‹ Traité du microscopeChapitre 25 sur 578 · Q INSTRUMENTS SERYAÎ<T AUX INJECTIONS · texte numérisé non relu

Q INSTRUMENTS SERYAÎ<T AUX INJECTIONS

une pression énergique ; on porté alors l'index et le médius derrière tte oreille. L'ex rèmitè du corps doit avoir la forme arrond.e n d qué par la figure (pl. I, Ag- D. c'est-à-dire dépourvue des saU- Urquflle porte sur la plupart des modèles adoptes aulrefo. et même encore par beaucoup de fabricants.

Porte-canule.

2" Leporte-mnrie b doit être continu avec le corps et tout à rait dé- «oÛrwde cannelures on demolettessaiUantesà sajoncUon a cedercontairementè cequi existe dans presque. ontes lesseru,- ; TL rendre élégantes. Eu ettet, les saillies gênent quand f " t n e 1 e ugu« profondément dans nutérieur d'un ' l'i 0 , d- cter un a sseau adhèrent à un os, à la colonne ver- Se ; n eu ni-1. etc. De plus, souvent dans ces c,rccn slw es il suffit d'un très-petit mouvement pour rompre le vaisseau, derrri îa l.galure de la canule ou faire sor„r celle-c, du ,a,s-

••ï.t:;r;rr;;. - i^ss-e

c-^ses nue les précédentes et qui exigent 1 emploi ««s "ci^ 'm ma sT aide de rondelles de cuir, on fait en sorte qu n , S : s'oin que d'un demi-tour ou d'un tour P°- "J^. vin^ue sur a canule. Pour ces seringues aussi le robinet du porte r3 s" li.^ sur lui de la même manière ; et à son tour, i s adapte nid s ole il vient d'être dil, aBn de pouvoir être.laisse at

']:^lZeCi?"ml;'ri:rte,;e.Uscld,.'m^^^^^ mi s se plaçant sur le pnrle-cauule, et Uautre semlilalile a ce u ■ rélriran; dans les canules. Mais le robinet ne doit pas être flxe a la P 1 ! , lors il "êne souvent, surtout quand il s'agit d iiijec- ::™rpeUra„t;aux,°ou profondément dans la cavité abdominale.

Virole.

' 50 La virole c doit être pourvue d'une oreille circulaire à six ou

INSl'RUJIENTS SEUVANl' AUX INJECTIONS. • \\

huit pans, destinée à servir de point d'appui h la seringue, sur le médius et l'index, quand le pouce presse sur le piston. Si elle ne porte pas d'oreille, les doigts glissent sur elle, surtout quand ils sont mouillés ; si l'oreille n'est pas taillée à pans, elle laisse rouler la seringue dès qu'on ne la place pas sur un plan horizontal.

Piston.

4" Le piston d est formé d'une tige ou manche cylindrique qui glisse exactement dans l'orifice central de la virole; son extrémité libre porte un anneau f, qui doit, pour toutes les seringues, permettre l'entrée du pouce, de manière à ce que ce doigt trouve là un solide point d'appui. Un simple bouton, quelle que soit sa forme, est toujours insuffisant, parce qu'il laisse glisser les doigts, qui sont toujours gras ou mouillés. Dans les seringues volumineuses, qui ne peuvent être employées à la main, c'est un large bouton de bois qui permet de pousser avec la poitrine, les deux mains fixant la seringue. Les seringues de 200 grammes de capacité ont ordinairement un bouton de ce genre : mais comme elles sont encore assez courtes pour être employées à la main, il vaut mieux le faire remplacer par un anneau, parce qu'il est toujours important d'avoir une main libre. Le manche, dans cette dernière surtout, doit être aussi court que possible, afin que la main n'ait pas besoin d'être (rop étendue pour atteindre l'anneau.

IS. La partie la plus importante est le piston proprement dit (pl. I, fig. '2 et o) qui doit glisser en remplissant exactement le corps de la seringue. Les pistons à parachute, tels que M. Charrièreen a introduit l'usage, remplissent toutes les conditions nécessaires, et une fois qu'on s'en est servi, on ne peut plus en employer d'autres. Ils sont formés de deux rondelles de cuir a a, fixées au milieu du piston à l'aide de deux pièces qui constituent la charpente de celui-ci et .se vissentl'une sur l'autre (pl. l,fig. 3>et c) ; cesdeux rondelles sont rabattues, l'une en haut, l'autre en bas (pl. 1, fig. 3 et 4). Comme elles tendent toujours à s'écarter de la tige, elles remplissent immédiatenient le moindre vide qui se présente dans le corps, dû soit à un défaut dans le poli, soit à une rayure accidentelle ou à un défaut de cabbrage. Lorsque, par l'emploi d'injection trop chaude, le cuir s est ratatine, on écarte les rondelles de cuir, et l'on enveloppe la partie correspondante de la charpente du piston (pl. I, fig. 5, e e), avec un peu de fil ou de chanvre, de manière ù maintenir l'écartement et pour obtenir un frottement suffisant ù la surface interne du

