‹ Traité du microscopeChapitre 197 sur 578 · EMPLOI DU CARMIN · texte numérisé non relu

EMPLOI DU CARMIN

que peu ou pas le carmin, et dans ce cas lorsqu'on ne voyait plus le noyau d'une cellule, celui-ci apparaît immcdialemenl.

449. 11 importe de n'employer que les dissolutions peu riches en ammoniaque. Celles qui réussissent le mieux doivent être préparées ainsi qu'il suit :

On prendra quelques centigrammes de carmin, qu'on mêlera à une trentaine de grammes d'eau distillée, puis on y ajoutera quelques gouttes d'ammoniaque. Une partie du carmin est dissoute et traverse le filtre avec tout le liquide. Une autre portion non dissoute reste sur le filtre et peut être employée à divers usages. Il est bon de laisser la solution une demi-journée, et même une journée entière à l'air sous une cloche, afin défaire volatiliser toute l'ammoniaque. Si, au bout de quelque temps, on remarque qu'il s'est formé un précipité granuleux de carmin, il suffira d'ajouter une seule goutte d'ammoniaque pour en amener la dissolution. (Frey.) Ce mélange sera employé tel quel ou versé, par gouttes, dans de l'eau, et l'on obtiendra à volonté une coloration en rouge, ayant l'intensité voulue.

Dans les recherches sur les parties délicates, on ajoute utilement à cette matière colorante, une quantité de glycérine égale environ à celle de la solution précédente.

Avec des teintures chargées de carmin quelques minutes suffisent pour colorer, tandis qu'une immersion de plusieurs heures et même d'un jour est nécessaire quand on emploie des teintures faibles. Nous recommandons spécialement les solutions faibles qui permettent de bien suivre l'action du carmin, et ainsi on arrive à de meilleurs résultats qu'en employant les solutions concentrées, qui colorent le tout d'une façon intense dans un temps relativement court.

On peut colorer par le carmin soit des objets frais, soit des objets durcis par l'alcool et par l'acide chromique, ou parun autre moyen ; il faut remarquer que dans ce cas, mieux vaut l'alcool que l'acide chromique. On peut se servir du carmin pour faire des colorations doubles, comme par exemple dans le cas d'objets durcis par l'acide picrique. On fait aussi des imbibitions au carmm d organes injectés soit en bleu, soit en jaune, etc.

Lorsqu'un objet est coloré par le carmin on peut ajouter de 1 acide acétique pour précipiter le corps colorant dans l'intérieur des éléments.

450. Gerlach a donné le procédé suivant pour les imbibitions par

EMPLOI DU GÀMIN

.„,„Uo„ 7^7-:"^^»: et ; Jlun on peut c„,p,o,e.

aWcèrine et l'acide acétique. . ,,r. a, r,o cenligrammes

de carmin ««^^^^^^^ '^'^ '"dément neutre, et on mêle à 7,0 grampour avoir l ^^^;^^^^;^^^^^^^ «n ajoute 30 grammes de glycé- ^'^.^\^" f;jLfc alcool fort. Un fragment de tissu derine, puis 8 a 10 g^»™™"'; , ^^Ite solution, selon que

„.e.rera plus ou moins lo^g^mp d^^^^^^^ ^^^^^^^^^^^ ^^^^^

^^"r^ ^eC rni-L suff.

teintures clia.gtes ^1^^^ ^ ^ est nécessaire quand

dis qu'une immersion P^^^f f ^^..i^ retiré le tissu coloré, on emploie des ^^^'^ "^'^ t avec de l'eau légèrement

on le lave soit avec de .^«!^ P^ ^^'^^ 50 grammes d'eau).

1 gramme.

Carmin

Borax. • • • '

Eau

Le même auteur eouseille encore la solution suivante :

1 gramme.

Cai'min. 1 —

Acétate d'ammoniaque liquide • • .

