'eau.

La solution de chlorure de zinc s'emploie dans les mêmes proportions et dans les mêmes circonstances.

Azotate d'argent.

■ 438. Tous les observateurs qui ont connu F. Dujardin savent qu'il se servait non-seulement de l'acide azotique et de la teinture d'iode pour colorer les tissus et les substances albuminoïdes desanimaux et des plantes, pour distinguer leurs parties les unes des autres, mais encore de l'azotate d'argent, du nitrate acide demercure et du chlorure d'or. Aussi est-oa<3tonné de voir que dans son manuel du microscope il n'entre dans aucun des détails qu'il signalait en montrant ses préparations, et qu'il se borne à dire que : « Les sels' d or, d'argent et de mercure pourront aussi, dans certains cas, être employés pour colorer fortement des lissus animaux ou végétaux et rendreleur étude plus facile. » {Observateur au microscope. Paris, 1845, in-12, p.69.)

439. Le nitrate argentique n'a été beaucoup employé dans ces dernières années que depuis les travaux de His, Coccius, et von Recklinghausen.

Au contact des -éléments anatomiques il se décompose et passe à létat de chlorure d'argent, ce môme chlorure soumis ù l'action

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de la lumière se'décompose, et laisse l'argent libre à l'état métallique ; de là, la coloration produite par le nitrate d'argent. Mais, a CQtè de cette propriété de coloration, il ne faut pas oublier qu au contact des tissus il les coagule et les durcit. Au prermer abord en examinant l'action de ce réactif sur les cellules epithehales, . on est tenté de croire qu'il n'agit que superficellement que la surface seule est atteinte, imbibée par le liquide, et cela se comprendrait grâce à l'action coagulante de l'acde du sel dardent qui rend nécessairement l'imbibition profonde difficile , mais les recherches de Grandry sur le système nerveux ont prouve que l'acUon du réactif ne se borne pas à la surface et qu'il agit dans la profondeur des éléments; comment en effet expliquer que dans certains cas, en agissant sur les cellules nerveuses avec le nitrate d'à Cnt 0^ puisse trouver une de ces cellules complétemen divisée en deux parties par un plan coloré passant a travers ou e répaisseur du corps de celle-ci. Les mêmes faits se constatent sur

que l'action plus ou moins pénétrante du nitrate ar^eiSque est liée à la manière dont on l'emploie et surtout au

eC pendant lequel on laisse agir la solution dans obscurité, Sire quand on n'a pas.ne couche d'argent s o -

posant à l'imbibition. 11 y a par suite deux manières d emp e le nitrate d'argent; une première consiste a exposer les objet a la Cte en même temps qu'on ^ait agir la solution argen^^^^^^^^^ dans une seconde au contraire, on.laisse à 1 obscurité 'on pendant un temps plus ou moins long, puis ensuite on la

soumet à l'innuence de la lumière.

L'application la plus habituelle de ^^^'^^ '^'^^

à l'étude des épithéliums dèUcats, et a surtout PO-' ^^

faire voir les épithèliums des vaisseaux capillaires, des conduits

''Z':.^ - S ;l se servir avantageusen^nt du mtra. ar'e't que soit dans l'étude des épithèliums, soit dans celle du Su colectif , sont difficiles à donner d'une façon pre.^^^ Recklinghausen recommande des solutions faibles (1 paitie po /,nn nnrlies d'eau, pour 600 ou pour 8UU).

His a exp la lumière des coupes de cornée impi'egnees de nit"! chargent et placées dans une solution de sel de cuisine, d'acétate d'ammoniaque ou d'humeur aqueuse.

Recklinghausen recommande pour obtemr de bous effets une

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solution faible de sel de cuisine. His au contraire recommande une solution concentrée.

Ch. Scliinidt s'est servi avec avantage de la solution à 1 p. 500 pour étudier l'cpithélium pulmonaire en prenant des organes tout à fait frais. M, Legros a réussi à montrer très-bien les épithéliurns vasculaires en injectant dans les vaisseau.v soit de la glycérine, soit une solulion de gélatine à laquelle il ajoutait une petite quantité d'azotate d'argent (1 pour 400). Cet habile anatomiste a prouvé en outre que ce moyen fait voir fréquemment les fibres-cellules des vaisseaux avec leurs contours aussi accusés que ceux des épithéliurns. 11 signale le nitrate argentique comme un des meilleurs moyens pour démontrer la forme et les /apports réciproques des fibres-cellules. Injecté dans les tubes des glandes en grappes, il en met également bien en évidence les épithéliums.

