PRÉPARATION DE LA MOELLE DES OS
bryoplastiques et des corps libro-plastiques fusiformes ou étoiles, graisseux ou non.
AUT. ni. — PRÉPARATION DES ÉLÉMENTS ET DU TISSU DE LA MOELLE DES OS.
762. La moelle jaune adipeuse du canal des os longs se prépare, comme le tissu adipeux proprement dit , en pratiquant des coupes après durcissement, qu'on met dans la glycérine pure ou alcoolisée, ou étendue d'eau.
La moelle gèlatiniforme et la moelle rouge des jeunes sujets, ainsi que de divers os plats et courts, est au contraire rendue méconnaissable par les moyens conservateurs et durcissants, comparativement à ce qu'on la voitêtresur celle qui est prise dans des os frais. C'est incontestablement à l'aide de ces agents et par l'emploi de grossissements trop faibles qu'on a obtenu artificiellement des analogies d'aspect entre ce tissu et celui des glandes lymphatiques, entre les médullocelles et les épitheliums nucléaires de ces glandes , ce qui l'a fait appeler par quelques auteurs tissu lymphoïde des os.
Ces variétés du tissu médullaire, ainsi que ses éléments, les médullocelles et les myéloplaxes, comptent parmi les parties qui exigent le plus d'être observées aussi peu longtemps que possible après la mort. La trame lamineuse fibrillaire délicate de la moelle peut seule être examinée sur des coupes minces du tissu durci, en les débarrassant des éléments cellulaires (médullocelles) par frottement, à l'aide d'un pinceau dans une capsule pleine d'eau.
Quant aux médullocelles et aux myéloplaxes, on devra les étudier sous un grossissement de 500 diamètres ou environ, sur la moelle rougeâtre ou gélatineuse encore aussi fraîche que possible, dont on aura dilacéré quelque petit fragment ou qu'on aura fait sortir des aréoles du tissu spongieux en comprimant l'os.
C'est dans les préparations faites ainsi, avec de la moelle prise près des cartilages articulaires ou d'ossification, qu'on trouvera les myéloplaxes, toujours en petit nombre à côté des médullocelles.
Ces préparations peuvent être faites dans une sérosilé limpide, si l'on veut constater les différences qui existent quant à l'aspect extérieur, la structure puis les mouvements amibiformes des leucocytes venant du sang et les cara-ctères des médullocelles dans la moelle prise sur un animal qui vient d'être tué.
Dans les autres circonstances, on peut les faire dans l'eau, qui, à ce dernier point de vue, sert déjà de réactif, et on les traite en-