‹ Traité du paludisme (volume 3)Chapitre 25 sur 243 · Wood, American journ. of the med. se, 18C · texte numérisé non relu

Wood, American journ. of the med. se, 18C

droits où ne régnent pas les fièvres; des plaques de terre recouvertes de cette algue, transportées dans diverses habitations de Lyon, n'ont jamais déterminé d'accès de fièvre chez les personnes qui occupaient ces habitations. Magnin conclut que les palmelles ne sont pas les agents de la fièvre palustre *.

En 1867, Binz constate l'action toxique des sels de quinine sur les infusoires, et tire de ce fait un nouvel argument en faveur de la théorie parasitaire du paludisme', mais la valeur de cet argument est faible tant qu'on admet que le parasite du paludisme est un champignon, une algue ou une bactérie; les champignons, les algues et les schizophytes, sont en effet très peu sensibles à l'action de la quinine.

Le même observateur injecte à des chiens, dans les veines, des matières putrides d'origine végétale, et il prétend que les animaux rendus malades de cette façon guérissent par la quinine. Ces expériences sont avec raison critiquées. Il est bien certain que Binz n'a jamais provoqué ainsi de véritables fièvres intermittentes et que les animaux sur lesquels il expérimentait ont eu simplement des accidents pouvant être rattachés' à la septicémie.

Quinquaud, qui a étudié avec soin les palmelles, a souvent absorbé lui-môme et a fait absorber à -d'autres personnes ces micro-organismes; les résultats ont toujours été négatifs*.

Massy (de Ceylan) a signalé la présence d'une quantité énorme de champignons microscopiques dans l'air pendant la période endémo-épidémique des fièvres palustres à Jaffna *. L'air, l'eau, les crachats et l'urine de la plupart des fébricitants renfermaient des spores de mucédinées.

Hallier incline à croire que le parasite du paludisme appartient à une espèce voisine des oscillariées, c'est-à-dire de ces organismes filiformes, doués de mouvements très vifs, qu'on trouve en abondance dans l'enduit verdàtre des égouts et qu'on a placés tour à tour dans le règne animal et dans le règne végétal'.

Le D*" Balestra a trouvé constamment dans l'eau des marais Pontins, une algue qui lui paraît être la cause des accidents du

1. Maomn, Rech. géologiques, botaniques et stalistiqucs sur l'impaludisme dans lesDombes, Th. Paris, 1876.

2. Bwz, Max SchuUze's ArchiVy 1867. — Du mêmb. Pharmakologische Sludien iiber China. Virchow^s ArchiVj 1869.

3. QuiNQOAUD, Soc. de biologie, 15 nov. 1879. -I. Masst, Army med. report, 1865.

5. RicnTER, Schmidt*8 Jahr bûcher, 1867 et 1868, cité par Valli.n, art. Marais du Diction, encyclop. des se. méd.

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paludisme *. « Cette algue surnage à la surface de Teau; elle est irisée si elle est jeune, et reproduit l'apparence de taches d'huile. C'est seulement quand elle se trouve au contact de Tair, exposée aux rayons solaires, en présence de végétaux en décomposition, qu'elle se développe rapidement en laissant dégager de petites bulles gazeuses. » Les spores sont ovoïdes, d'un jaune verdâtre, mesurant 1 [jl de diamètre. Balestra a retrouvé les spores et les sporanges de cette algue dans l'eau produite par la condensation de la vapeur d'eau à la surface des marais.

Il est difficile de dire exactement quelle est l'algue décrite par Balestra, il ne s'agit pas en tous cas des palmelles de Salisbury.

Selmi constate que, dans les localités palustres qu'il a examinées, la vapeur d'eau condensée donnait lieu, au bout de quelque temps, à un dépôt blanc formé par des algues de nature indéterminée*.

Cunningham, à Calcutta, n'a pas réussi î\ découvrir de connexion entre la présence et l'abondance de tel ou tel microbe dans l'air et le développement des fièvres palustres '.

Corre constate que l'on trouve dans toutes les localités insalubres du Sénégal des palmellées et des oscillariées ; il conclut seulement que ses observations semblent fournir un nouvel appui à la théorie des miasmes figurés *.

En 1878, Eklund recueille la vase des marécages et des résidus d'algues sur les côtes où la fièvre est endémique, et il place le tout sous des cloches de verre qui sont exposées au soleil; dans la vapeur d'eau déposée à la surface interne des cloches, il trouve un champignon auquel il donne le nom de Limnophy salis hyalina et auquel il attribue les accidents du paludisme *.

Aucun fait confirmatif de ces recherches n'a été publié.

Griffini, Lanzi et Terrigi injectent à des chiens, à des cobayes ou à des lapins de la rosée recueillie au-dessus des marais ou simplement de l'eau des marais, et ils produisent chez ces animaux des accidents qu'ils comparent à ceux du paludisme*.

Lanzi et Terrigi prétendent avoir retrouvé dans la rate et dans

1. Balestra, Congrès méd. de Florence, 1869, et Acad. des se, 18 juillet 1870.

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