DES DIATOMÉES COMME TEST-OBJETS
Ces points se montrent tantôt sombres, avec des contours clairs ; tantôt clairs, avec des contours sombres, selon la nature des changements qu'on fait éprouver à la distance focale. Ici se présente une question difficile et qui n'a pas encore été tranchée avec une entière certitude : les petits espaces ou les aréoles sont-ils concaves et leurs contours en relief; ou bien, au contraire, les bords forment-ils des sillons et les espaces des saillies ? Des observateurs distingués ont soutenu les deux propositions. Frey regarde la dépression comme probable. Récemment, M. Schultze a émis la même opinion, à l'occasion de certaines règles établies par Welcker ; mais cette opinion est très-nettement battue en brèche par une remarquable photographie faite par Lacker- "bauer en 1865, avec un objectif n" 7 à immersion de Nachet. Cette photographie, dont j'ai fait reproduire unepartie par la gravure hèliographique, afin qu'elle soit aussi fidèle que possible, montre (fig. 153) les points (mal définis ici par quelques accidents de l'héliographie) mais possédant tous un ponctule noir bien accentué au milieu ; or, cette photographie ayant été obtenue par un accident de mise au point de telle sorte qu- la surface du Pleurostgma était un peu trop éloignée de l'objectif, il en résulte que ces points noirs sont les images des foyers formés par chaque prétendu alvéole; on doit dès lors les regarder comme des verrues transparentes ou des protubérances hémisphériques
Ces protubérances sont amplifiées ici environ trois mille fois En exammant cette épreuve quand elle est tirée sur verre albuminé, on ne sait ce qu'on doit le plus admirer, de l'excellence de l'objectif ou de 1 habileté de Lackerbauer.
Un bon objectif, qui grossit de cent à deux cents fois, doit laisser voir clau^ement avec un éclairage oblique, les trois combinaisons de lignes Quand on se trouve dans l'impossibilité d'obtenir un édai-