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802 l'IlÉPAnATlON DlîS fiURSARlENS.

patula Duj. ou vivons Perty) atteint une longueur de 0""°,10 et parfois plus (fig. 226, i).

Lg?, Spirostonuim sont des Bursariens de forme allongée, abondants parmi les plantes qui croissent dans les eaux stagnantes. Tel est le Spirostomum teres qui atteint une longueur de 2 à 3 dixièmes de millimètre (fig. 227, 1).

Les Plagioloma sont des Bursariens à corps comprimé plus ou

Fig. 227. — FamiUe des Bursariens. 1. Spirostomum leres. Cl. et L. (dans les Lerana).— 2. Plagiotoma cordiformis, Cl. et L. ex: Ehr. (dans le rectum des grenouilles). — 10. Plagioloma coli Cl. et L. (Paramecium coli Malrasien) dans Tintestin des individus atteints de diarrhée. (Claparède, /)j/'i(soi/'es, pl. xi.) Voy. p. 790 l'exp ication des lettres.

moins circulaire ou ovaiaire, avec des cirres buccaux dans un sillon spiral. 11 en est qui vivent dans l'eau, mais la plupart se trouvent dans le mucus intestinal .des invertébrés et des vertébrés, dans celui des mollusques, dans la cavité ventrale des lombrics, etc.

Le Placj. cordiformis {Bursaria cordiformis Ebr.) par exemple, qui a la forme d'une coquille dlJelix et a une largeur de 0""",i et plus, habite la dernière partie de l'intestin des batraciens avec d'autres Bursariens du genre Baloitidium {B. entozoonEhr.). (voy. la fig. 228, 3).

Le Pl. coli {Paramecium coli Malmsten) vit dans le gros intestin de l'homme pendant la durée de certaines formes de la diarrhée et atteint une longueur de 0'"™,40 (fig. 227, 5;.

Les Kondylostoma, tels que \eKond. patens (fig. 226, 1) qui atteint jusqu'à 0'""',40 sont des Bursariens de forme allongée, ce qui les fait ressembler au premier abord aux O.xy triques. Les deux bords de la bouche sont garnis de cirres, plus grands que les cils du corps.

PRÉPARATION DES BURSARIENS, 805

Les Meto/>HS ressemblent aux Paramécies, mais leur bouche est bordée, comme sur les Bursariens, de cirres bien plus forts que les cils du corps et de plus recouvrent la partie antérieure de celui-ci. Le M. sigmoïde (fig. 22G, 2), dont le corps est recourbé en Set,ap!ati,

M kapine.K

Fig. 228

se trouve parmi les divers objets microscopiques qui séjournent dans les eaux douces stagnantes.

Les Bursarla sont caractérisés par leur forme ovoïdale ou d'urne, avec une vaste poche buccale infundibulaire qui est bordée de cils sur son pourtour et dont la cavité renferme en outre une crêle portant des cirres plus vigoureux, ce qui les caractérise surtout. La

' Bursaria décora Cl. et L. (d'eau douce). Famille des Dur nlaucum (lamille des KoIpoJéens). — 5. Balaniidh

ciUozoon Ehr.). Dans l'inteslin des srcnonilles avec les l'Iaffiotoma (C-imillP Hn= n"' nens. - 4. Sirommion sulcalu,n Cl. et L. d'eau de n^J^^^^ZS^^' ... Le m. me, vu de face. - G et 7. Halleria omudmella Di j (d'eau dourM r ,7 des llallcnens. - 8 et 9. Halteria pule. Cl. et L. d'eau de n^e.-IX.Îït/Sï

sariens. — 2. Paramecium tm entozoo» (I. et L. {Bursaria

rsa-

804 1>UÉI'A1\\T10N DES KOM'ODliS Eï DES l'AUAMÉCIES.

Bursaria décora (fig. 228, 1) se rencontre souvent parmi les objets microscopiques venant des eaux stagnantes et atteint une longueur d'un demi-millimètre au moins.

Les Paramecium sont des infusoires portant des cils sur tout le corps, mais dont la bouche latérale n'a ni lèvres membraneuses, n' soies faisant saillie à l'cxlérieur. Oncn connaît plusieurs espèces telles que les P. aurelia, bursaria, puirina, glaucum (fig. 228, 2), etc., qui se trouvent dans les eaux douces et de mer, altérées ou non.

