DU REPORT DES IMAGES DU COTÉ DES OBJETS
comme le fait une loupe ou microscope simple pour tout autre corps. Mais comme l'image grossie de tout objet vu à la loupe (fig. 58, p. 112, d) est une image virtuelle qu'on dit être reportée par habitude à la distance de la vision distincte (a' h), il en resu te qu'en examinant un objet au microscope, c'est l'image virtuelle {V r, fig. 47) de son image réelle i' i' que nous avons sous les yeux.
|3. De la distance à laquelle est reportée l'image d'un objet vu au microscope.
168. Cette image étant vue avec la loupe ou verre supérieur de ■ l'oculaire, se trouve reportée par un acte de perception se passant dans les centres nerveux à une certaine distance du côté de l'objet d'où vient l'impression (en J' I' par exemple) qu'on dit être celle de la vision distincte. Mais on peut s'assurer, par expérience, que cette assertion n'est vraie, ni dans le cas de la loupe m dans celui de l'oculaire, qui n'en diffère pas au fond. '
I Le fait physiologique du report de l'image vue à la loupe au delà du point où est placé l'objet déterminé est bien vrai ; mais cette distance n'est pas celle de la vision distincte.
D'une part, même avec les plus forts grossissements, elle est toujours moindre que celle de la vision distincte ordinaire. D autre part, elle varie avec chaque système optique donnant un pouvoir amplifiant différent, soit qu'on l'obtienne en changeant les oculaires et laissant le même objectif, soit qu'on change les objectifs sans toucher à l'oculaire. Plus le pouvoir amplifiant est considérable, plus l'image est reportée loin; plus sa distance se rapproche de celle de la vision distincte. Plus il est faible, moins i image est reportée loin, plus la distance diffère de celle de la vision distincte.
Pour chaque système grossissant (oculaire et objectif), la distance à laquelle l'image est reportée est la même, quel que soit le point de 1 vision distincte des individus, depuis le cas de myopie ordinal e jusqu'à celui de vision distincte habituelle à U ou 26 centimètres. Elle est encore la même pour un même grossissement Hs que soient le volume de l'objet étudié et l'intensité de la lumière employée. Nous aurons à revenir sur ces questions.
T^g Pour a re cette expérience exactement, il faut se servir d un oci aire micromètre (qui sera décrit plus loin) dont le vei.e supérieur grossit exactement dix fois, et rend par conséquent ega a m llimètre chacun des dixièmes de millimètre tracés sui^ l^a^c de verre dont il est formé. On mesure alors exactement les dimen