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DES DIVERSES ESPÈCES DE LOUPES

due, se compose d'un support muni d'un miroir et de divers accessoires. Les loupes ou lentilles que l'on emploie alors sont construites d'une façon particulière, et se nomment doublets. L'instrument ainsi disposé porte le nom de loiq)e montée ou plus spécialement de microscope simple

La loupe de la plus simple construction, employée pour l'observation habiluelle, se compose d'une lentille biconvexe enchâssée dans une monture à recouvrement; elle est d'un usage assez fréquent; mais on emploie plus généralement, en histoire naturelle, deux ou. trois loupes réunies dans la même monture, afin d*avoir des grossissements de plus en plus forts. Les microscopes des premiers observateurs qui ont usé de cet instrument n'étaient que de fortes loupes, à une seule lentille, très-pelites et à un très-court foyer.

Lorsqu'on emploie ensemble deux loupes biconvexes, on peut les fixer aux deux extrémités d'une monture appropriée. De cette façon, l'instrument porte le nom de loupe à deux bouts. On peut aussi les placer dans une monture qui permet de les superposer ; on a alors l'avantage d'augmenter la série des grossissements que l'on obtenait en employant séparément chaque lentille. Dans ce cas, on leur donne généralement la forme piano-convexe, comme étant préférable à la figure biconvexe. C'est ainsi que sont construites les biloupes et les triloupes.

Afin d'obtenir plus de netteté , on intercale souvent entre les loupes des diaphragmes d'une ouverture appropriée.

Il faut, pour les différents cas qui peuvent se présenter, avoir des loupes grossissant depuis xleux ou trois fois en diamètre jusqu'à huit ou dix fois ; du reste, les diverses espèces de ces instruments qu'on peut employer sont à peii prés également boimes, et l'on doit en laisser le choix à chaque anatomiste, suivant ses habitudes.

133. Loupes de Brewster dites de Coddincjton. — Le modèle à l'emploi duquelje me suis arrêté est celui des Ipupès forméesd'un cylindre de verre dont les deux extrémités ont reçu la courbure appropriée au grossissement qu'on veut obtenir. Au milieu, le cylindre est échancré (fig. 36, c) circulairement dans une partie de son épaisseur, de manière à prendre la forme d'un sablier. La partie échancrée du cyhndre est noircie de manière à empêcher le passage des rayons lumineux; elle joue ainsi le rôle d'un diaphragme qui ne laisse passer que les rayons du centre et éteint ceux de la circonférence, L'aberration de sphéricité est déiruiteà peu près complètement. Elles

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