DES NAVICULES COMME TEST-OBJETS
ment oblique et très-vigoureuse, on peut constater que ces deux systèmes de lignes sont dus en réalité à l'existence d'une série de points ovoïdes fortement serrés dans le sens de leur petit axe, en lesquels on les résout ainsi et dont l'isolement est assez difficile à saisir. Us se manifestent plus particulièrement par l'apparence de lignes obliques ondulées.
Les Grammatophora siihlilissima sont des diatomées qui préseri- ' tent sur leurs bords des lignes longitudinales et transversales. Ce sont ces dernières qui sont très-difficiles à voir et elles exigent un objectif parfait. Elles sont préparées par M. Bourgogne dans la térébenthine du Canada.
La Navicula affinis connue sous le nom de test d'Amici a été employée, d'après le professeur van Heurck, à l'exposition de Londres de 1862 , pour juger les microscopes. Ce test est d'une étude plus difficile que celle du Surirella gemma. Cette diatomée, préparée par M. Bourgogne, présente, sur la ligne médiane, une raie large et profonde interrompue au centre de la carapace. Parallèlement à la raie médiane, il y a des lignes longitudinales fortement marquées et visibles même à l'éclairage central. Mais transversalement aux premières se montrent des lignes très-serrées et d'une ténuité extrême : ce sont ces dernières qui font que la Navicula affinis est un test-objet d'une grande valeur; leur examen exige la lumière oblique et un éclairage modéré d'une façon convenable.
D'après Frey, la Navicula Amicii montre des lignes lon^-itudinales, un peu sinueuses, qui se distinguent sans trop de peine avec un éclairage oblique et à l'aide d'un bon système à immersion. Elles sont distantes les unes des autres de 0""',0054 à 0""",00o6. Les lignes transversales des exemplaires placés dans le baume du Canada, sont beaucoup plus rapprochées et d'une extrême finesse. Il faut absolument un éclairage très-oblique et une correction de la plus grande exactitude pour résoudre ces dernières stries.
679. On peut reprocher, aux test-objets d'origine organique, de n'être pas semblables, et de n'offrir, entre eux, qu'une grande analogie sans similitude absolue. Nobert fabriquait il v a vingt ans environ des plaques à groupes de lignes parallèles, dont 1 ecarleraent allail en dimmuant, contenaient dix groupes. L'écartement des lignes du premier groupe était de V,„„;", celui du dernier, de V„oo"'. Nobert a construit, plus tard, des plaques qui ont quinze groupes, et d'autres en dernier lieu, qui en possèdent trente. Ces dernières plaques, admirables au pomt de vue de l'art, coiïtont 1 12 fr. 50 c. llarliiK.- a