CHOIX DE LA PARTIE MÉCANIQUE
est mobile pour rapprocher ou éloigner la préparation de l'objectif, lequel ici reste immobile dans la mise au point. Le peu de stabilité que présentent bientôt les platines de ce genre est un grave inconvénient.
Toutes les fois qu'un microscope devra être employé dans un laboratoire de recherches ou transporté en voyage pour des études à faire dans diverses stations maritimes ou autres, on devra le choisir autant que possible dépourvu de ces complications. Elles n'ont quelque avantage que pour les amateurs, pour les microscopes de musée ou de salon destinés à observer des préparations de collections faites d'avance ou à les montrer aux personnes inhabituées à l'emploi de cet instrument.
Bien que presque tous les grands microscopes anglais présentent ces compléments que rendent presque nécessaire la longueur considérable sinon exagérée de leur tube, j'ai entendu H. Bennett et d'autres savants, ses compatriotes, dirigeant des laboratoires, indiquer les avantages des instruments plus simples dont nous avons parlé comparativement k ces derniers. Les microscopes de grand et de moyen modèle de Nachet peuvent du reste recevoir une double platine munie des vis de rappel et des liteaux amenant le mouvement des préparations en tous sens. On se procurera au moment voulu cette pièce qui se pose et s'enlève facilement sur la platine de recherches en verre poli, si on vient à en avoir besoin.
556. C'est une erreur des plus notoires que de dire que la partie mécanique d'un microscope doit être considérée comme chose accessoire et d'une importance secondaire dans le choix d'un instrument. Il faut au contraire lui accorder, non pas plus, mais autant d'attention qu'aux parties optiques.
11 suffit pour être convaincu de la vérité de cette assertion d'avoir été appelé à donner un avis sur les causes de l'impossibilité ou de la difficulté de travailler avec de bons objectifs, impossibilité survenant au -bout d'un an ou deux sur dos microscopes dont la VIS micrométrique, le haut du pignon, la colonne du pied, etc., grippent contre les pièces sur lesquelles elles doivent glisser à frottement doux et régulier; il suffit aussi de voir les instruments dont la VIS micrométrique donne des ressauts ou des pertes de temps pour avoir eu un ou plusieurs tours inégalement usés, ou parce que le support du tube mal vissé est décentré ou se décentre à chaque mouvement de la vis micrométriqne ; et ainsi des autres causes concernant les vis des objectifs, les mouvements du mi-
roir, etc. C'est môme parce que, avec autant de lumière et de netteté, les objectifs de Nacbet offrent pour un même grossissemeat une longueur focale sensiblement supérieure à ceux en grand nombre que j'ai pu voir, et parce qu'ils sont toujours associes a une partie mécanique soignée d'une manière égale dans toutes les pièces cU. microscope que je n'ai pas cessé de les reconnaître comme préférables aux autres de ceux que j'ai essayes. ^ Ce qui tend seulement à faire considérer ces parties comme d une i 'oHance secondaire, c'est que le nombre de celles qu'on manie Incessamment est moindre que celui des pièces optiques et parce nue des ouvriers peuvent être chargés de leur exécution. ' 557 Quant à la question des systèmes optiques et des grossissements que l'on doit songer à choisir en achetant un ^^^^«^«P^' ^ ; Tôles qui ne se sontpas encore servi de cet savoir d'abord que tout grossissement quelconque dans un micro scope résulte de la combinaison ou emploi simultané nécessaire d un b it av c un oculaire. En supposant donc qu'on choisisse un micro ope avec un seul objectif fort ou faible, comme 1 oculaire Ta n e optique debeaucoup la moins chère, il sera toujours ut de p ei di e avec celui-là trois oculaires, dont le pouvoir amphfl t iit' adué de telle sorte que le plus fort double pevi près gi^ deui^d'une image vue avec le plus faible, et que 1 autre ait un gros