APPAREILS A PRESSION CONTINIIE.

clrps 0.1 emploie le même moyen quand le pistou glisse trop facimais alors souvent ,1 suffit de relover uu P- -

rondelles de cuir. Pour ^j-f ^^^^f ^^sî^^ ul^de rôes, il suffit de dévisser la pièce h (pl. , lig- o), a a

il teul 0 m cela avoir acquis une cerlaiue expénence. U force que r.t"d?;:ie;o«r pou Jle piston doit ^l^^^f^gZ nnssibie- malgré toutes les précautions, il est difficile d éviter le possible, mal,. ^^^^^^^^^ ^^^^^^^^^ ^. ^.^p.,,^^;^, ^ure quelque

temps, les muscles se fatiguent et n'agisse.it aue par une succession d'efforts qui amènent la rupture des vaisseaux; en outre on ne se rend pas ainsi un compte exact de la pression que 1 on produit dans les vaisseaux. Afin d'atténuer quelm.es-uns de ces inco.ivéuients, MM. Robe.1 et CoUin ont construit d'après nos indications u.ie serincrue à crémaillère qui peut rendre de- grands services pour l'injection des vaisseaux sanguins et surtout pour celle des vaisseaux lympliatiques (fi''- 1). Le corps de cet instrument est en 4rre ce qui est préférable pour les mélanges où il entre quelques substances corrosives ou du nitrate d'argeut. Le piston est à parachute comme dans les seringues ordinaires, la tige du piston est à crémaillère et une roue dentée la tait mouvoir; on évite avec cet instrument les brusnues changements de pression, ou apprécie iiiieux la résistance, les efforts sont moms pénibles et enfiu on risque moins de communiquer au corps de la se- Ïîng^e desosciUatious qui. souvent avec l'inslrumenl ordma..^e,e.itrahient la canule hors du vaisseau.

Des appareils à pression continue.

n Les nrlucipales diff.culUs de l injeclion disparaissent avec les aouarci Is à pression continue, qui ont seulement le desavan lagc d èÛe'^p lu encombrants et plus difficiles à nettoyer. On devra don- :,er la préférence à cenv-ci, cUaque fois que l'on voudra fan-o nue

"Tuir:,:!t—t vulgaire connrrde tons, l irrigateur %uisier,

l''ig. 1. — Seringue à crémaillère.

■APPAREILS A PUESSION GONTINUE. 15

qui peut ûtre utilisé pour injecter les vaisseaux capillaires. On s'assurera avant de l'employer de la force qu'il déploie, mais il est impossible de faire varier cette force, et c'est là un défaut sérieux qui s'opposera souvent à son emploi. Il est nécessaire, en effet, pour qu'un appareil remplisse toutes les conditions désirables, que la pression soit soutenue, et qu'on puisse l'augmenter ou la diminuer à volonté sans secousses; il est également utile qu'il serve pour injecter des liquides froids ou des mélanges liédes.

L'instrument suivant (fig. 2) semble au premier abord remplir ces conditions. C'est un flacon à deux tubulures (fig. 1), à l'une desquelles est luté avec soin un lube de verre coudé a, qui enfonce très-peu dans le flacon ; il porte lui-même un robinet de cuivre r fixé à l'aide d'un lube en caoutchouc b, ou d'un morceau de sonde - élastique. Ce robinet est destiné à recevoir les canules c par simple frottement, après qu'on a lié sur elles le conduit à remplir. L'autre tubulure reçoit un tube d d en verre, d'une longueur proportionnée à la pression sous laquelle on veut que l'injection se fasse, et pouvant se dévisser en deux parties par le milieu ; il descend jusqu'au fond du vase et le flacon étant plein de matière à injection, on remplit le tube de mei cure jusqu'à la hauteur voulue, le métal s'accumule dans le flacon ou à mesure que l'injection sort, et la

soulève en même temps qu'il la presse plus Mm^v^Wl^, ou moins suivant la hauteur de la colonne Fig. 2. — Appareil oi-dinahe mercurielle du tube. ^ P'"'='''°" cominuo.

On a utilement modifié cet appareil en plaçant au-dessus d u tube qu i porte l'entonnoir e, un autre entonnoir muni d'un tube en caoutchouc, terminé par un tube de verre effilé ; ce second entoinioir est -soutenu par un support, et reçoit le mercure qui s'écoule parle tube effilé dans le grand tube d d. Une vis à compression permet de serrer le tube en caoutchouc lorsqu'on veut arrêter l'écoulement. On injecte des substances liédes en tenant le flacon dans un bain-maric.

