MATIÈRES POUR CONSERVER LES PRÉPARATIONS
Pour les écailles des lépidoptères, des podurelles, des lépismes, des poissons, etpour un grand nombre d'infusoires fossiles, etc. , etc. , ce moyen est employé par les préparateurs.
Pour conserver les cristaux, on peut se servir des moyens indiqués ci-dessus, mais celui de Darker est préférable.
Son procédé consiste à prendre deux lames de glace (aillées en biseau, de manière à produire par. leur rapprochement une gout. tière que l'on peut combler pour maintenir les lames. Ayant mis une goutte de solution saline entre les deux lames, on laisse cristalliser ou l'on active la cristallisation à l'aide de la chaleur ; cela fait, il ne reste plus qu'à couler dans la gouttière l'un des luts indiqués dans le chapitre suivant.
La méthode de Darker est très-bonne, aussi pour conserver à l'état sec des tranches minces de bois, d'os, des échantillons minéralogiques, etc.
512. Les préparations à sec peuvent être transparentes ou opaques et on les place suivant les cas sur un fond noir et ne laissant nullement passer la lumière, ou sur une lame transparente. 11 est très-important de placer les préparations qu'on veut examiner par lumière directe ou réfléchie par une loupfi sur un fond complètement opaque, à cause des effets produits même par une faible lumière traversante ; ainsi le tissu osseux sec, dont les ostéoplastes sont remplis d'air montre ces cavités parfaitement noires et nettement limitées i|uandil y a absence totale de lumière traversante, et dans le cas inverse, on les voit grises, mal délimitées, et présentant par suite une image très-désagréable à l'œil. (Voy. pages 345 à 346.)