PRÉPARATION DU LAIT
soit prismatiques, soit parfois sphùriques, cellules isolées ou réunies en couche, que ce liquide entraîne.
Ces divers éléments se conservent dans les liquides de Pacini indiqués plus haut et dans la glycérine gélatinée (p. 371 et 376).
Préparation du lait et du colostnm.
715. Le lait est un des liquides les plus faciles à .observer. Il suffit d'en placer une goutte entre deux lames de verre de l'examiner à un grossissement de 300 à 500 diamètres
On examinera d'abord le volume et le nombre relatif de ses globules butyreux en suspension émulsive, dont les plus petits sont doués d'un mouvement brownien très-vif.
L'action dissolvante de l'éther, du chloroforme, etc., montrera aisément l'absence de toute enveloppe azotée cellulaire autour de ces globules graisseux. On arrivera au même résultat en portant le lait ou la préparation à une température de 40° à 50°. . 716. On cherchera, dans le colostrum surtout, les leucocytes à leurs divers degrés de réplétion par des granules graisseux {globules du colostrum), amenant leur augmentation de volume au point de les rendre de quatre à cinq fois plus gros qu'à l'état normal.
On examinera aussi les agglomérations de globules du lait par contiguïté ou par du mucus visible ou non, existant souvent dans le colostrum.
Dans les liquides lactescents on non, séreux, sanguinolents, etc., des kystes de la maraellci on cherchera entre les globules graisseux du lait ces mêmes leucocytes granuleux, et surtout s'il y a des cellules épithéliales polyédriques ou sphériques isolées ou juxtaposées, plus ou moins hypertrophiées avec ou sans passage à l'état granuleux ; enfin, on y pourra parfois trouver des cristaux de choleslérine,
ART. IV. — MCCUS, SALIVE, BILE, MATIÈBES SÉBACÉES, ETC.
Préparation des mucus.
717. Les préparations des mucus se font en plaçant une goutte de ces humeurs entre deux lames de verre, et en les observant à un grossissement de 400 à 500 diamètres.
1 Des recherches très-bien faites de M. Lamperrière ont montré que la quantité de lait fournie par chaque sein chez la femme est en général de 25 à 30 grammes par heure; ce qui donne 1440 grammes par jour pour les deux seins. 11 a vu cette quantité s'élever à 214 i, par 2i heures chez quelques femmes [Lomptes rendus de l'Académie des sciences. Taris, 1850, in-4«, t. XXX, p. 173.)
Quand les mucus sont demi-concrets, de consistance glulineuse, leur viscosité, leur ténacité particulière rendent assez difficile leur étalement et l'eau dans lesquels on est obligé de les placer entre les lames de verre coagule parfois un peu leur surface, et la rend légèrement opaline. Cette viscosité peut être naturelle comme dans le mucus du col utérin, pendant la grossesse chez la femme, à la surface de la peau de beaucoup de mollusques terrestres, etc., elle peut être assez considérable pour obliger de prendre des fragments de la matière avec des pinces et de les étaler avec les aiguilles.
Beaucoup de mucus, naturellement filants et visqueux, peuvent acquérir cette ténacité particulière dans certaines conditions morbides, ainsi qu'on le voit pour les mucus du nez, du larynx, etc. Dans l'intestin, etc., cette ténacité peut aller au point que les mucus s'enlèvent sous forme de couches ou membranes ayant presque la consistance de la muqueuse elle-même. La préparation se fait alors en en prenant des fragments minces à l'aide de ciseaux courbés, et en les étalant ou les dilacérant même au besoin dans l'eau pure ou légèrement gommée.
Les mucus ne montrent, à proprement parler, aucun élément anatomique qui leur appartienne en propre. Mais il faut étudier les variétés de l'aspect strié particulier que présentent leur substance organique fondamentale ou mucosine dans la plupart d'entre eux.
Il sera bon de commencer à cet égard par l'étude du mucus formant le blanc d'œuf, et de comparer cet état strié à celui que présente la fibrine. On verra ensuite comment l'acide acétique l'augmente dans les mucus quand il existe, et le fait apparaître quand il n'existe pas, tandis qu'il le fait disparaître dans la fibrine.
On observera ensuite les gouttes hyalines jaunâtres ou rosées que renferment certains mucus , surtout ceux des mollusques et les grains calcaires du mucus de quelques-uns de ces derniers animaux qui sont teslacés.
On observera ensuite les éléments anatomiques et autres particules que les mucus eniraînent dans beaucoup d'organes. Tels sont les noyaux et les cellules d'épithélium, pouvant être plus ou moins modifiés, plus ou moins granuleux, etc., si le mucus a séjourné longtemps dans l'organe où il a été sécrété, ou dans l'intestin ; tels sont encore les leucocytes, les gouttes huileuses, les granulations azotées, les granules de poussières diverses, les Leptothrix, etc., qu'ils englobent souvent. Dans les mucus de l'intestin, il y a eu outre des granules de biliverdine , des débris alimentaires, etc.