Sans doute on obtient ainsi de bous résultats, mais l'appareil est incommode, il faut le nettoyer après chaque injection et séparer le mercure de la matière employée ; de plus, ce serait une illusion de

14 ' APPAllElî-S A l'UESSION CONTINUE.

croire qu'on iio produit point de secousses en versant le mercure,

même lorsqu'on emploie le second entonnoir et le tube de verre

effilé.

11 est vrai qu'on obvie en partie à cet inconvénient, en adaptant

au point V un tube de caout" ■ cbouc d'un demi-mètre de long , et terminé par un entonnoir qui reçoit le mercure; on élève ou on abaisse à volonté l'entonnoir au moyen d'un support. L'instrument ainsi modifié convient mieux au but qu'on se propose. De toutes façons on commencera par une pression mercurielle faible (4 ou 5 centimètres de mercure), on augmentera peu à peu en évitant de dépasser 15 centimètres.

18. Nous employons, depuis plusieurs années, un appareil à injection d'une grande simplicité et que chacun peut construire à peu de frais (flg. 3). On prend un tube en caoutchouc de 5 mètres de longueur, on fixe à l'une de ses extrémités un entoHUoir B, qui recevra la matière à injection et à l'autre un petit robinet en cuivre G qui peut s'adopter aux canules. Une corde munie d'anneaux pas-

se sur une poulie A et sou-

Fig. 0. - Appareil à pression continue siinplilié. ^.^^^ l'entounoir , les an-

neaux s'accrochent à un clou D planté au mur ou à la table. On peut ainsi élever ou abaisser l'entonnoir, et changer progressivement la pression qui est produite ici par le poids même du h-

INJECTIONS MEIICUIUELLES. 15

quide ; il est donc nécessaire d'avoir un tube assez long, de sorte que l'appareil ne peut être organisé que dans une chambre élevée, ou lorsqu'on peut disposer de deux étages.

De cette façon on injecte facilement des liquides non solidifiables par les variations ordinaires de la température. On pourrait adapter à l'extrémité inférieure du tube deux flacons , communicant entre eux et munis de deux tubulures. Dans le premier flacon, descendrait le liquide de l'entonnoir (ce serait alors de l'eau), et ce liquide chasserait l'air du premier flacon dans le second qui serait placé dans un bain-marie, et contiendrait la matière à injection que Ton dirigerait dans la canule, au moyen d'un tube plongeant jusqu'au fond de ce second vase.

On voit que pour les injections tièdes l'appareil a plus de complication; aussi, vaut-il mieux réserver l'appareil simplifié, autant que possible, pour les injections froides.

Dans un laboratoire d'anatoraie, cet instrument rendra de grands services ; il n'exige aucuns préparatifs : l'injection est versée dans l'entonnoir, puis on ouvre le robinet ; le liquide descend en chassant l'air; dès que l'air est chassé, on ferme le robinet, on élève plus ou moins l'entonnoir et l'opération peut commencer. Il est utile que le calibre du tube de caoutchouc ne soit pas supérieur à celui du robinet; sans cette précaution, la colonne liquide peut se fragmenter au début et emprisonner les bulles d'air, ce qu'il faut soigneusem(uit éviter.

Appareil à injections mercurielles.

19. Cet appareil fort simple se rapproche de celui qui est employé par M. Sappey, pour l'injection des lymphatiques au mercure (fig. 4). Dans celui-ci, un tube flexible plus résistant et plus court est fixé à une sorte d'entonnoir et se termine par un robinet spécial enjer, auquel s'adaptent des tubes de fer effilés ou des canules en acier, en plaline, etc. Cet instrument doit être construit par un fabricant habile, et son prix est assez élevé. On s'en servira exclusivement pour les injections au mercure.

Au lieu des canules en acier, on sait que, depuis longtemps les anatomistes français se servent de tubes en verre effilés à la lampe en pointe supportée par un cône court, et qu'on transforme en canules en les séparant du tube principal par un coup de lime, de manière à ce que celles-là aient 3 à 4 centimètres de long ou environ. On en prépare une provision dont on taille le bout effilé

INJECTIONS meucuiueli.es.

d'un coup do ciseau. Un fU de soie ciré est enroulé à la base; de Îa canule; on enfonce alors celle-ci dans ^^^^^ .isse au bout du robinet, de n^anière à ce qu'elle «^^^^^^^^^ cet aiuta-e On peut, du reste, aussi visser la canu e grossie pa le cei ajuidoL. vj. 1 , fllciréà l extrémité libre

de cet ajutage. Celui-ci est alors vissé à son tour sur le robinet ; on j tourne celui-ci, et pendantquelemercurecoule sous forme d'un jet réellement capillaire, on pique obliquement le tissu dont on veut remplir les lymphatiques, en tenant la canule comme une plume à écrire.

