‹ Traité du paludisme (volume 3)Chapitre 38 sur 243 · Congrès internat, d'hygiène de Buda-Pcst · texte numérisé non relu

Congrès internat, d'hygiène de Buda-Pcst

8. E. Caîitox, El hematozoario del Paludismo, Ann, du cercle méd. Argentin, Buenos-.Vires, 1892. — Du même, môme sujet, 1 vol. in-8», Buenos-Aires, 1894.

9. Saxtos a. Dominici, Contribucion al csludio del Hematozoario de Laveran en Venezuela, Caracas, 1896.

10. Vax der Scbeer, Travaux du laboratoire d*anat. pathol. et de bactériol. de Wellevreden pour 1892 et Archiv. f. pathol. Anat,, t. GXXXIX, 1.

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Plehn a constaté également aux Indes hollandaises Texislonce de ce parasite ^

Le D^ A. Luna a retrouvé à Manille (Philippines) l'hématozoaire du paludisme avec les mêmes aspects que dans les autres pays '.

Il ressort de tous ces travaux que mon hématozoaire a été retrouvé par un grand nomhre d'observateurs sur la plupart des points du globe où sévit le paludisme et qu'il se présente partout avec les mêmes formes.

L'existence constante du parasite dans le sang des palustres de tous les pays, et de ces malades seuls, est une des meilleures preuves de son rôle pathogène.

A un autre point de vue, ces recherches poursuivies dans un grand noml)re de contrées présentent un vif intérêt.

On pouvait supposer a priori que dans les pays où l'endémie palustre est très grave, comme à Madagascar, il existait des parasites spéciaux, et cette hypothèse a été faite; il ressort manifestement des recherches poursuivies dans les difTérenls foyers endémiques que le parasite se retrouve partout avec les mêmes caractères, qu'il est partout le même.

Il y a des formes qui dominent dans certains pays et à certaines époques de Tannée; c'est ainsi que dans les pays tropicaux, pendant la saison la plus malsaine, les petites formes sont prédominantes (DcGGAN à Sierra Leone, Marchoux au Sénégal), ainsi encore qu'en Algérie les corps en croissant s'observent surtout à l'automne, mais ces différences s'expliquent par les influences de milieu ou par les modifications que subit l'organisme.

Un certain nombre d'observateurs admettent que les fièvres tierces, quartes et irrégulières sont produites par des parasites d'espèces diflerentes ; j'aurai à discuter dans le chapitre suivant les arguments qu'on a fait valoir en faveur de cette opinion ; je me contenterai de faire remarquer ici que l'existence sur les points du globe les plus éloignés les uns des autres des mêmes formes parasitaires tend à démontrer qu'il s'agit d'aspects différents d'un même parasite et non d'espèces distinctes.

S'il y avait des parasites différents pour la tierce, la quarte et

1. Plehn, Virchou/s Archiv, 1S92, t. CXXIX, p. 280, et Centralbl.f, die medic, Wissenschaf., 1802.

2. Lettre datée du 29 mars 1893 que le D' A. Luna m'a fait l'honneur de m'écrire.

les fièvres irrégulières, il est vraisemblable que, sur certains points , une (le ces espèces régnerait à Texclusion des autres.

En étudiant, dans le chapitre précédent, la répartition des types fébriles dans les pays palustres j'ai eu Toccasion de faire remarquer déjà que si certains types dominent ici ou là (tierce dans les climats tempérés, continues dans les climats tropicaux, etc.), les «lifférentes formes cliniques sont représentées dans tous les foyers palustres.

Vne seule maladie donnant lieu à des manifestations cliniques variées, un seul microbe se présentant sous différentes formes, telle est la conclusion qui paraît s'imposer.

En regard des travaux si nombreux qui sont confirmatifs des miens on n'en peut citer qu'un très petit nombre qui concluent à l'existence de microbes du paludisme autres que mon hématozoaire.

On a vu que le dernier travail favorable au Dacillus malariœavait été publié par Schiavuzzi en 1888.

En 1886 Von Sehlen a annoncé qu'il avait trouvé dans le sang des malades atteints de fièvre intermittente, examiné pendant le frisson, des microcoques de 1 [jl de diamètre.

En cultivant sur la gélose le sang recueilli dans ces conditions, Von Sehlen aurait obtenu des colonies de microcoques, tandis que les cultures faites avec le sang recueilli pendant l'apyrexie ne donnaient rien. La terre des localités marécageuses aurait fourni des colonies de microcoques semblables à celles du sang palustre*.

Boinet* et Luigî Facciola' ont décrit également un microcoque dans le sang palustre.

Tous ceux qui ont l'habitude de l'examen du sang savent qu'on trouve toujours dans le sang des corpuscules qu'il est facile de confondre avec des microcoques.

Les tentatives faites par différents auteurs pour reproduire les expériences de Sehlen n'ont jamais réussi. J'ai souvent essayé, pour ma part, d'ensemencer le sang palustre dans les conditions indiquées par cet observateur, les résultats ont toujours été négatifs.

Lorsque parurent mes premiers travaux sur l'hématozoaire du

1. Sehle.n, Sur rétiologie de la malaria, Arc/i, de Vivchow, mai 188G.

2. Boinet. Lyon médical, 2! avril 1889, et Gaz. des se, méd. de Montpellier, 1889.

3. Luioi Facciola, Suir etiologia dell' infezione palustre, Messina, 1892.

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paludisme, bon nombre d'observateurs pensèrent que j'avais décrit comme des parasites des éléments morphologiques du sang plus ou moins altérés. La plupart des auteurs qui avaient émis celte opinion se sont rendus à l'évidence et sont devenus des partisans convaincus de l'hématozoaire du paludisme. Je crois inutile de reprendre une polémique qui paraît abandonnée par mes anciens adversaires.

Lorsque je traiterai de l'examen du sang au point de vue du diagnostic du paludisme (Ch. ix) j'indiquerai les caractères qui permettent de distinguer l'hématozoaire, sous ses différents aspects, des éléments morphologiques du sang plus ou moins altérés.

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