ÉCLAIRAGE DES OBJETS OPAQUES
qui ne l'est pas pour chaque saillie ou dépression conduit à reconnaître nettement quel est l'arrangement de certains organes, l'état lisse, bosselé ou réticulé de leur surface, l'insertion de leurs appendices, etc., dont on suit toute l'étendue en mettant au point chacunes de leurs portions successivement.. 11 est nécessaire souvent de tourner 'les diverses faces du corps observé de manière à les éclairer l'une après l'autre et de tenir compte du renversement de l'imagepar le microscope, qui fait que la partie éclairée de l'objet se montre pendant cet examen du côté opposé à celui d'où vient réellement la lumière.
G50. Ces indications s'appliquent naturellement aux cas dans lesquels on étudie, à l'aide d'e la lumière directe du soleil ou des lampes, des pièces injectées. Là, on est guidé par la coloration des vaisseaux remplis que l'on suit dans leurs subdivisions et leurs anastomoses, de manière à juger de leur volume, de leur nombre,; de leur direction rectiligne ou onduleuse, de la forme et de la grandeur des mailles, de leur rapports avec tels ou tels organes, sans s'arrêter à l'aspect général plus ou moins élégant de l'ensemble, ni aux reflets que produisent certaines incidences de la lumière.
Pour concentrer la lumière en un foyer placé au même point que l'objet, on se sert d'une loupe piano-convexe, en la dirigeant de manière à reproduire sur l'objet une iraagenette du point lumineux d'où partent les rayons.
Il faut s'exercer à concentrer à l'aide de ces loupes la lumière sur les objets amenés au foyer du microscope et destinés à être disséqués ou simplement observés , comme on le fait pour les acariens, les insectes, etc. Quand ces corps sont plongés dans l'eau, on peut même concentrer ainsi la lumière directe du soleil, lorsqu'il s'agit, par exemple, de distinguer certaines dispositions do la surlace du corps des embryons de batraciens, de poissons, d'articulés, d'annélides ou de mollusques encore contenus dans l'œuf.
En 1740, l'anatomiste Lieberkûlin parvint à éclairer complètement les objets opaques, au moyen d'un réflecteur concave en argent parfaitement poli. Déjà, du reste, en 1608 Leeuwcnhoeclv employait un réflecteur semblable de cuivre poli , pour le même usage. La lentille était placée au centre de ce miroir, et le foyer do l'un correspondait au foyer de l'autre.
Aujourd'hui, on suit la même méthode ; seulement les réflecteurs sonl en verre, et l'on n'a plus à craindre l'oxydation. Quelquefois on isole la lentille du miroir qui est "monté sur une tige et peut se