PRÉPARATION DES TUMEURS DU TISSU LAMINEUX
vaisseaux, leur couleur, leurs dimensions, leur structure, et surtout leur mode de foi-malion, ne peuvent pas être très-exactement aperçus. (Yoy. p. 564.)
758. C'est aussi sur des coupes faites de lamôme manière et à l'aide de fragments dilacérés pour voir les éléments isolés et leur arrangement réciproque sur les plus minces lambeaux, que l'on préparera les tumeurs molles, gélatiniformes ou non, provenant du tissu lamineux et dites colloïdes, myxomes\ etc. On devra les examiner à des grossissements de 400 à 500 diamètres et les faire sur le tissu aussi frais que possible. En faisant ensuite des préparations sur les mêmes tumeurs durcies, on verra combien sont considérables les modifications apportées à ces tissus par les moyens durcissants et l'impossibilité où l'on se trouve d'en déterminer exactement la nature après les avoir ainsi traités.
Dans les variétés grisâtre et coUo'ide on étudiera les groupes de noyaux, la matière amorphe interposée, les mailles vasculaires écartées ; on cherchera • s'il y à hypertrophie des noyaux en môme temps qu-hypergenèse. La similitude de ce tissu avec celui de l'embryon pour la couleur, la consistance, etc., devra être aussi cherchée.
Dans la 3" variété rendue blanchâtre, encéphaloïde par des granules graisseux, on remarquera la vascularisation uniforme ou par places, comme on le voit quand elles siègent dans le poumon, la plèvre ou les autres séreuses. On procédera de même pour observer celle de ces variétés qui se forme dans le derme et dans la peau, qui est fort remarquable par sa coupe homogène de teinte ocreuse, et dans laquelle la plupart des corps fibro-plastiques étoilés, etc., sont pleins de granules graisseux foncés.
Il y a impossibilité du reste de déterminer leur nature sans la connaissance du tissu embryo-plastique normal du fœtus, comme la nature de la variété gélatiniforme des lipomes ne peut être déterminée sans la connaissance du tissu adipeux fœtal.
On procédera de la même manière pour étudier la matière amorphe du scZeVème et des indurations qui est interposée alors aux noyaux embryo-plastiques, aux corps fusiformes et aux fibres lamineuses complètement développées.
L'Iujpertrophie par multiplication des éléments ou fibres disposés
' Voy., sur ces dénominations : Ch. Robin, Programme du cours d'histologie, etc., 2° édit., 1870, préface, p. XXII.
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en faisceaux, sans augmentation de volume des fibres môme, avec interposition par places de granules rendant le tissu jaunâtre çà et là, s'observe de la môme manière dans l'élôphantiasis du scrotum, de la vulve, du clitoris, du prépuce, des jambes, des lèvres, etc. Le passage à l'état adipeux des cellules ou corps fibroplast'iques hors de certaines places déterminées, comme à l'état normal, caractérise l'obésité ou hypersarcie adipeuse et peut aussi être constaté ainsi. La mortification inflammatoire et gangréneuse peut montrer, sur des préparations faites de même, les fibres élastiques formant le bourbillon avec beaucoup de substance devenue amorphe et granuleuse.
Parmi les produits morbides qui dérivent du lissu lamineux, on prépare de la même manière les tumeurs formées de tissu lamineux proprement dit ou de tissu lamineux colloïde avec matière amorphe et granulations prédominantes ; là se voit souvent le passage des corps fibro-plastiques à l'état granuleux au point de rendre le tissu gris jaunâtre ou jaunephymatoïde.Le développement de cet état granuleux des corps fibro-plastiques jusqu'à l'état de cellules adipeuses, soit isolément soit par masses non divisées en lobules, se constate de la même manière, ainsi que la présence de leucocytes granuleux ou non comme élément ahatomique accessoire dans ce tissu morbide. C'est encore, comme nous l'avons indiqué plus haut (page 619), que se prépare le tissu des végétations des tumeurs blanches, etc., et aussi le tissu de la prétendue viembrane pyogénique; puis de la couche dite muqueuse tapissant les fistules anciennes formées de tissu lamineux analogue à ce qu'il est durant ses phases d'évolution fœtale ; il est plus ou moins rouge selon qu'il est plus vasculaire, ou plus grisâtre et opaque, si la substance amorphe en est plus abondante et surtout plus granuleuse, selon aussi qu'il est plus ou moins riche en noyaux embryo-plastiques, en cyloblastions, en fibres lamineuses isolées ou disposées en nappes.
Les préparations des fibres lamineuses, à toutes les périodes de leur développement, se conservent bien dans la gélatine glycérinée et dans les liquides de Pacini, etc. (Voy. p. 372 et 376.) H en est de même des noyaux embryo-plastiques ou fibro-plastiques (noyaux du tissu cellulaire, etc.).
759. Notons ici que c'est comme pour les tissus mentionnés plus haut (page 619) qu'on fait les préparations dujissu composé d'une substance amorphe finement granuleuse, parsemée d un très-o-rand nombre de petits noyaux ovoïdes régulièrement espacés,