'r"«le,quedestrois oculaires qui m«'^Nachet^everi.fr^taldnnM^^^ PPlni dun»^ cTrossit .7 fois et demie et celui du n oenviiuu u D où tûte ca 'après avoir examiné un c«orpuscule avec a comb 1n2n de lUiecUf qu'on a et de l'oculairel on verra cd^^^^^ grand du double en remplaçant ce dermer par le n 0^ ^ bon de commencer toujours l'examen avec 1 oculaire 2 ou in teim. fliaire pour voir le corps étudié moitié plus grand ou moil e plus tt à voTonté, en substituant à cet oculaire intermédiaire 1 un ou r;rec:s^xt;émes.Onpeutdiredurested'ui«^^^ nn'ii est inutile d'avoir plus de trois oculaires g.adues, comme 0 Xnt de ^di^uer et av'ec un verre frontal grossissant pour chacun dans les proportions données^^^ ^.^^^^^^p^
déterminé par la petitesse des corpuscules que l'on pense être appelé ù étudier. C'est ainsi que, pour les études médicales et anatomiques en général, il faut avoir dos grossissements s'élevant au moins jusqu'à 500 diamètres réels ; on obtient ce dernier, par exemple, avec l'objectif n° 5 de Nachet combiné à son oculaire 3, tandis que, en remplaçant celui-ci par le n" 1, on descend à un grossissement de 250 diamètres environ. Nous avons vu aussi que les grossissements moindres obtenus avec d'autres objectifs sont souvent nécessaires, et que les objectifs faibles formés de 2 lentilles seulement peuvent donner un agrandissement plus petit encore, si on dévisse la lentille inférieure pour se servir de l'autre seule. (Voy., sur ce sujet, ce que nous avons dit en parlant des propriétés des objectifs et des oculaires, page 127 et suivantes , et la note, p. 184.)
Il faut noter ici que les microscopes dits d'étudiants dans lesquels le prix se trouve réduit par la diminution du nombre des objectifs et par l'addition, au corps de l'instrument, d'un seul objectif et d'un seul oculaire ne conviennent aucunement aux étudiants. Ils ne conviennent pas aux étudiants en médecine du moins, qui ont besoin d'observer des éléments anatomiques et des tissus de dimensions diverses et dont tous les caractères doivent être déterminés avec précision.
Notons à un autre point de vue que, dans l'achat d'un microscope, une fois fixé le grossissement maximum exigé par tout genre d'étude ou par la curiosité, l'usage des objectifs puissants ne doit être limité que par le prix qu'on peut y mettre d'une part et de l'autre par la difficulté que Ton éprouve à s'en servir, pourvu que les objets soient assez transparents. Dès que sont convenablement résolues à leur égard les difficultés dans leur emploi qui viennent de la nature des objets préparés, il y a tout avantage à s'en servir comme le font cà juste titre les observateurs anglais. Les omissions de dispositions analomiques réelles, les confusions les uns avec les autres d'objets différents, les erreurs d'interprétation anatomiques et physiologiques sont trop nombreuses dans les écrits de ceux qui prônent l'usage habiluel des faibles grossissements de préférence aux autres, môme lorsqu'il s'agit de voir les plus petits éléments anatomiques, elles sont trop nombreuses, di.s-je, et trop faciles à constc-iter pour qu'il n'y ait pas lieu d'insister sur la recommandation faite, il y a plus de vingt ans, par Lebert et moi, de ne jamais reculer devant les petites difficultés de maniement qu'entraîne l'emploi des objectifs puissants.
Après ces parties optiriues essentielles du mia-oscope, sur le nombre et le pouvoir amplifiant desquelles le ^^^^^ rier on fera bien de se procurer le nncrometre oculaire, lem.cio mètre objectif et une pièce à éclairage oblique.
Des objectifs indispensables aux études d'anatomie générale.
s tran P n nJ à l àude des helminthes et autres am- Cr vo,u,Be, etc., pe„r ohseever les l^^^^!^: sébacées les gros bulbes pileux, etc. Ce sont surtout les n . et o ;i:r;„c.ispeusab,es dans ces derniers «-P'»- i ?étude des os, des dents, du tissu ad.peux, de plusieurs
rétude de tous les tissus animaux à l'état norma ou a 1 ^'"^P * ginue, debeaucoup de tissus végétaux, des urfuso.re , elc.^ap upm
des m croscopes ne sont pas accompagnes d * ^-l-M'^^^^^^^^^^^^ les grossissements plus élevés que celu. qu 'l.^^ ^'Z ^J^^,,, nier (400 diamètres) sont produits a I aide d »f" f"^^ ' "u par un corps du microscope pins allonge <I" » ,
des le pimcipe des au ce sont, en gênerai, des
suite. Quant aux n- 8, ?, etc. voy. p. i bien qu'au
nbipctifs de luxe dont on peut se passer sans pi e uQic , pint de vue scientifique il importe de les connaître.
