PIEDS A COLONISES ET A TAMBOURS
la lumière oblique, on enlève cet anneau afin de dégager le dessous de la platine, de sorte que la lumière rasante puisse atteindre l'objet. Cet instrument renferme ainsi tous les mécanismes importants et nécessaires aux observations les plus délicates.
180. L'emploi de deux tiges ou colonnes (au lieu d'une seule ou d'un tambour), afin de pouvoir renverser le corps du microscope, a été introduit par Georges Jackson en 1838 Le pied triangulaire à deux branches ouvertes en fer à cheval en avant et portant deux colonnes a été décrit par Ross en 1843 ^ Le volume et la foi^me arrondie ou anguleuse du pied et de ses colonnes ont été depuis plus ou moins modifiées successivement par chacun, des constructeur,s ayant adopté ce type.
181. La description qui suit se rapporte aux grand et moyen modèles des microscopes de Charles Chevalier, de Georges Oberhœuser et de Nachet, qui ont été imités par d'autres opticiens, mais ordinairement avec des modifications parfois plus nuisibles qu'utiles. La longueur du corps rend moins commodes des microscopes d'uu modèle analogue qui se font en Allemagne. 11 sera question plus loin des objectifs séparément.
Le pied des microscopes de moyen ou de petit modèle se compos'e en général d'une base circulaire de 10 centimètres environ de diamètre, épaisse de 2 centimètres ; elle est en laiton creux, et du plomb coulé dans sa cavité lui donne le poids auquel est dû en partie sa grande solidité. Une lame de cuir est collée en dessous, afin d'empêcher l'instrument de glisser.
La base est surmontée d'un tambour cylindrique haut de 6 ou 7 centimètres, qui présente une ouverture quadrilatère pour laisser arriver la lumière sur un miroir. La monture de celui-ci est fixée dans le tambour à l'aide de deux vis, dont les pignons saillants en dehors serventà faire varier son inclinaison à volonté pour éclairer l'objectif.
Cette monture doit porter sur une de ses faces un miroir concave, destiné à concentrer la lumière, et un miroir plan sur l'autre face. Ce dernier sera employé dans les cas où l'on se sert de faibles grossissements, ayant un champ trop vaste pour que les rayons réunis par le miroir concave puissent l'éclairer en entier.
Le tambour est fermé en haut par la platine (fig. 52), formée d'une plaque circulaire de verre noir dépoli, enchâssé exactement dans une épaisse plaque de cuivre, dont les bords sont percés de
» Microscopical Journal, 1858. ^ - London philosophkal Journal, 1843.