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A. Laveran, Traité des fièvres palustres, p

coiffures convenables; dans certains accès comateux il est difficile de faire la part de l'insolation et celle du paludisme.

L'alcoolisme est une cause adjuvante ou occasionnelle bien connue des accès pernicieux, ici encore il peut être difficile de faire la part des deux maladies. En Algérie on a souvent à enregistrer des accès pernicieux le lendemain des fêtes célébrées par de copieuses libations ^

Les prédispositions individuelles permettent quelquefois de comprendre pourquoi l'accès pernicieux prend telle forme plutôt que telle autre. L'alcoolique est prédisposé à l'accès délirant, l'épileptique à l'accès convulsif; la théorie des prédispositions individuelles et des points faibles est ici parfaitement applicable ^ Caractères cliniques communs. — Les accès pernicieux peuvent revêtir des formes très variées et qui, au premier abord, ne présentent aucun rapport entre elles : fièvre avec état typhoïde ou délire, état comateux, algidité, symptômes cholérif ormes, fièvre bilieuse avec hémoglobinurie, gastralgie, convulsions épileptiformes, etc.

Heureusement pour le clinicien, cette grande variété des symptômes n'exclut pas l'existence de caractères communs qui doivent d'abord attirer notre attention.

Les accès pernicieux ne s'observent guère que chez des malades ayant eu déjà une ou plusieurs atteintes de fièvre palustre, la connaissance des antécédents morbides présente donc un grand intérêt. Seule la continue palustre avec état typhoïde ou avec délire est souvent une fièvre de première invasion.

Dans tous les cas d'accès pernicieux que j'ai observés, il v avait de la fièvre; presque toujours la température dépassait 39% et dans quelques cas elle atteignait 41°.

Dans les accès algides eux-mêmes, la période de collapsus est précédée d'un stade fébrile.

Guéguen donne la température de 42°, 2, comme la plus élevée qu'il ait trouvée dans une comateuse suivie de mort et celle de 33°, 4, comme la plus basse qu'il ait observée dans un cas de fièvre algide '*.

Quelques observateurs ont admis que l'accès pernicieux était

1. Caïrin, Les fièvres palud. dites pernicieuses, leur prophylaxie. Gaz. hebdom. de mêd. et de chir., mai 1895.

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