‹ Traité du paludismeChapitre 154 sur 291 · W.-S. TBATin. On DepJirilU of itiiilarial origin, ISBS · texte numérisé non relu

W.-S. TBATin. On DepJirilU of itiiilarial origin, ISBS

4. J. Hopi PoTTEB, L'iiému^lobinurlc ilnos la mataria, Brilitli n p. 300. — E.-\. WoLDiKT, l'n fns d'Iiématurie mainriale, iVni'-I 23 février tSOS.

5. Maihel, Trallé des malad. palud. à la Guyane, IS83, p. SD. — Gihmp, Mu du paludisme ?ur \ea uTf:anes pénilnux. l'aria, tH8i. — Hiiitbolon, /Ireh, i

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D'après Maurel, on observe assez souvent Tépididyniite chez les palustres à la Guyane. L'épididyme se tuméfie et devient douloureux sur le déclin d'un accès de fièvre; en général, il s'agit d'une simple congestion qui disparaît rapidement, mais qui reparaît souvent lors d'une rechute; quelquefois l'épididymite est bien caractérisée et l'induration consécutive ne disparaît que lentement.

Girerd à Panama aurait observé, sur 3S0 palustres, 192 fois Vatrophie d'un ou des deux testicules à la suite d'orchites! Il parait ressortir de la lecture du travail de Girerd que bon nombre de ces orchites ou épididymites relevaient plutôt de la blennorragie que du paludisme.

Bertholon, Schmit, Charvot, Calmette, Hublé, Malinas, Coronado, Pluyette, Quennec, Planté ont observé l'orchite comme complication du paludisme.

Je résume la description que Charvot a donnée de l'orchite dite pa.lustre.

C'est une orchite aiguë, à début brusque ; Tépididyme et le tes- (ieule sont presque toujours pris en même temps, on trouve sou- ^^enl un peu de liquide dans la vaginale. Les malades accusent des Couleurs vives locales et irradiées.

Les phénomènes généraux sont très marqués, la fièvre qui est "^'ive et continue, cède rapidement à l'emploi de la quinine.

L'évolution de l'orchite ne suit pas une marche parallèle à celle ^e la fièvre; souvent la résolution n'est complète qu'au bout de trois ou quatre semaines, la consistance du testicule diminue au Moment de la résolution et l'atrophie consécutive est commune, Comme dans l'orchite' ourlienne.

Le traitement local a peu d'importance : repos au lit, élévation des bourses s«r une planchette, suspensoir quand le malade se lève ; c'est la médication quiniquequi joue le grand rôle.

A l'appui de sa description, Charvot donne 6 observations.

C^est seulement après avoir éliminé toutes les causes connues d'orchite ou d'épididymite qu'on peut conclure à l'existence d'une localisation du paludisme sur le testicule et, pour confirmer ce diagnostic, il serait nécessaire de constater la présence des héma-

milii., iSM. — SoHMiT, même Rec., 1887. — Gastellan, Th. Montpellier, 1887. — CAL3fSTTS, Arch. de méd, milit., i888. — Hublé, Assoc. fr. pour Cavanc. des srirnces, Oran, 1888. — Charvot, Bévue de chir., i888. — Malinas, Arck. de méd, miUL, 1889.

CORONADO, Cran, med. quir. de la HahanOy 1889. — Pluyette, Marseille méd.,

*%93. — QuBNNBG, Arch, de méd, nav., i89(i, p. i2G. — J. Planté, même Henicil, 1890, P. 347. — Maunas, Arch. de méd, milit,, février 1897, p. 124.

KdUMES CLINIOUKS

tOEoaires du paludisme au momenl île ra]iparitioti de l'orchil qui n'a pas été fait jusqu'ici.

Le fait que la fièvre côile et que l'orcliite disparaît ch« malades auxquels on administre de la quinine, ne démontre pas qu'il s'agisse d'une maniFestation du paludisme; le même traitement réussirait parfaitement dans l'orcliite ourlienne qui, si l'un s'en rajtpurte à la description de Cliarvot, a une grande analogie avec l'orchite palustre.

