‹ Traité du microscopeChapitre 64 sur 578 · C. Robin. — Jlicroscopc · texte numérisé non relu

C. Robin. — Jlicroscopc

98 ACIlROMATlSMli; DES LENTILLES,

uiie'assez forte proportion d'oxyde de plomb, séparent au contraire considérablement les rayons colorés et ont un pouvoir réfringent ou de convergence beaucoup plus considérable ^ Pour tirer de l'inégal pouvoir dispersif de deux matières le moyen de produire des images incolores, il n'y avait qu'à associer à une lentille convergente peu dispersive en crown-glass, une lentille divergente plus faible, en llint-glass, mais plus fortement dispersive a l'égard des couleurs. Grâce à cette compensation, la convergence devient plus faible, le foyer est reporté plus loin, mais les rayons colorés sont ramenés en un seul point (fig. 28).

Soit un objet 0,0 (fig. 28), placé devant une lentille convexeen

Fig. 28.

crown-gluss B, et soit V le lieu de l'image violette et R le lieu de l'image rouge, la dispersion étant conséquemment indiquée par la distance VR. Maintenant, plaçons une lentille concave A sur le trajet des rayons; cette lentille aura pour effet de diminuer la con-

■ Supposons deux lentilles biconvexes de mêmes rayons, à courbure de même ' ^ grandeur, et partant de même

épaisseur. La lentille A, en crown-glass, donnera d'un bout 00 deux foyers violets et rouges

Y et R. La lentille B, en llinlglass, le plus réfringent et le plus dispersif des deux verres, donnera de l'objet 0 deux foyer

V et IV plus rapprochés de la lentille, mais plus séparés l'un de l'autre. Le pouvoir dispersif de deux matières transparentes peut donc être évalué par les dispersions différentes produites dans deux lentilles de môme courbure taillées dans ces ma-

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