‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 43 sur 251 · Plehn, Arch. de Virchoiv, 1892, t. CXXIX, p · texte numérisé non relu

Plehn, Arch. de Virchoiv, 1892, t. CXXIX, p

2. A. Laverax, Du paludisme et de son hématozoaire, Paris, 1891.

3. Presque toujours le type de la fièvre n'a pas pu être déterminé parce que la quinine avait été administrée après le premier accès de fièvre.

4. Fièvres irrégulières, continues, accidents pernicieux figurant dans le tableau ci-dessus et fièvres intermittentes irrégulières observées postérieurement à la publication de ce tableau.

78 ETIOLOGIE

n'ai noté l'existence des croissants que 23 fois ; dans les 33 autres cas on ne trouvait dans le sang- que des corps amiboïdes.

Il m'est aiTivé plusieurs fois d'observer chez un même malade, sans que le type de la fièvre se modifiât : lors d'un premier examen, du sang, des croissants, et lors d'un examen postérieur, des corps amiboïdes ^

Dans d'autres cas je trouvais en même temps dans le sang des corps amiboïdes et des croissants.

Pour expliquer ces faits les partisans de la pluralité des hématozoaires du paludisme sont obligés d'admettre que les infections mixtes sont fréquentes.

Les croissants s'observent souvent chez les malades atteints d'accidents pernicieux; je les ai notés 13 fois sur 18, soit dans 72 p. 100 des cas et Mannaberg les a notés 27 fois sur 30.

On ne saurait en conclure que les corps en croissant sont la cause des accidents pernicieux; la présence de ces éléments n'est pas constante en effet dans les fièvres pernicieuses, et d'autre part on les trouve fréquemment chez des malades qui n'ont jamais eu d'accidents pernicieux.

Feletti a pu dire qu'il n'avait jamais observé les croissants chez les malades atteints de fièvre pernicieuse'.

Depuis le début de mes recherches, j'ai été frappé de ce fait que les croissants se rencontrent surtout chez les cachectiques, la cachexie pouvant d'ailleurs se produire lentement, à la suite d'une série de rechutes de fièvre, ou rapidement, à la suite de quelques accès graves (cachexie aiguë) .

Cette relation, qui a été confirmée par les travaux de Councilman, de W. Osier, de James et d'Arnaud, ressort du tableau suivant".

i. Voici deux exemples de ces modifications : Un malade entre à l'hôpital du Valde-Gràce le 3 décembre 1891 pour cachexie palustre et fièvre intermittente quotidienne. L'examen du sang, fait à plusieurs reprises au mois de décembre, révèle seulement l'existence de corps amiboïdes. De nouveaux examens du sang, faits les 5 et 11 janvier 1892, permettent de constater l'existence de croissants. Un dernier examen ne révèle plus que des corps amiboïdes.

Un autre malade, qui a contracté la fièvre au Dahomey, entre au Val-de-Grâce le 23 juillet 1893. A l'entrée il n'y a pas de fièvre, le sang renferme des croissants. Les 9, 10 et 11 août, le malade a des accès très réguliers; l'examen du sang fait le 9 août révèle l'existence de petits corps sphériques; je ne trouve plus trace de croissants.

Il me serait facile de multiplier ces exemples.

2. Congrès internat, de méd., Rome, 1894, Gaz. hebdom., 1894, p. 200.

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