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CHAPITRE II

ÉTIOLOGIE (SUITE)

I. Historique des recherches entreprises pour découvrir Tagent pathogène du paludisme.

II. Découverte de l'hématozoaire du paludisme, recherches confirmatives des miennes; Thématozoaire retrouvé dans toutes les contrées palustres.

I. Recherches antérieures aux miennes entreprises dans le but DE découvrir le PARASITE DU PALUDISME. — Depuis longtemps les observateurs avaient été conduits, par Tétude des conditions qui favorisent le développement du paludisme, à penser que l'agent pathogène de cette endémie était un parasite.

Déjà Vitruve, Varron et Columelle émettent l'idée que les fièvres palustres sont produites par l'introduction d'animalcules dans le corps de l'homme.

D'après Lancisi les fièvres palustres sont dues à des animalcules microscopiques qui, engendrés par la putréfaction des végétaux, se trouvent en suspension dans Tair des localités marécageuses et qui sont susceptibles de pénétrer dans le sang*.

Cette opinion, défendue par Rasori, était si répandue en Italie au commencement du xix' siècle, que, dans le peuple, les animalcules fébrifères avaient reçu un nom, celui de serafici; on conseillait de ne respirer l'air des localités palustres qu'à travers une gaze légère qui empêchait la pénétration des parasites de la fièvre dans les voies respiratoires, et de manger de l'ail pour éloigner ou détruire ces parasites ^.

Virey pensait que les infusoires étaient la principale cause de l'insalubrité des marais.

1. LAitcisi, De noxiis paludum effluviis, lib. II, Roroœ, 1717.

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