Bouchut, Traité des malad. des nouveau-nés
2. Griesinger, Traité des malad. infec. Trad. franc., 2" édit., Paris, 1877, p. 20.
3. Leroux, Du paludisme congénital. Bévue deméd., 1882, p. 569-575.
4. Chiarleoni, Le paludisme et la fonclion de la génération chez la femme. Ami. univ. di medic, avril 1886.
o. Journal des 'praticiens, 26 nov. 1895, p. 338. 6. Bein, Soc. de méd. int., Berlin, 21 mars 1892.
Bouzian a trouvé dans le sang' d'un nouveau-né, 42 jours après la naissance, des corps en croissant et des corps sphériques .
Bignami, Guarnieri ^ et Gaccini ^ ont recherché sans succès le parasite du paludisme dans le sang- de fœtus provenant de femmes atteintes de paludisme. Gela n'infirme en rien les faits positifs de Bein et de Bouzian; il faut en conclure seulement que la transmission du paludisme de la mère au fœtus n'est pas constante et qu'elle ne se fait que dans certaines conditions.
D. Topi a cité des faits très favorables à l'idée de transmission héréditaire du paludisme ; les observations sont malheureusement incomplètes, l'examen du sang- n'ayant pas été fait \
On comprend très bien que l'hématozoaire du paludisme qui, à la première phase de son développement, ne mesure que 1 p. de diamètre puisse passer de la mère au fœtus.
I. Straus et M. Ghamberland ont prouvé que les microbes du charbon symptomatique, du choléra des poules, de la septicémie et même la bactéridie charbonneuse pouvaient passer de la mère au fœtus ^
Il existe des observations très probantes d'infection typhoïdique intra-utérine ^
Le D"" Mamourski a publié une observation de fièvre récurrente intra-utérine ; le sang- du fœtus contenait un très grand nombre de spirilles \
R. W. Felkin, qui admet comme démontrée la transmission de la fièvre palustre de la mère au fœtus, a cité deux faits qui tendraient à prouver que le paludisme peut être transmis aussi parle père, la mère étant indemne*; ces faits ne sont pas probants; dans le premier cas on peut admettre que le paludisme existait à l'état latent chez la mère (l'observation a été recueillie dans le sud de l'Afrique) ; dans le deuxième il s'ag-it d'une femme alcoolique et les accidents observés chez l'enfant s'expliquent beaucoup mieux par l'alcoolisme de la mère que par les fièvres dont le père avait souffert.