Vincent, Soc, de biol., 26 mars
HÉMATOZOAIRE DU PALUDISME 77
Plehn déclare qu'il ne pourrait pas reconnaître le type d'une fièvre palustre d'après l'examen du sang *.
Les corps en croissant sont, à la vérité, bien distincts des corps amiboïdes, mais on ne peut pas conclure de cette différence d'aspect à l'existence d'espèces parasitaires distinctes.
Grassi lui-même reconnaît que les croissants dérivent de petits éléments qui ne diffèrent pas des formes très jeunes des autres espèces; quant au mode de reproduction il n'est pas connu.
Les croissants, a-t-on dit, ne se rencontrent que dans certaines formes cliniques du paludisme ; malheureusement, quand il s'agit de spécifier ces formes, les divergences sont nombreuses ; tandis que P. Canalis et Golgi considèrent les corps en croissant comme les parasites des fièvres irrégulières, Marchiafava et Bignami leur attribuent les tierces estivo-automnales.
J'ai publié un grand nombre de faits qui démontrent que les croissants peuvent exister dans des fièvres régulières, aussi bien que dans les fièvres intermittentes irrégulières, dans les continues et les pernicieuses '.
136 malades dans le sang desquels j'ai constaté la présence des croissants se répartissent ainsi qu'il suit au point de vue clinique :
Quotidiennes 47
Tierces 13
Quartes 2
Intermittentes irrégulières 2
Intermittentes de type indéterminé ^ 42
Continues : 10
Accidents pernicieux 13
Cachexie sans fièvre 7
Le chiffre des quartes qui figurent à ce tableau est très faible, mais je n'ai recueilli que 7 observations de quartes contre 223 de quotidiennes et 81 de tierces.
D'autre part les croissants font souvent défaut dans les fièvres irrégulières ; sur 86 cas de fièvres palustres à type irrégulier * je