Les Paramécies sont membraneux, longs et peu aplatis. Millier a trouvé les Paramécies dans les fossés, parmi les lentilles d'eau, en juin, novembre, décembre, dans les mares couvea'tes de matières vertes (fig. 229 ,1). En automne , ils abondent dans l'eau de mer, dans celle des marais ; ils se développent aussi en trois ou quatre jours dans plusieurs infusions. Le Par. aurelia, se rencontre surtout très-fréquemment.

Les Cyclides {CycUclium) sont des animalcules de forme aplatie ronde ou ovale. Leur transparence est très-grande. On connaît les CijcUdiuni glaucoma, scintillans [Glaucoma sciiiliUans ^.),planum, elongaiim, etc. (fig. 229, 3). On en trouve dans l'infusion de foin et dans les eaux stagnantes. On peut en rencontrer parmi les lentilles d'eau.

Les Kolpodes (genre Kolpoda) varient beaucoup dans leurs dimensions et leurs formes extérieures (fig. 228, 2). On les trouve dans l'eau salée, les lentilles d'eau, l'eau de mer, l'mfusion de chènevis. Le K. cucuUus se trouve l'été dans diverses infusions végétales, et dans les macérations de foin dès le troisième ou le quatrième jour.

Les Kolpodes, les CycUdium, les Pleuronema ont une longueur qui ne dépasse pas quelques centièmes de millimètre.

Les Pleuronema se distinguent surtout des Cyclidmm par la présence d'un faisceau de soies implantées sur le côté ventral du corps et se dirigeant vers les soies qui sortent de la bouche. Quand l'anunal nage, les soies sont appliquées contre le corps dans le sillon ventral. On les trouve, telles que le Pl. cimjsalis (fig. 228, 6), dans les eaux douces stagnantes surtout, et aussi dans l'eau de mer.

Les infusoires du genre Gonium forment des amas de couleur verte en formé de rZ«r/î(e quadrangulalre. Leur propagation s'opère 'par la segmentation transversale d'un individu en plusieurs autres. Observés isolément, la plupart ressemblent aux Volvox et se meuvent lentement. Le plus commun dans les eaux stagnantes

PllÉPARATION DES DYSTÉHIENS. 805

OÙ vivent des Ccroaires, des Yolvox, etc., est le [Gonium pectorale. Ils appartiennent au groupe des volvocicns. (Voy. p. 813.)

Les Erviliens ou Dystériens, sont des infusoires assez communs, de forme ovale plus ou moins déprimée, ciliés avec un pédoncule

M Hainne. Je

Fi g. 229

ou style court en forme de queue; presque tous sont pourvus d une cuirasse membraneuse persistante. Sur les Ervilia 6u jEgiria les deux valves de la cuirasse sont soudées dans presque toute la longueur du dos. L'^. lecjumen n'a que quelques centièmes de millimètre (fig. 250,2); 1'^'. oliva atteint 0'""',10 (fig. 250, 1). La plupart vivent dans l'eau de mer. Les espèces sont peu nombreuses. Les Iluxleya se distinguent des autres Dystériens pari absence de

' 1. Paramecnim inversuiwU. ol Lacli., d'eau douce. —2. Kolpoda parvifroiix Cl. et L. — o. Cijchjchnm elongalum Cl. et L., d'eau douce, à mouvements saccadr"; allernant avec des périodes d'iminolnlité (famille des Kolpodéens). - 4. Hurlemi crassa Cl. et L. Des eau.\ de mei- et saumiUres {faniille dos Dysliirions). — •;. Tricïwiwx (hj!<lma (la.nilledes Tiacliéliens). - 6. Plriirciiirma chri/saU" Porly {Pl. c assa et marina Dnjardm). - 7. Ilallrria l'olvox Eieluvald, d'eau douce. Familles des Hallériens.

l'RÉPARATION UlîS TRACllÉUIÎNS.

carapace. Tel csl V Ihixleya crassa (fig. 229,4). Presque tous vivent dans l'eau de mer. Comme les Trach61iens et les Coleps, dont il va être question, ils happent leur proie au passage sans l'attirer par un tourbillon produit dans l'eau par les cils.

Fi.. 930 - Famille des Dystéiiens.-l. Mqiriaolioa Cl. et L. D'eau douce. - 2. JEgiria legumen Cl. et L. {Ervllia legumeii Dujardin) d'eau douce.

Les infusoires tracliéliens n ont ni pied ni cirres buccaux en spire, ils déglutissent leur proie et ont un corps Irès-contracté.

Fig. 251. — TrachelophiiUam pasiUnm Cl. et L. — 2. Lacrymaria o ior Ehr. (Irèsl'épandus). — ^. Lo.vophull uni meleagris Dujardin.