Il faut se garder de considérer tomme palustre toute urchite qui se produit chez un sujet qui est atteint ou qui a été atteint de paludisme; parmi les ubservations d'orchite palustre qui ont ét^ citées, bon nombre sont susceptibles d'une autre înterprûlutton.

J'ai dit plus liaut que Girerd me paraissait avoir attribué souvent au paludisme des épididymîles blennorragiques. Dans d'autres cas, l'orchite ourlienne a été décrite sous le nom d'orchite palustre; on sait que l'orchite ourlienne peut se proiluire sans élre j)récédéc de parotides et qu'elle s'accompagne de phéDora6aes généraux, d'apparence parfois assez grave, et en particulier d'une Oèvre très vive'.

llublé, qui a publié plusieurs observations d'orchite cliei des soldats atteints de paludisme, note la coexistence des oreillons; il me parait évident que, dans plusieurs de ces cas, il s'agissait d'orchiies ourliennes et non d'orchites palustres (Hlblé, op. cil., voir notamment l'Observ. IX).

En 1876, j'ai observé un cas d'orchite chez un malade en Irtitement à l'hâpilal pour fîèvre intermittente; il y avait a ce moment dans mes salles des malades atteints d'oreillons, le diagnostic d'orchite ourlienne d'emblée fut porté et, je crois, avec raison,

On sait que les oreillons sont tr&s communs dans l'armée cl il est à noter que la plupart des observations d'orrhite palustre ont été citées par des médecins militaires.

En 1878, à Biskra, un de mes malades, palustre et albumiiiurique, fut atteint d'orchite. Les urines examinées h plusieurs reprises avant l'apparition de l'orchite, dans le but de rechercher des cylindres urinaires, contenaient des spermatozoïdes en gnod nombre. Je crois que, dans ce cas, l'orchite devait être attribuée aux habitudes de masturbation du malade.

J'ai recueilli en 1891 , au Val-de-Grâce, une troisième obserraliou

d orchite chez on militaire qui avait contracté la fièvre intermittente au Tonkin et qui, à la suite d'une rechute de fièvre, à Paris, fut atteint d'une orchite du côté gauche, à début brusque. On ne pouvait incriminer, dans ce cas, ni la blennorragie, ni les oreillons. Au moment où je vis le malade, il n'avait pas de fièvre, le testicule et l'épididyme du côté gauche étaient doublés de volume et très douloureux. La rate était notablement augmentée de volume, l'anémie très marquée. Je recherchai en vain, dans le sang, le parasite du paludisme. La résolution de l'orchite proprement dite se fit assez rapidement mais l'épididyme resta induré et, au moment de la sortie de l'hôpital, le diagnostic le plus probable était celui d'épididymite tuberculeuse.

Reclus et Nélaton ont montré que l'orchite tuberculeuse pouvait débuter comme une orchite aiguë *.

Ainsi, dans ces trois cas, on peut et Ton doit attribuer l'orchite à. d'autres causes que le paludisme, et ces trois cas sont les seuls ^ans lesquels j'ai noté cette complication.

En dehors des orchites blennorragiques, ourliennes, tuberculeuses et de celles qui sont consécutives à la masturbation ou à dçs traumatismes, on a décrit encore l'orchite rhumatismale * et l'orchite V^ystérique*; enfin les localisations testiculaires de la filariose peuvent être confondues avec des orchites palustres, d'autant plus que le paludisme et la filariose sont souvent endémiques dans les mêmes pays *.

La filariose donne lieu parfois à une orchite simple ou double qui s'accompagne de douleurs vives et d'accès de fièvre. A la suite des poussées aiguës, la maladie rétrocède, mais le testicule reste engorgé et de nouvelles poussées se produisent.

C'est évidemment à la filariose qu'il faut rapporter l'orchite hypertrophique signalée par Tournier comme fréquente chez les noirs du Congo '.

i. Rbclus et Nélaton, Tuberculose chirurgicale, Revue mens, de cfiir.^ 1884.

2. BouissoN, Tribut à la chirurgie, p. 350. — Dufflby, Dublin med, Journ., février 1872.

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