‹ Traité du paludisme (volume 3)Chapitre 231 sur 243 · E. Ferroni et G. Massahi, Hi forma med.y · texte numérisé non relu

E. Ferroni et G. Massahi, Hi forma med.y

7. Salmon, Soc. de biologie, 30 janvier 1897, et Ann. de l*inst. Pasteur, 1897, p. 289.

iAi PARASITES VOISINS DU MICROBE DU PALUDISME

Doehie a décrit, dans le sang des varioleux, des hématozoaires qui ont une certaine ressemblance avec ceux du paludisme: ces parasites qui se trouvent également (d'après Doehie) dans la sérosité des boutons de la variole, aussi longtemps que cette sérosité est claire, se présentent sous Taspect de corpuscules arrondis, de 0,5 à 2,5 [JL de diamètre, animés de mouvements amiboïdes, avec un noyau et souvent un flagelle mobile.

Doehie aurait vu aussi, dans le sang des malades atteints de rougeole et de scarlatine, des protozoaires intra-globulaires mesurant de 0,5 à 1 [JL de diamètre; par la méthode de coloration de Lœffler on pourrait constater que ces protozoaires sont munis de flagelles *.

Ces faits n'ont pas été confirmés; a priori il ne semble pas probable que les fièvres éruptives soient dues à des parasites voisins de celui du paludisme; la contagiosité de ces fièvres, la durée régulière de leur incubation et de leur évolution, enfin le fait qu'une première atteinte confère l'immunité, semblent démontrer que les agents pathogènes des fièvres éruptives ne sont pas de même ordre que l'agent pathogène du paludisme.

D'après Deichler et Kourloff la coqueluche serait produite par un protozoaire qui se présenterait, dans les crachats frais des malades atteints de coqueluche, sous l'aspect d'un corps amiboïde muni de cils vibratiles *.

Je n'ai pas réussi à retrouver, dans les crachats des malades atteints de coqueluche, le parasite décrit par Deichler et Kourloff.

Sacharofl* dit avoir constaté, dans le sang des malades atteints de fièvre récurrente, de gros corps amiboïdes qui donneraient naissance aux spirilles d'Obermeyer comme l'hématozoaire du paludisme aux flagelles '. Les corps amiboïdes d'où dérivent les spirilles seraient faciles à voir dans le sang, après la défervescence ; ils pourraient avoir en longueur vingt fois le diamètre d'une hématie.

A l'appui de l'opinion de Sacharoff on peut citer ce fait que les spirilles de la fièvre récurrente ne peuvent pas être cultivés sur les milieux artificiels, non plus que les hématozoaires du paludisme, mais les différences sont plus nombreuses que les analogies entre ces parasites.

1. DoEHLB, Centralbl. f. allgem. Pathologie u. path. Anatomie, 1892, et CentralbL f. Bakter., 1892, Bd. Xii.

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