indication des principau. constructeurs de microscopes
plus haut sur la forme et le volume du pied de l'instrument (p. 137 et suiv.) que cela importe peu au fond, si l'on ne veut avoir que des objectifs faibles. L'exécution des objectifs qui ne grossissent pas au delà de 500 fois est en effet devenue aujourd'hui assez facile pour qu'il y ait peu de différences de l'un à l'autre de ces objectifs, quel que soit le fabricant de chez qui il sort. Ces différences, du moins, ne sont pas telles, qu'elles puissent influer sur la facilité de l'emploi de l'instrument et sur la nature des résultats fournis par l'observation. Mais il n'en est généralement plus de même quand il s'agit des objectifs plus puissants. 11 faut alors s'adresser à des fabricants spéciaux dont, en France, les principaux sont aujourd'hui, par ordre d'ancienneté, Charles Chevalier , Georges Oberhseuser, •auquel a succédé Hartnack, Nachet et fils, Yerrick, etc.
■l'ai déjà dit quelles sont les conditions d'ensemble et de détail que présentent les parties optiques et mécaniques des microscopes de MM. Nachet et fils, qui font que je leur donne la préférence (voy, p. 182, 187, etc.). Ajoutons à cela que, plus couramment que les autres opticiens, leurs microscopes sont accompagnés d'objectifs puissants, dont, depuis 1842 [Comptes rendus des séances de l'Académie des sciences, Paris, 1842, t. XIV, p. 817), ils ont, a l'exemple des artistes anglais, propagé l'emploi, mais à des prix moins élevés de la moitié aux deux tiers. A cet égard le professeur Frey remarque avec raison que les instruments de grande dimension, provenant des maisons anglaises coûtent infiniment plus cher que ceux établis par les constructeurs allemands ou français. Ainsi, par exemple, un objectif ayant une distance focale de 7ic de pouce, se vend, chez Powell et Lealand, à Londres, un peu plus de 1 6 pounds (400 fr.), tandis qu'un objectif de puissance égale et à immersion, le n"^ 8 de Nachet, coûte 200 francs; le n° 10, objectif tout à fait exceptionnel comme qualité, est coté 300 francs : il correspond, comme nous l'avons vu (p. 184), aux objectifs des artistes anglais ayant une distance focale de un 50'^ de pouce.
Aux indications précédentes, qui sont domiées d'après ce que m'a prouvé depuis vingt-trois ans l'examen d'un grand nombre de microscopes et l'enseignement de ce qui se rapporte à l'emploi de cet instrument, j'ajouterai les suivantes empruntées aux professeurs H. van Ileurck et H. Frey.
Les personnes qui ne voudraient faire que des observations microscopiques passagères ou qui désireraient limiter leur dépense peuvent très-bien se contenter du microscope usuel de Chevalier ou
des autres opticiens accompagné de l'objectif 3. Le microscope dit d'étudiant du même constructeur, accompagné des objectifs 2 et 5, des oculaires 1 — 2 et d'une loupe pour les corps opaques, ainsi que le microscope correspondant de Nachet, de même que celui dit à petit tambour, de Ilartnack, conviiaidra parfaitement à ceux qui commencent les observations microscopiques, il peut suffire encore pour l'enseignement usuel dans les écoles.
Mais, pour élucider des questions nouvelles, il faudra choisir soit les grands ou au moins les moyens microscopes de Nachet, soit les microscopes de Strauss-Durckheim, de Chevalier, soit le grand modèle de Ilartnack, qui tous se recommandent par des qualités particulières.
