‹ Traité du paludisme (volume 3)Chapitre 173 sur 243 · Traité des fièvres intermit., p · texte numérisé non relu

Traité des fièvres intermit., p

2. D'après Duggan (observ. faites à Sierra-Leone), lorsque les croissants persistent pendant 4 à 5 semaines dans le sang d'un malade, il faut le rapatrier {Soc. royale de méd. et de chir. de Londres, 23 mars 1897).

I^VBRAN, Paludisme. 22

mauvais état général des malades, en même temps qu'elles aggravent elles-mêmes le paludisme , qui se réveille parfois sous rinfluence d'une phlegmasie ou d'un traumatisme ; c'est ainsi que la pneumonie et la dysenterie des palustres ont une gravité exceptionnelle.

En somme le pronostic du paludisme est toujours sérieux: s'il est facile de couper la fièvre, le malade est exposé pendant longtemps à des rechutes, à des complications, à des accidents pernicieux.

La gravité du pronostic dépend beaucoup des conditions dans lesquelles se trouvent placés les malades.

Chez des individus bien surveillés, traités d'une façon rationnelle dès qu'apparaissent les symptômes du paludisme, évacués au besoin sur des localités saines, quand la maladie résiste au traitetement, la guérison est la règle.

Lorsque les malades sont abandonnés à eux-mêmes, lorsqu'ils se traitent mal et qu'ils sont condamnés à vivre dans les foyers palustres, le pronostic est extrêmement grave.

Nous possédons dans la quinine un spécifique des accidents palustres, ce qui contribue beaucoup à atténuer la gravité du pronostic, mais l'efficacité de la quinine a des limites qui sont vite franchies quand le paludisme aboutit à la cachexie.

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