Parmi eux les TricJiopus sont comprimés comme les Dystériens, mais ne sont pas cuirassés. Ils ont des cils simulant une sorte de pied, et la bouche non terminale. Tel est le T. dijsteria Clap. et Lach., qui vit dans l'eau de mer (fig. 229, 5).

Les Lacrymaria n'ont pas le corps aplati ; leur bouche est terminale à l'extrémité d'un col plus ou moins long avec une cou-

PRÉPARATION DES TRACIIÉI.IENS. 807

ronne do cils un peu ou arrière. L'anus c;t terminal (fig. 232).

Le L. olor,viridis ouproteus qui est très-répandu parmi les objets provenant des eaux douces peut dépasser une longueur de 0""°,10, et se reconnaît aisément à la longueur de son cou (fig. 251, 2). Le L. lagemda qui a un cou très-court [(fig. 232, 4) et une longueur dé 0""",07 vit dans l'eau de mer.

Les Phialim se distinguent des précédents par leur bouche qui est placée dans le sillon séparant le col de l'appendice qui le surmonte. La P/i. vermicularis (fig. 232, 5) n'a guère que 0""",05 à

Fig. 232. — Famille, des Trachéliens. — l. Prorodon griseus Cl. et L. des eaux sta<(nanles. — 2. Urotricha farda Cl. et L., des eaux stagnantes et des infusions. — 7>. Vhialina vermicularis Ehr., d'eau douce. — i. Lacrymai-ia lageimla, Cl. et L. d'eau douce.

0™",06. Les rrac/ie/o/3%WMmressemblentbeaucoup auxLacryraaires, mais ils s'en distinguent de suite, en ce qu'ils ont le corps aplati et non cylindroïde, et qu'au lieu de se mouvoir en tournant sur leur axe, ils rampent et glissent sur une de leurs faces comme les Chiloclon et les Loxophyllum. Ils portent un petit appendice en avant comme les Lacrymaires, mais sans la couronne de cils existant sur ces derniers. Ils vivent dans les eaux stagnantes et sont parfois de petite taille. Tel est le Trachelophtjllum pusilliim (fig. 231, 1); qui n'a que 0""",04 environ. (Yoy. page 290 l'explication des lettres.) ,. « L

Les Loxoplnjllum sont aplatis comme une feuille, si ce n'est quand ils sont gonnés d'aliments, et malgré cela il reste autour d'eux un limbe aplati. Us nagent en conservant leur forme de lamelle étendue avec ou sans inflexion, mais sans se traîner en tournant autour de

808 PRÉPARATION DES lîNCllEIAS.

leur grand axe, comme le peuvent faire les AmphUeplns qui nagent comme eux. Le L. meleagris des eaux douces stagnantes (fig. 231,5) peut atteindre jusqu'à 0""»,3. 11 nage lentement.

Les Enchelys ont en général la forme d'un œuf allongé, avec la bouche à la petite extrémité, et l'anus à l'autre, tandis (pie les Holophrya sont aussi larges en avant qu'en arrière, et ne s'amincissent pas en pointe vers la bouche. h'Enchelys arcuata, qui est une

Fig. 235. — i. Enchelys arcuala. — 2. Holophrya ovum. — 5. Nassula rubens, vu par le côté droit. (Claparède, Infusoires.)

des espèces (fig. 235, 1) vivant dans les mares et les tourbières; ne dépasse pas 0'°'",08 de longueur. VE. farcimen Ehr. est au moins moitié plus petit, et l'^J. ^ji^m Ehr. atteint jusqu'à 0'"'",20.

L'HolojÂrya ovum (fig. 235, 2) a une longueur variant entre O'^^jOS et 0"'°,'12. Il se trouve surtout parmi les plantes d'eau douce.

Les infusoires 'du genre Nassula ont le corps à peu près cylindrique, ou mieux ovoïde non aplati, la bouche armée comme celle des Prorodon d'un appareil à déglutir, mais elle est terminale dans les premiers, et latérale dans les seconds, chez qui toujours une notable portion du corps est au-devant de la bouche. On les trouve dans diverses infusions et parmi les objets ayant vécu ou séjourné dans les eaux douces stagnantes. Les N. ruhens (fig. 233, 3), et lateriiia ne dépassent pas O'^^.OS, tandis que la N. flava atteint 0"'"',20.

