‹ Traité du microscopeChapitre 31 sur 578 · CONSERVATION DES INJECTIONS GÉLATINEUSES · texte numérisé non relu

CONSERVATION DES INJECTIONS GÉLATINEUSES

substance connue sous le nom de colle de Paris ; on fragmente celle colle, qui a la forme de lames minces, sur lesquelles des losanges ont été figurés par les cordes qui les ont supportées pendant le dessèchement ; on place les morceaux avec de l'eau distillée dans un vase en porcelaine ou en terre vernissée, on les laisse s'imbiber, puis on chauffe au bain-marie. 11 ne faut jamais exposer le vase directement au fou, car alors la gélatine qui adhère aux parois se décompose et noircit le liquide ; il est également important de ne pas prolonger l'action de la chaleur ; si l'on chauffe pendant longtemps, la coagulation se fait ensuite incomplètement, ou même ne se fait plus. Qand tous les fragments sont dissous, on filtre à travers une flanelle ou une chausse en feutre, afin de séparer les impuretés et surtout les petits filaments qui adhèrent à la gélatine et qui proviennent des cordages employés pour la dessiccation. La solution est alors en état de servir comme véhicule.

Les proportions de gélatine et d'eau varieront légèrement avec le degré de pénétrabilité que l'on veut obtenir et avec la quantité de liqueur colorée que l'on doit ajouter ; on indique généralement une proportion trop grande de gélatine. 11 est inutile d'avoir une solution très-épaisse; il faut seulement qu'elle puisse se coaguler par le refroidissement.

11 suffit d'une partie de gélatine pour 7, 8, 9 et même 10 parties d'eau.

Conservation des masses à injection gélatineuses.

45. Les masses à injection dont le véhicule est la gélatine ne peuvent se conserver longtemps, elles s'altèrent prompteraent et se couvrent de moisissures ; le camphre et l'acide phéniqué sont impuissants à les préserver complètement. Comme il est fort désagréable d'avoir à préparer ces masses chaque fois que l'on veut faire une injection, on a cherché le moyen de les conserver. On a conseillé de les fragmenter et de les dessécher au soleil ouà l'étuve; on est alors obligé, pour s'en servir, de faire chauffer de nouveau avec une quanlilè d'eau déterminée.

Un autre procédé consiste à recouvrir la gélatine coagulée dans un vase d'une couche d'alcool ; on ferme ensuite le vase hermétiquement. Sous l'infiuence de l'alcool, la gélatine cesse d'être transparente et devient blanchâtre ; mais, au moment de l'employer, on chasse 1 alcool par la chaleur et la solution redevient claire.

Nous engageons les -anatomistes (|ui usent fréquemment de ces

32 INJECTIONS A Ik GLYCÉRINE,

sortes d'injections, à préparer la gélatine de la façon suivante : On fait fondre 50 grammes de colle de Paris dans 500 grammes d'eau tenant en dissolution de l'acide arsénieux ; quand la liqucfac. tion s'est opérée au bain-marie, on ajoute 150 grammes de glycérine et quelques goutte d'une solution d'acide phèmque ; on jomt a ce mélange des matières colorantes. Cette masse à injection peut se conserver sans altération.

Injections à la glycérine.

46 L'emploi des mélanges injectables à froid tend à se généraliser et fera peu à peu délaisser la gélatine. Le véhicule qui convient le mieux pour cette espèce d'injections est la glycérine associée a 1 eau et à l'alcool : deux pa.ties de glycérine, une d'eau et une d alcool.

Les matières colorantes se mélangeront avec l'un ou -l autre véhicule • nous ne donnerons donc pas des formules différentes pour les injections à la glycérine ou à la gélatine; mais nous insistons sur ce point, qu'il est important d'opérer les reactions qui donnent naissance aux précipités colorés dans le véhicule ou ^^-^^^^ tion du véhicule; on a, de la sorte, un mélange plus intime des particules ténues qu'en produisant le précipité a part pour 1 introduire ensuite dans les solutions ou les liquides. , Les doses des matières colorantes varieront smvant la teinte qu on

désire obtenir. , „ ù

C'est avec intention que nous indiquons dans nos formules la quantité en centimètres cubes des solutions salines concentrées qu'on devra employer et non le poids des sels qm produisent a réaction. Cette façon d'agir donne peut-être un peu moins d exactimais cela a peu d'importance et ce défaut estbien compense par l'a commodité que l'anatomiste trouvera en mesuran ses liquide avec une éprouvette graduée, au lieu de peser minutieusemen des sels qu'il faut ensuite faire fondre dans une quantité déterminée

^'Z' Que l'injection soit à la gélatine ou au mélange froid nous produisons ordinairement le précipité dans une petite quantité de gîyctne ; cell^ est ensuite mêlée au véhicule glycérine ou a la cnlutinn dp o"élaline arsenicale. . . , .

U evidcnl qu'on pourraU également n.èler le préc.p.lé à une solilion degélal ne ordinaire; mais alors ,1 faut renoneer a co s llam sseàiniecUon.Siron™„t,onprodniralep,..c,p,eo

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