Eau distillée

.offP solution à une autre composée de 1 partie aV^ti;: ":»; "parties a'eau; on «Ure. et on a.out

lieu de laeouleurrouge du a m n on d m ^^^^^^ ^^^^^^^ arande quantité dac.de oxalique, e ,e |a solution ail

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acquis le degré de teinte e»' """"^ ^ j,„3 i, ,uito, il

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I^IIPLOI DU ULEU DE CARMIN. 519

D'après les expériences de Thiersch, celte teinture colore, d'une manière égale, en une à trois minutes, sans donner lieu à des '^onf]

le

nients des cellules épithéliaies. Après avoir obtenu la coloration, on enlève la malière colorante restée à la surface, avec un mélange d'environ 80 parties d'alcool et de 20 parlies d'eau. Si la coloration est trop foncée, on lave le tissu dans une solution d'alcool et d'acide oxalique ou d'acide borique. (Thiersch, dans, H. Frey, le Microscope, trad. par Spillmam, 1867, p. 167.) 452. Beale donne les solutions suivantes :

Première solution.

^^^-min.. 50 centigr.

Acétate d'ammoniaque liquide concentré.. 50 centigr.

Glycérine. 60 grammes.

Alcool 15

Deuxième solution.

C'ir'ni" 10 centigr.

-Ammoniaque caustique 2 centigr

fy^éviue 60 grammes.

Eau. 60 -

Alcool 25

Pour préparer ces liquides le carmin est divisé en petites parcelles, puis mêlé avec l'ammoniaque ou son acétate dans un verre à réactifs et dissous à chaud. Au bout dune heure, cette solution est froide, et une partie de l'ammoniaque s'est évaporée On y ajoute alors l'eau, la glycérine et l'alcool ; on filtre, ou bien ' après un repos de plusieurs heures, on sépare du dépôt la partie claire de ce mélange pour s'en servir. La coloration a lieu par imbibition dans les différentes parlies, en un temps qui est loin a être toujours le même.

Teinture au carmin bleu.

453. Carmin bleu ou bleu de carmin est le nom commercial du SuTiVe versant de la potasse dans le sulfate ,^di,o

Thiersch a recommandé le mélange suivant: Acide oxalique, 1 partie,- Eau distillée, 22 à 50 parties

Bleu de carmin, quantité sufflsante pour amener la saturation. L alcool peut entrer dans celte solution. Si la couleur bleue est

ûe lalcool. Cette matière colore vite par imbibilion et d'une mamere un.forme. Elle sert à teinter en b/eu la masse des t^susTn-

340 E.U.I.OI DU ROl'CB ET M BLEU D'AmUHE.

ieoUs en ™.,e au "

Teinture à la fuchsine ou rouge d aniline. Hoffmann), en combinaison ' ,';°'f , |e pre-

prépare ainsi une temture.

Fuchsine cristallisée, 1 centigramme.

Alcool absolu, de 20 à 30 gouttes.

Eau distillée, 15 centimètres cubes.

„ .,.„Ue de ce mMange nne beUe so.u.^n ^-^Z-

p,es,ne '-'-'»-7'',tTmarè;e "wl. pouv 1 élude

r on^;:: — ,;Mde, dn ...... e.

d'nne dem-henre es c nies a ^^.^ .

quelemouvement des cils cesse ni ^^^^ ^^^^

globules sangunis se colo.ei, ™^ " " , e„i„,.alion des cel-

Ue -'"«»-^^'' 7;;;;:ra":T;^ ^es glandes

Iules ganglionnaires et celle de eleme ^^^^^^p

Ijmphaliqnes; n,a,s par 7„J^„,. Les lubes nerveu.,

i,olns pour les «■■»'»f- ^^^ms deviennent légéreraenl après «n^™™'-^;';"!^; ;^^^^^^^^^^^ plus foncés,

rouges, f :;T„du,t des, effets supérieu,., sousbeau-

La solution de P. . ..,,,„(„ La promptitude,

coup de rapports, à ceux «W»"" . 'l^més qm la rendent

,„„,„rmité et pour

précieuse quand il S a.ii ae deviennent ainsi plu^

Lorer des cellu es P!^-; ^^^^^^^^^^^^ absorbe pronipdistinctes sans subir f ^^^^ f ^^^^ ' ^ pas en conserver les temenl la matière ^«J^^^^^^^'/^^^^X J^^^ préparations dans le baume du Canada, (lie^ ]

Teinture auUeu ^ a^^e^ corr^erce

,55. Le bleu ordinaire d'^iili^^es^^

combinaisons d'aniline avec divers acides)

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