CONSERVATION DES PIÈCES INJECTÉES
autre plaque de verre mince. On peut, au lieu de verre noir, en employer du blanc, et, pour examiner la préparation, on la place sur de la cire ou du drap noir. Les préparations relatives aux injections du placenta, des muscles ou des glandes, peuvent être con. servées ainsi. Certaines membranes comme la peau , le péritoine, la plèvre, peuvent être desséchés simplement et recouvertes ensuite de vernis à l'alcool de première qualité. Cependant^ pour beaucoup de tissus, les procédés précédents présentent plusieurs inconvénients. Ainsi, pour les muqueuses qui ont des villosités, pour celles qui, sans en avoir, présentent de petits bourrelets caractéristiques autour des orifices glandulaires et pour quelques glandes, comme la thyréoïde, la dessiccation ou la conservation entre deux jilaques de * verre déforment et font disparaître ces particularités. Il faut, par conséquent, les conserver simplement dans l'alcool étendu d'eau et à chaque observation on les place dans l'eau. Nous verrons dans une autre partie de ce volume comment on procède pour conserver ces pièces avec leurs villosités ou leurs plis, etc., étalés et flottants sans compression, dans une cellule pleine de liquide, fixée sur une ianf/e porte-objet à préparations microscopiques et close par une ' lame mince.
102. Pour tous les organes d'une structure délicate, on aura recours surtout aux injections transparentes que l'on conservera de la façon suivante : La pièce entière est placée dans l'alcool ordinaire pendant vingt-quatre heures; au bout de ce temps on la met dans l'alcool absolu où elle durcit et perd complètement l'eau qui l'imbibait; puis, avec un bon rasoir, on fera des coupes que l'on desséchera rapidement entre deux feuilles de papier buvard et qui seront traitées par l'essence de térébenthine et le baume de Canada à la manière ordinaire. Il sera question de ce point également dans la deuxième partie de cet ouvrage.
Le cerveau, la moelle èpinière, les tissus testiculaire, ovarien, musculaire, les muqueuses dont on veut faire des coupes dans une direction perpendiculaire à l'axe du conduit qu'elles tapissent, doivent être préparés et injectés de la sorte. 11 en sera encore ainsi pour le poumon lui-même, le placenta, beaucoup de glandes, la piemère, les plexus choroïdes, etc.
Les membranes minces, le périoste, la rétine, les aponévfdses, etc., seront simplement étalés avec précaution sur la plaque dP verre et conservées comme nous l'avons signalé ci^dessus.
Le baume de Canada est certainement la substance conservatrice
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qui donne le plus de sécurité et qui doit êire le plus souvent emplovce ; mais ce procédé présente de sérieux inconvénients ; c est d'abord de ratatiner les vaisseaux, puis parfois de donner aux préparations une telle transparence, que les éléments anatomiques deviennent peu appréciables, u \ A
Ainsi pour certains tissus délicats, on fera bien d éviter le durcissement dans l'alcool et de placer la préparation dans la glycérine, ou dans les mélanges conservateurs de gélatine, glycérine et
acide arsénieux. . . .,• 4
Il est vrai que, par ce procédé, les couleurs injectées palissent quelquefois assez rapidement, surtout le bleu; il est bon d ajouter une goutte d'acide acétique qui retarde celte altération.
Nous avons dit comment on préparait les injections au collodion, • nous n'y reviendrons pas ; celles au nitrate d'argent seront conservées dans la glycérine ou dans le baume de Canada, après macéra-
tion dans l'alcool, ,,
103 II faut toujours avoir soin, en donnant les diamètres dui vaisseau, d'indiquer si la pièce est desséchée, si elle est injectée et conservée dans un liquide, ou si on a pris les mesures sur un capillaire non injecté; caria dessiccation, ainsi que nous 1 avons de a dit, détermine un rétrécissement des vaisseaux. Les parois s appiipliquent sur la matière à injection, et celle-ci diminue d autant p us de volume qu'elle est plus liquide. Les injections a la gélatine e 11e.même ne sont pas à l'abri decet inconvénient, lorsqu «Hesonl macéré dans l'alcool et qu'elles sont placées dansle ^aume de C^anada^
Le meilleur moyen de déterminer le diamètre réel -ea est d'injecter la solution de gélatine colorée, en employant unt ;Ls:oTa peu près égale à celle du sang arténel (0^55 de mercure) et de faire les préparations sans macéfalion d'aucune sorte.