Chez Nachet l'on aura le choix entrele grand microscope complet du prix dé 1,300 francs, et le microscope grand modèle droit qui vaut tout autant pour les observations botaniques et ne coûte que 600 francs. Enfin, à moindre prix, l'on pourra prendre, soit le microscope moyen, modèle droit avec 5 objectifs, parmi lesquels le n» 7 a immersion (580 fr.), soit le microscope modèle droit (125 fr., avec 2 objectifs n"' 1 et 5), excellent modèle dont la partie mécanique est assez finement traitée pour porter des objectifs forts comme les n"' 6 ou 7 à immersion; son prix, avec les oculaires complémentaires, est alors de 290 francs. On pourra prendre, chez Hartnack, le petit modèle n» 8 à base en fer à cheval avec les objectifs 4, 7 et 9 ce dernier à immersion et 3 oculaires dont un à micromètre. Le prix en est de 375 francs. On fera bien d'y joindre l'objectif 2 et de le compléter par l'acquisition du n» 11. (Voy. le tableau
Si l'on s'adresse à Chevalier, on pourra prendre le petit modèle à platine tournante accompagné des objectifs 1, 3, 5 et 8, à immersion et de la chambre claire : le prix s'élèvera à 311 francs. Mais celui qui voudra l'instrument le plus parfait de ce constructeur prendra le microscope de Strauss-Durckheim. Il y joindra les objectifs 1 3 — 5 — 7 — 9 ordinaires et 8 et 10 à immersion, un micromètre oculaire, le prisme redresseur et la chambre claire. La dépense totale s'élèvera alors à 766 francs.
Parmi les opticiens allemands, Zeis, à léna, a çonstrmt des microscopes compliqués. Schacht en a fait un grand éloge. Zeis possède huit modèles divers du prix de 8 à 55 thalers (de .-.0 fr. a 206 fr. 25 c). Ses objectifs portent, suivant leur force, les lettres A-F. Le premier coule 8 thalers et les suivants sont de 8 à lo tha-
lers (de 50 fr. à 56 fr. 25), jusqu'à la lettre F, qui est cotée 26 tha- 1ers (97 fr. 50). Ce dernier objectif est, au jugement d'hommes compétents (Schacht, M. Schullze), une combinaison excellente. Les oculaires se payent, en outre, 2 thalers (7 fr. 50).
C. Kellner, de Wetzlar, a confectionné, dans ces quarante dernières années, des instruments qui étaient excellents pour leur époque. Ses successeurs, Bethlc et Rexroth et, aujourd'hui, Leitz, font figurer dans leur prix courant des microscopes depuis 55 jusqu'à 140 thalers (151 fr. 25 à 525 fr.).
Schrœder, à Hambourg, s'est acquis de la réputation comme constructeur de microscopes avec objectifs à immersion et à correction. Ses plus forts objectifs ont un grand angle d'ouverture. Le prix des montures varie de 12 à 60 thalers (45 fr. à 225 fr.), et celui des objectifs de 14 à 20 lhalers (52 fr. 50 à 225 fr.). Les objectifs à immersion coûtent de 20 à 52 thalers (75 fr. à 120 fr.)
Hasert, à Eisenach a construit de trés-forts objectifs à immersion qui ont été très-vaiités par quelques personnes, surtout pour l'emploi de l'éclairage oblique.
La plus ancienne maison de Berlin est celle de Schieck. Il combine toujours de faibles objectifs avec des oculaires relativement puissants. On trouve aussi à Berlin le constructeur Bénèche.
A Munich, la maison G. et S. Merz a remplacé celle de Fraunhoferet Utzschneider. Harting a fait l'éloge de nouveaux objectifs à correction, construits par Merz. L'angle d'ouverture de l'objectif n» 6 avait au moins 90°, et celui de l'objectif u» 7 allait jusqu'à 101" (voy. p. 185). Une autre maison de Munich, très en réputation, est celle de Baader. Les petits instruments coûtent 45 florins.
Le premier fabricant de Vienne est S. Plœssl. Ses microscopes comptaient, il y a vingt ans, parmi les meilleurs qui fussent alors connus.
En Italie, les excellents instruments d'Amici jouissaient d'une grande célébrité. De 1840 au commencement de 1850, ses microscopes étaient les meilleurs du continent.
Les maisons les plus renommées de Londres sont : celles de Powell et Lealand ; d'Andrew Ross (Thomas Ross fds a continué la maison fondée par son père) ; celle de Smith et Beck, de Gollins Ilarley, de Chrouch, etc.
Parmi les constructeurs de microscopes dans l'Amériquedu Nord, Spencer et Toiles sont les plus célèbres.
SOINS \ DO^NER AUK MICUOSCOPES.