Appareils divers.

20. Si l'on peut avoir à sa disposition de l'eau à forte pression, ce qui est facile à Paris, on organisera un appareil assez utile. Au moyen d'un tube en caoutchouc, on

1 Appareil a^^ïTceiui de M. Sappey mettra en ^on^^

pour l'injeclion des lymphatiques. ^jon aveC le robiuet qUl

nétranl dans ce récipient Casse 1 '"J^^l^^^^,^ l'on disposé convenablemenl et '«"^'^^l' l'^^^, ^ f„„d I vase pourra cltaorfev -'^^^^^^ , „a„„,„èfe indiquera la ';:rst";:rr™d,trl'rn en tonmant pins ou ntoins

'"otte' lloratolres de physiologie à Leipzig a*o«^= , , ^ T, ,1 llosil trois tnbes à injection de ce genre sont d.sposts Ludw.g) et d Dp a^^^ t, o j permettre rin,ecl,on a

es uns a cote des autres, „l„sieurs svstèmcs

r=rr:^=cr:rt'.s.teiieiu..>c

Al'l'AREILS A INJECTION PAU PRESSION CONTINUE. 17 pression voulue. Les vases destinés à recevoir la matière à injection sont placés dans un bain-niarie pouvant être chauffé et maintenu à la température qu'il convient d'adopter on chaque cas. La table métallique sur laquelle on place les animaux ou les organes peut être chaulfée en-dessous et recouverte d'une cloche en verre de forme et de grandeur appropriée, ce qui permet de maintenir l'organe ou l'animal injectés à une température constante, sans le plonger dans l'eau tiède.

21. Les instruments que nous venons de décrire sont simples et peu dispendieux; mais s'ils peuvent être employés dans la majorité des cas, ils sont insuffisants pour des injections très-délicates et surtout pour celles qui nécessitent une pression constante ou régulièrement ascendante.

Il est donc utile dans tout laboratoire de recherches de posséder pour les injections une sorte d'instrument de précision; c'est ce qui peut être réahsé par l'appareil suivant (fig. 5, p. 18).

Un flacon A contenant du mercure sera élevé ou abaissé en tournant la manivelle F; il communique par un tube de caoutchouc à parois épaisses avec le flacon B muni de deux robinets D et C. Le robhiet D met simplement eu communication^vec l'air extérieur, le robinet C s'adapte à un tuyau de caoutchouc terminé par un tube en verre qui pénètre peu profondément dans le vase à deux tubulures E.

L'autre orifice du vase E laisse passer un tube qui va jusqu'au fond et qui aboutit à un conduit flexible terminé par. le robinet G. Pour faire l'injection, on ferme le robinet D et on ouvre le robinet G,' puis on élève lentement le vase A, le mercure passe alors peu à peu dans le vase B, chasse l'air dans le flacon E, et la matière à injection s'échappe par le robinet G.

Lorsque le flacon B est presque plein de mercure, on ferme le robmet G, ou ouvrp le robinet D et on abaisse le vase A, qui reçoit de nouveau le mercure, et l'injection peut alors être continuée

Lot appareil permet également de faire le vide en remplissant d abord le vase B et en abaissant le vase A, et peut être utilisé pour extraire 1 air des poumons avant l'injection des bronches et dans d autres circonstances encore; avec un second robinet dans le voisinage du pomt C, il est possible de pousser deux injections à la lois ; ce n est, du reste, qu'une modiflcation de l'appareil qui sert a extraire les gaz du sang. Les divisions du mètre sont marquées sur le milieu de la planche qui supporte l'instrument, de sorte que 1 on se rend compte des pressions employées. Le vase E l.. KoBiN. — Microscope. '

APPARWLS A INJECTION PAR PRESSION CONTINUE. Ut être placé dans un bain-marie el chaurfèà volonlé. Le mercure se trouve jamais en contact avec la matière à injection; les se-

Fig. 5. — Appareil à pression continue.

cousses brusques sont évitées et l'on réunit les meilleures condi-

&i Allemagne,' on se sert d'un appareil analogue : est l'appareilde Todt • il est basé également sur la compression de 1 au- par le mercure f.ui passe d'un ballon dans un autre. Le mécanisme en est Tssercon^liiué : il est grossièrement construit et ne présente aucune supériorité sur celui que nous avons décrit.

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