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COUPES DES PARTIES CORNEES ET LIGNEUSES

durs indiqués plus haut, sinon do manière à pouvoir les conserver en collection, mais au moins de façon à pouvoir en déterminer rapidement les caractères essentiels et la nature anatomique. Pour cela, on enlève des coupes minces avec un scalpel fort et bien tranchant, avec une gouge, un ciseau à main ou de graveur sur bois, etc. Bien que fendillées parfois sur une partie de leur étendue et roulées en copeau, ces coupes peuvent encore être étalées dans l'eau ou la glycérine et bien étudiées après avoir été recouvertes d'une lame mince. Lors môme que le tissu est frais et humide, il est souvent utile de l'humecter, ainsi que l'instrument tranchant, avec de l'eau, de la glycérine, de l'eau gommée ou gélatinée, afin d'en diminuer la friabilité et de retenir la coupe sur l'instrument.

Ces précautions sont indispensables si les tissus sont aréolaires et surtout s'ils sont secs. Dans ce dernier cas, il faut même les laisser s'humecter pendant quelques moments au contact des liquides précédents.

Coupes des ■parties de consistance cornée ou ligneuse,

490. Pour pratiquer des coupes des diverses sortes de bois, de beaucoup de noyaux, de téguments, des fruits ou des graines, de certains cotylédons ou albumens de celles-ci, des cornes, des ongles, des piquants cornés, des plumes, des téguments chitineux des insectes, de certaines écailles, de la coque, des œufs de reptiles, de poissons plagiostomes, elc, on se sert des couteaux, scalpels et rasoirs indiqués ailleurs (page 255).- Après avoir bien fixé l'organe entre le pouce et l'index, ou en le maintenant avec les doigts et les ongles contre une plaque de liège, de caoutchouc, d'ébène ou d'autre bois, on enlève une coupe dans le sens voulu. La répétition de ces manœuvres, conduit seule peu à peu à donner aux sections l'épaisseur et la grandeur convenable. Pour la plupart de ces tissus Il est utile d'en humecter et d'en ramollir la surface avant de faire la coupe pour éviter qu'elle ne se roule trop en cornet et ne se fen dilie. L eau, la glycérine, la salive, ou une solution alcaline peuvent servir à cet effet. Ici encore l'expérience seule apprend à choisir le liquide et le degré d'humectation nécessaires pour arriver à faire

de bonnes tranches selon qu'il s'agit de telle ou telle partie organique. ^ "

Pour pratiquer ces coupes, on se sert souvent d'un étau ù main à la surface des mors duquel on fait dépasser le tissu qu'on veut trancher et protégé au besoin par deux lames de sureau ou de liège

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