Arnstein s'est servi du nitrate d'argent pour montrer les cellules dites caliciformes de l'intestin; voici comment on peut procéder dans ce cas chez la grenouille par exemple : il suffit d'enlever un fragment d'intestin, de le remplir d'une solution argentique au 400% puis de l'ouvrir au bout de quelques minutes et de le laisser exposé à la lumière.

Une remarque à faire à propos des épithéliums traités par le nitrate argentique, c'est qu'il amène la disparition des cils si on agit sur l'épithélium vibratile.

Fromman, a déterminé à l'aide du nitrate d'argent, la disposition de la substance amorphe interposée aux tubes de la moelle épinière et en se servant d'organes congelés, fl signale aussi son action sur le cylindre-axe.

440. Nous avons employé ce sel de la façon suivante : . Les organes à étudier sont enlevés aussitôt que possible après la mort, et alors plongés dans une solution de nitrate argentique cristallisé au 400^ Nous ferons remarquer ici qu'il est important de toujours prendre les organes très-frais, pour ainsi dire vivants lorsqu'on veut obtenir de bons résultats d'argent, quelle que soit du reste la méthode employée. Après l'immersion dans la solution argentique nous plaçons les pièces dans l'obscu^ rité pendant un temps plus ou moins long ; puis nous exposons à l'action de la lumière; l'intensité de celle-ci a une grande mAuence, et lés résultats sont toujours obtenus beaucoup plus rapidement et plus sûrement par une lumière intense. La concentration de la solution argentique a aussi son importance

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pour nous ; dans nos recherches sur le système nerveux la solution au 400" nous a semblé la meilleure, cependant on peut réussir avec des solutions plus concentrées ou plus faibles. Fromman a employé la solution au 300« pour les nerfs. Par cette méthode on obtient une striation particulière sur le cylindre-axe, et sur les cellules nerveuses. Dans celles-ci le noyau reste incolore et visible sous forme d'une tache blanche. (Voy. Grandry, Journal d'anatomie el de physiologie, 1869 ; p. 291 , pl. XI.)

M Ranvier a fait l'application du nitrate argentique à l'étude des productions pathologiques, et voici les règles qu il donne à ce propos. Il faut que la tumeur ait été enlevée sur le vivant et qu'elle soit étudiée peu d'heures après son extirpation Avec un rasoir mouillé dans l'eau distillée on pratique des 'sections bien nettes et comprenant des blocs qui sont immédiatement placés dans une solution au 300«. Au début de l'imprégnation, il est bon d'agiter la portion de tumeur avec un instrument non métallique, de manière à chasser le dépôt qui forme un nuage à la surface de la pièce. Au bout de quelques minutes, l'imprégnation est obtenue et set|«-n -coloration noirâtre, s'il y a eu exposition au soleil. Le te derme e ndln est favorable, mais non indispensable. On -t- a ors 1 pièce on la lave à l'eau distillée, et avec le rasoir mouille dans î'eau distillée on pratique une section qui doit comprendre a couche imprégnée seulement. Cette section est rendue tresaci parce que le^ nitrate d'argent ayant durci toutes les partie au ont été imprégnées, la main de l'opérateur se trouve Tidée Les coupe^^ ainsi obtenues" sont placées dans la glycerme ; ZoZesll nouveau à la lumière solaire, elles peuvent être ensuite JoZ au carmin et soumises à l'action de l'acide oxalique ; on neut aussi les placer dans du picro-carminate d'ammon.aque. ' m ?rvi donne en même temps un procédé pour faire apparaUre es noyaux dans les tissus imprégnés d'abord par le nitni d' r 'eut Pour arriver à ce but, il faut après avoir imp gne la tTpiation la colorer dans une solution de carmm dont lammo- S aue éîé neutralisée par l'acide oxalique, la laver a eau dism ée e 'examiner, soit dans une solution d'acide oxalique a o ;!;tL d'acTd^ pour' 100 d'eau, soit dans un liquide formé de gly- . cérine et de la solution précédente à parties égales.

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