PRÉPARATION DES CELLULES CÉRÉBRALES ISOLÉES
11 importe, dans cette étude, surtout dans celle des coupes du tissu durci par l'alcool, dont il sera question plus loin, de constater, d'après le procédé dellenle etMerckel, comment la solution de potasse gonfle et rend homogène le tissu lamineux de la pie-mere, qui reprend son aspect premier quand on rèajoute de l'eau, tandis que la matière amorphe grise cérébrale voisine est complètement
dissoute par ce lavage. . ,. , ,
Les commençants feront bien de prendre en premier heu la substance grise du cervelet près de sa jonction avec la substance blanche"; celle du corps frangé, des olives, du locus niger, des corps striés des cornes antérieures de la moelle, surtout sur le bœuf, pour passer ensuite aux autres parties grises dont les cellules plus petites sont plus difficiles à trouver et à isoler. En laissant le tissu dissocié pendant quelques heures au contact de la teinture de carmin glvcérinée ou non, les cellules et les cylindres-axes ramifies qui en partent se colorent assez fortement et leur examen devient
plus facile. • i j-i
L'isolement des cellules est facilité quand on pratique la dilaceration du tissu frais dans de l'eau contenant une partie d acide chromique pour 3,000 de liquide. (Grandry.) On peut rendre la substance des cellules plus faciles à voir et à contours plus nets en ajoutant à la préparation ainsi faite ou autrement une ou deux gouttes de la solution de bichromate de potasse. (Pour la mamere dont on obtient la disposition striée des cellules et du cyhndre-axe à l'aide des solutions argentiques, voy. plus haut, p. âlO a ol
De léc^ers chocs ou des pressions alternatives sur les cotes du couvre-objet amènent souvent un isolement complet hors des amas de matière amorphe de ces cellules et de ces prolongements su une grande étendue, quand ils ne sont qu'en partie dégages par la dilacèration du tissu frais.
Quant aux concrétions dites corps amyloides qui faut se .arder de confondre avec les petits calculs prostatiques voy. plus ha'rp 577), on les cherchera dans de petits fragments de la subsie'du plancher du quatrième ventricule de sur^ce des c^ striés dans le voisinage du tcenia semi-circularis surtout On disse c^lra ces fragments p^r dilacèration et par écrasement dans l u rdans l'acide sulfurique, auquel on «ioutera en.ute a e^^^^^^^ d'iode. On fera bien de chercher à les voir dans 1 eau " P^^J
tant de les traiter par ^ Xl^^ZiS^-::.'^:. lions, leur pouvoir réfringent, devient ttie uume
éviter de les confondre avec les gouttes graisseuses libres (fig. 170, p. 642) incluses dans les parois des capillaires encéphaliques devenus athéromateux.
Souvent, en faisant ces diverses préparations, on aura occasion de trouver des capillaires isolés convenablement pour que l'étude en soit faite et entourées ou non de leur gaine lymphatique.
774. Pour étudier les éléments nerveux des filets gris du nerf grand sympathique, on eh prend de courts fragments, après les avoir bien isolés par une dissection attentive, et on les dilacére lentement et le plus possible dans une goutte d'eau pure ou encore légèrement alcoolisée ou additionnée d'un peu de solution de chromate de potasse. On cherche alors, sous un grossissement de 500 diamètres, à voir ces éléments nerveux ou fibres de IJemak, aplalis, larges de 4 à 5 millièmes de millimètre, avec des noyaux allongés d'espace en espace (fig. 169, p. 658), bien moins pâlis et gonflés par l'acide acétique que les fibres lamineuses ambiantes.
Souvent on les trouvera autour ou à côté de tubes nerveux proprement dit qu'ils entouraient, souvent encore accolés au nombre de deux ou un plus grand nombre, et toujours difficiles à isoler complètement, sur une gi'ande étendue du moins, ce qui rend leur étude difficile.
On ajoutera à cette étude l'examen dès éléments des nerfs sciatique, radial ou autre encore gris pris sur des fœtus.
On les prépare de la même manière; ils offrent les caractères des précédents, mais sont plus faciles à isoler, et montrent certains d'entre eux en voie d'arriver à l'état de tube par production de myehne à leur intérieur. Celle-ci se reconnaît à son fort pouvoir reirmgent, et les filaments qui la renferment sont à divers de^rrés plus gros que les autres qui les entourent (fig. 169, a, b). °
775. La meilleure manière d'étudier la texture Qu'arrangement réel des tubes et autres éléments dans le tissu des nerfs proprement dits, consiste a pratiquer des coupes minces sur des nerfs conoelés d après la méthode de Roudanowski, et préparés aussi comme il â ete dit plus haut (pages 505, 525 et 550).
Les coupes transversales des nerfs montrent leurs tubes pentagonaux ou hexagonaux par juxtaposition.
Les tubes nerveu.v sont formés d'une tunique propre (membrane limitante de Valentin, gaine de Schwann, cjahie primitive). Sur cette tunique, on voit les cellules ou corps fibro-plastiques du tissu connectif disposés en séries longitudinales , et anastomosés ou non
c. Robin. — Microscope.
l'ig. 170. — Capillaire du cerveau à l'état granuleux. Voy. page 65G, ng. lliS, l'explication des lettres de cette ligure.