‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 223 sur 251 · BuROï et Legr.\nd, Thérap. du paludisme, p · texte numérisé non relu

BuROï et Legr.\nd, Thérap. du paludisme, p

0. Nicolas, Chantiers et terrassements en pays paludéens, Paris, 1888.

Groeser, qui a expérimenté le traitement préventif du paludisme par la quinine à Batavia, c'est-à-dire dans une des régions les plus insalubres du globe, conclut en faveur de cette méthode et cite des faits très probants à son actif \ Tandjouk Priok, port de Batavia, est si infecté de paludisme que beaucoup de capitaines hésitent à y toucher: les accès pernicieux y sont très communs et très graves.

Dans un premier travail, Groeser donne les résultats obtenus sur les équipages de deux navires marchands qui firent cinq traversées de Hollande à Batavia et qui séjournèrent dans le port de Priok.

Le soir de l'arrivée à Priok, on donnait aux hommes 1 g-r. de sulfate de quinine dans du genièvre ; la même dose était répétée les huitième, douzième et seizième jours de l'arrivée; les dixième et quatorzième jours, on donnait 0 gr. 50 de sulfate de quinine.

Pendant le quatrième voyage, à la suite d'un premier séjour à Priok, sur 78 personnes, 6 ont la fièvre, parmi lesquelles 2 chauffeurs qui avaient déjà été atteints précédemment; pendant un second séjour, 9 personnes seulement contractent la fièvre.

Les résultats obtenus lors des autres voyages sont presque aussi satisfaisants; cependant, lors du quatrième voyage, un homme meurt dans un premier accès syncopal.

La quinine administrée préA^entivement diminuait d'une façon évidente, dit Groeser, le nombre et la gravité des cas.

Dans une deuxième communication % Groeser donne les résultats obtenus par son successeur abord, le D' Buwalda; l'histoire du dernier voyage est particulièrement intéressante ; le traitement préventif fut rigoureusement suivi et il n'y eut pas un seul cas de fièvre dans l'équipage, pendant toute la traversée de retour; deux officiers qui n'avaient pas voulu prendre de quinine présentèrent seuls des fièvres graves et très rebelles.

Dans les derniers voyages, le sulfate de quinine était administré à la dose de 1 gr. avant de toucher le port de Priok, et à la même dose trois fois par semaine, pendant toute la durée du séjour dans ce port.

A Pola, en Istrie, on donne la quinine comme prophylactique dans l'armée, pendant la saison des fièvres, et les officiers ont l'habitude de prendre de la quinine préventivement quand ils vont chasser dans les marais ^

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