‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 245 sur 251 · Soc. de biologie, 21 nov · texte numérisé non relu

Soc. de biologie, 21 nov

domine de beaucoup et cette forme paraît bien plus difficilement inoculable que la forme libre, qui est commune dans le sang de l'alouette, par exemple.

Comme le dit Danilewsky, il est bien probable que la maladie est inoculable de pigeon à pii^eon et qu'il s'agit seulement de déterminer les conditions dans lesquelles l'inoculation doit être faite; il est très admissible que les hématozoaires, inoculables quand ils existent dans le sang- sous certaines formes, ne le soient pas sous d'autres formes.

D'après M. A. Labbé l'inoculation réussit entre pinsons 4 fois sur 5, et d'alouette à alouette une fois sur 3 ou 4 {ojk cit., p. 230).

D. L'hématozoaire endo globulaire des oiseaux ne doit pas être confondu avec lliématozoaire du paludisme. — L'hématozoaire endog-lobulaire des oiseaux présente une g-rande ressemblance avec l'hématozoaire du paludisme, ainsi que Danilewsky l'a fait remarquer, mais je ne crois pas qu'il s'ag^isse d'un seul et même parasite.

On peut relever plus d'une différence morpholog"ique entre l'hématozoaire du paludisme et le parasite des oiseaux : les corps sphériques du sang des oiseaux sont rarement à l'état libre; ils ne présentent pas de mouvements amiboïdes comme les éléments similaires du sang palustre ; les corps cylindriques du sang des oiseaux diffèrent des corps en croissant du sang palustre par leur forme, par leurs dimensions, par la disposition du pigment.

L'hématozoaire des oiseaux existe souvent sans provoquer de troubles morbides, il est certainement beaucoup moins pathogène que l'hématozoaire du paludisme ; il semble souvent qu'il s'agisse, chez l'oiseau, d'un fait de commensalisme.

L'infection des oiseaux ne paraît pas subordonnée aux conditions spéciales des foyers du paludisme; les pigeons élevés dans des villes salubres se sont montrés infectés dans la même proportion que des pigeons provenant des localités palustres ; les pigeons pris dans des localités saines et transportés dans des localités palustres ne s'infectent pas dans une proportion plus forte que ceux qui ont été laissés dans lalocalité salubre (DiMaïtei, op. cit.).

Mais ce qui doit surtout faire douter de l'identité de ces parasites, c'est que jusqu'ici on n'a pas réussi à inoculer les hématozoaires du paludisme aux oiseaux.

Dès 1889, j'ai essayé d'inoculer l'hématozoaire du paludisme à des geais en leur injectant, dans les veines, du sang palustre riche

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