COUPES DES ORGANES ENTIERS
tité correspondante, et si on rase ce plan avec la lame d'un couteau, on aura une coupe de la paraffine etdel'objel qu'elle contient, d'une épaisseur égale au vingtième du millimètre. La paraffine se casse et se pulvérise, mais la coupe de l'objet reste.
On peut remplacer le cylindre de paraffine par un petit cylindre de moelle de sureau ou bois tendre de même diamètre ; à une de ses extrémités, on fixe le ganglion par un encollage, on place tout le petit système dans le microtome, puis on pratique les coupes comme je viens de le dire.
La méthode des coupes, dans l'étude de presque tous les tissus, des ganglions en particulier, doit toujours être contrôlée par celle des dilacérations, si l'on ne veut s'exposer à des erreurs. C'est ainsi que M. -Roudanowski (1865), qui n'a étudié que des coupes faites dans un seul sens, a cru voir des anastomoses entre les cellules ganglionnaires, au moyen de prolongements qu'elles s'enverraient réciproquement, anastomoses qui n'ont été signalées que par lui et que nous n'avons pu retrouver. (Polaillon, Etude sur les ganglions nerveux, in Journal de l'anatomie et de la physiologie. Paris, 1866 ; p. 135.)
De l'exécution et de la préparation des coupes des organes entiers tels que les doigts, etc.
501. Des organes entiers, tels que les doiglsde l'homme, ^t de divers autres animaux, les membres des fœtus ou de petits mammifères, des oiseaux, etc. , plongés dans les mélanges acétiques (p .288) , ou nitro-chlorhydriques (p. 291), peuvent au bout de plusieurs jours ou de plusieurs semaines, et après dessiccation à l'air libre, être réduits en coupes minces. On pratique ces coupes à l'aide des appareils a trancher décrits précédemment (p. 248 et p. 253). Les os privés de leur phosphate calcaire se laissent sectionner sans difficulté Ces coupes sont des plus utiles pour étudier les rapports des ongles avec les papilles de la matrice onguéale, la situation réelle des glandes sudoripares, le mode d'union des ligaments aux os ou aux cartilages, les rapports des surfaces articulaires entre elles et avec les synoviales, etc.
On trouve du reste des coupes de ce genre très-bien faites parmi es préparations que M. Boui^gogne livre séparément ou en collection méthodiques.
Une fois exécutées, ces coupes doivent être gonflées et rendues transparentes par un séjour de quelques heures au moins, dans