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A. Laveran, Traité des fièvres palustres, p

3. GuÉGUEM, Étude sur la marche de la température dans les fièvres intermit, Paris, 1878.

quelquefois apyrétique et même qu*il pouvait s^accompagner d'un

abaissement de température dès le début de Taccès '. A la fln d'un

accès algide ou d*uû accès cholériforme, la température du corps

peut certainement s'abaisser au-dessous de la normale, mais je

considère comme très douteuse Texistence d'accès pernicieux dans

desquels la température ne s'élève pas, au débuts au-dessus de la

normale.

L'hypersplénie qui est constante, est d'autant plus prononcée que le paludisme est plus ancien; on comprend donc qu'il existe, à ce point de vue, de grandes différences. Lorsque l'accès pernicieux se produit chez un malade atteint de cachexie palustre, l'hypersplénie est énorme, très facile à constater; s'agit-il au contraire <^*xiQe fièvre de première invasion, d'une continue palustre avec "élire ou état typhoïde, l'augmentation de volume de la rate est *^^aucoup moins apparente et ne peut être décelée que par une exploration méthodique.

L'action de la quinine, si remarquable dans le traitement des

^ccès pernicieux, fournit au diagnostic une donnée importante,

^ais qui ne peut être utilisée que pour un diagnostic rétrospectif.

Le caractère le plus précieux, le seul qui permette d'affirmer la

Nature palustre des accidents, est fourni par l'examen du sang.

Dans tous les cas d'accès pernicieux que j'ai observés, le sang obtenu par la piqûre du doigt contenait des éléments parasitaires eu grand nombre. Les malades atteints de bilieuse hémoglobinurique font exception à la règle. Je reviendrai plus loin sur cette question.

Principales formes. — Les accès délirants, comateux, algides et diaphorétiques sont notés par la plupart des observ^ateurs comme les plus fréquents; il existe d'ailleurs, suivant les pays, de grandes différences au point de vue des types dominants. L'accès cholérique, fréquent en Cochinchine, est rare en Algérie. La bilieuse hémoglobinurique qui est une des formes pernicieuses les plus communes sur la côte ouest d'Afrique est pour ainsi dire inconnue en Italie et en Algérie.

A la Guyane, d'après Maurel, l'accès algide est le plus commun des accès pernicieux ^.

1. Pampoueis, Étude clin, et bactériol. sur les flcvrcs palustres do la Grèce, Paris, 1888, p. 41.

2. Maurel, Traité des malad. palud. ù la Guyane, Paris, 1883, p. 104.

En Algérie, ce sont les accès pernicieux délirants et comateu>K qu'on observe le plus souvent; de même à Madagascar '.

La fréquence des formes varie aussi avec Tàge des sujets.

L'accès pernicieux convulsif, très rare chez Tadulte, est signa \k comme assez commun par les auteurs qui ont étudié d'une maniè^K^re spéciale le paludisme chez les jeunes enfants.

Je décrirai successivement : les accès pernicieux avec état t^ ,ayphoïde, les accès délirant, comateux ou soporeux, algide, diaph ^r^iorétique, cholérique, bilieux, gastralgique, dyspnéique, convulsr ^f, syncopal; je m'occuperai ensuite de la fièvre bilieuse hémogl -M3obinurique dont l'étiologie est plus complexe que celle des auti — j^s formes.

1. Accès pernicieux avec état typhoïde, — Il arrive souvent, Algérie, pendant la période endémo-épidémique, qu'un malade apporté à l'hôpital dans l'état suivant : la peau est brûlante, thermomètre placé dans l'aisselle marque 40 à 41*, le pouls eî?-*sl fort, augmenté de fréquence; il existe de la stupeur, parfois cniJu subdélire, l'adynamie est profonde; la langue est sèche, tremblant:^ — ®» les dents et les lèvres sont fuligineuses; il existe tantôt de '^ constipation, tantôt de la diarrhée ; il n'est pas rare que le mala^d® laisse aller sous lui les urines et les matières fécales ; le ventre e^ ^^ souple; la matité splénique est augmentée et la pression au-des^ ^ sous des fausses côtes du côté gauche est assez souvent doulot--^" reuse.

En un mot, le malade est plongé dans un état typhoïde iderm^ tique à celui qu'on observe dans la fièvre typhoïde la plus franch ^ et la plus grave.

Lorsqu'on peut se procurer des renseignements, on apprend efï général que le malade vient d'une localité insalubre et qu'il a eu antérieurement quelques accès de fièvre intermittente.

Il est rare qu'un premier accès pernicieux avec état typhoïde entraîne la mort; en général, la défervescence se fait au bout de 24 ou de 36 h. ; tous les accidents se dissipent, il ne reste plus que de la faiblesse et de l'anémie.

Si la quinine a été administrée à forte dose, les accidents ne se reproduisent généralement pas, du moins immédiatement; sinon, de nouveaux accès surviennent; après une amélioration passagère, le malade retombe dans l'état typhoïde et ne tarde pas à succomber.

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