Les Prorodon SQ distinguent des Holophrya\\ar l'appareil à déglutition de leur bouche. On en compte beaucoup d'espèces, progressant toutes avec vivacité en tournant autour de leur grand axe. Le

PRÉPARATION DES HALTÉRIENS.

Pr. griseus atteint jusqu'à 0""",'I0, ainsi que plusieurs autres espèces (fig. 252, 1).

Les l'rotricha sont voisins des Holophrya dont ils se distinguent par là soie de l'extrémité postérieure de leur corps qui est analogue

Fig. 2ô4. — Famille des Tracliuliens. — 1. Amphilcplus {Trnchdius Elir. et Diijardin) t;ignus Cl. et L. d'eau douce. — t. Lo.mdes rostrum Ehr. {Pelecliia rosirum. Dujard.)

à celle des Cyclidium. VU. farda est couverte de cils qui s'agitent comme en désordre et font décrire à l'animal des cercles d'un petit diamètre. De temps en lemps un mouvement de la soie saltatrice la porte à une petite distance par un bond subit, et la soie revient à sa position oblique habituelle. Sa longueur ne dépasse pas 0""",02 (fjg. 232, 2).

Les Loxodes et les Chilodon sont des infusoiros à corps aplati, sans cuirasse, qu'on trouve surtout dans les eaux stagnantes. Le L. rostrum à corps recourbé en cimeterre avec une rangée de vésicules conlenant un corpuscule très-réfringent (fig. 234, 2, oj) attemt parfois une longueur de près de 0'"»,S0. (Voy. la notep'. 290.)

Les Amphileptns sont des infusoires à corps aplati, allongé, pouvant devenir globuleux par réplétion alimentaire, avec une bouche placée à la base d'un prolongement ou col, plus ou moins long, portant une crinière de cils plus forts que les autres. Il est des espèces qui atteignent et dépassent même une longueur de Imillim. L A. cygnus atteint une longueur de 0™"',10 (fig 254 1) 869. Les infusoires de la famille des Colépiens^se distinguent des Tracheliens par la présence d'une cuirasse formée de bâtonnets solides disposés en treillis. Cette cuirasse n'est résistante que sur les adultes Chez les jeunes, elle tombe en diffluence commole reste du corps. Le corps est en forme de tonnelet, aplati ou non. Le Colem nncimlus (fig. 226, 3; p. 801) est aplati sur le côté veniral et at-

810 I'KÉI>Alt,VTION DES OPALINES ET DES DICYEMA.

teint une lonmeur de 0'°"',06. Souvent avec lui sont des Clielonatus, tube digestif bien visible, longs de 0'""',2 et à corps hérissé.

Les Eallérims forment une famille d'infusoires n'ayant des cils vigoureux qu'autour de la bouche, et n'ayant pas de disque vibratile comme les Vorticelles. Us sont globuleux; quelques-uns ont des soies sallatrices. Ils se meuvent presque toujours avec une grande rapidité L'Halteria grandinella Duj., très-commun dans les eaux douces, a une largeur de 0-",0l à 0-%05 (fig. 228, 6 et 7.) 1///. volvox s'en distingue seulement par une zone équatoriale de longs filaments arqués (fig. 229, 7), et par un volume un peu plus grand. l'H. index qui vit dans l'eau de mer (fig. 228, 8 et 9), et a des soies implantées dans un sillon circulaire n'atteint que O-^^jOlS.

Les Strombidian ne se distinguent des Haltéries que parce qu'ils sont dépourvus de soies saltatrices et nagent sans sauter. On en trouve dans les eaux douces et marines où ils nagent très-vite en tournant. Leur volume ne dépasse pas; celui des Haltéries. (Yoy. p 805.)

Le St. sulcatum (fig. 228, 4), qui vit dans l'eau de mer, tombe rapidement en diffiueace, dès que celle-ci, étant depuis quelques minutes entre les lames de verre, commence à s'altérer ; car les or'^anismes les plus simples vivant librement ne sont quelque chose que par le milieu dans lequel ils vivent, comme les éléments ana-

tomiques dans les êtres complexes ne valent que par leur association avec ceux qui les entourent.

870. Les Opa/ina sont des infusoires allongés, aplatis, ciliés, qui ont été considérés par plusieurs auteurs commedeslarves d'flelminthes. Mais beaucoup ont un vaisseau ou ime vésicule contractile, comme tous les autres infusoires proprement dits (fig. 255, 2, vc), et un nucléus («), qui manquent dans les larves des Helminthes. (Claparède et Laclr '. mann,4859,p. 375.)

Fig. 200 .

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