‹ Traité du paludismeChapitre 165 sur 291 · P. Mosc&To, Morgagni, loc. cii · texte numérisé non relu

P. Mosc&To, Morgagni, loc. cii

i. p. Uakson, ilunteriaii Society. Tlio anuual Oratlon, 1801. — P^smamk, Psychoses malariiim'i, Wiener incdK. Wochentchr., 20 e\ 27 mars 1807. — Coluk«au, tUiiat ment, d'anlhroin/iogie, Paris, 189S. — VAHnitiis, Mideàne orienlitle. janvier 189S. — S. Tn.tM. Àrch. dt laed.. Lisbonne, 1897. — YïAHOfr, Mtd. Obair. Mask., 1900. — L BmTRAMO, Les octidenla nerveux du paludisme, lot. til. — J. Cahdauatis, Lm bouille» psychiiiuv» dan» le paludisme. Congrit panhclUniiae de médecine, tSOt.

5, BoiHR et Bbt. Congrit de» inédeciiu atténin-'i et nearologitlet. Toulouse, 1807 et Ctm^rU de mfd. ini., Manipelliur, 1808. — Boinrt, Congrit inltmal. dt médedne, Parli, IWO jaeclioii de neurologie et de psycliiftlrie).

FORMES CLINIQCES

Les troubles paychiquôs accompagnant l'anémie ou la csdmlt palustre, assez graves et assez persistants pour entraîner la séques- 1 (ration des malades dans un a»ile d'aliénés, no s'observent qas I chez les sujets prédisposés (alcooliques, dégénérés héréditaires).

Les rechutes de fièvre intermittente qui se produisent dans ce I cas n'entraînent pas, en général, d'aggravation des troubles ps^4 chiques.

Boinet et Rey ont observé en outre, chez d'anciens palustrea, -, des états cérébro-spinaux analogues à la paralysie générale. Unes femme vue au Brésil présentait une pseudo-paralysie générale quLs m\ guérit rapidement par la quinine.

L'examen du sang a permis plusieurs fois à Boy de constater la«^ ia présence de l'hématozoaire du paludisme chez les malades alteinl.'^s *lf de troubles psychiques ou de désordres cérébro-spinaux.

Régis a observé des faits analogues.

Les troubles psychiques d'origine palustre ressemblent beaucotifnf ■[ à ceux de l'alcoolisme; dans les deux cas on note, parmi les sym|) — <:3>tomes les plus communs, de l'amnésie, du délire et des fugues? ^: il esl souvent difficile de faire la part du paludisme et celle do l'ai — ^■ coolisme.

La pseudo-paralysie générale d'origine palustre cfede à l'emplov «=" de la quinine.

Pour que le paludisme produise des troubles psychiques graves»-"*

et persistants, il faut, dit Maurel, que le terrain soi* admirable

ment préparé (dégénérés héréditaires, alcooliques, syphilitiques) l'alcoolisme et l'absinlhisme jouent un grand rôle '.

f. Asphyxie locale el gangrène symétrique des extrémités. — Mau rice Raynaud, Marroin, Calmette, Moursou ont publié des faît:^^ dans lesquels l'asphyxie locale des extrémités semblait élre e^^» relation éliologique avec le paludisme*.

Tantôt l'asphyxie locale se montre seulement au moment de ^s accès de fièiTe et disparait avec eux, tantôt elle persiste après I- -* guérison des accès et elle prend une forme plus gravp, qui pei^Ki-jt aboutir à une gangrène symétrique.

1, MMerinr madernr, 1807, p. 503.

2. U. Ratkaud, Th. Poris, ISU2, et Arfh. gin. île m*d.. ISTi, L. I, ji. S et RtT, Rspptirta de In mnladic de Rnvnaud arec le pnludismc, Arrh. de mfH. m^ 18S0, I, XII, p. 211. — Mabhoik, mfnir Bet.. 1870, I. XUI. p. 3U. — Ulmkiti. Rm Fn/m. île "M. milit.. IS7T, p. 2i. — MoL'KSOV. Ëlode clinique sur l'nsphvii» lor*M àea exXrtTaittv, Àreh. dtmM. nm-, IS80. — VcimiitL, et Panr, tttrat dr rkirvf^

La maladie de Raynaud se présente chez les palustres avec ses caractères ordinaires.

Le paludisme peut-il, par lui-même, donner lieu à Tasphyxie locale des extrémités, ou bien faut-il admettre qu'il ne joue ici, comme dans beaucoup d*autres cas, que le rôle d'une cause prédisposante?

Verneuil et Petit, qui ont fait une étude très complète de l'asphyxie locale et de la gangrène palustre, font remarquer avec raison que l'asphyxie locale est très rare, relativement à l'extrême fréquence des fièvres palustres; c'est, comme ils le disent, une des manifestations les plus contingentes du paludisme.

Je n'ai observé, pour ma part, aucun exemple de cette complication pendant mon séjour en Algérie.

Il faut noter d'autre part que des maladies qui, comme la diarrhée de Gochinchine, n'ont aucun rapport avec le paludisme, mais qui sont, au même titre que lui, des causes d'épuisement et d'anémie, prédisposent également les malades qui en sont atteints à l'asphyxie locale des extrémités (Mouasou).

Le froid paraît jouer un grand rôle dans l'étiologîe de l'asphyxie locale des extrémités, avec l'irritabilité plus ou moins grande de la moelle épinière; le paludisme ne favorise probablement la production de la maladie qu'en augmentant la sensibilité au froid et l'action réflexe de la moelle sur les vaso-moteurs.

g. Troubles oculaires *. — On a décrit, comme complications du paludisme : des conjonctivites et des kératites, l'ischémie et l'hyperémie des vaisseaux rétiniens, des hémorragies rétiniennes, la névrite optique et la rétinite, enfin des amblyopies.

La névralgie sus-orbitaire s'accompagne toujours de l'hyperémie de la conjonctive avec épiphora, quelquefois d'une légère tuméfaction de la paupière supérieure; cette conjonctivite est intermittente, paroxystique comme la névralgie, et elle disparaît sous l'influence de la quinine.

La conjonctivite peut-elle se développer, sous l'influence du paludisme, indépendamment de la névralgie? On a publié quel-

1. PozfCBT, Rétino-choroïdite palustre, Soc. de Biologie, 27 juillet 1878. — Teillais, De î'amblyopie par intoxic. palud., Journ. de méd. de l'Ouest, 1886, p. 163. — Lopez y VuTU, De» hémorragies rétiniennes d'origine palustre, Th. Havane, Rec. d'ophtaim., 1888, 12. — Sulzer, Altérations de la vue produites par le paludisme, Ann. itùcuiistique, 1800, t. CIV, p. 178. — Raynaud, Troubles oculaires de la malaria^ Th. Paris, 1892. — Bbnson, Troubles oculaires dus au paludisme, Congrès d'ophtalm, ^Edimbourg, 1804.

ques faits à Tappui de cette hypothèse * ; ces faits sont peu probants. Dans les pays chauds, les ophtalmies sont communes et, sous rinfluence de la fièvre, une conjonctivite latente peut se réveiller

h'herpèSj commun dans la fièvre intermittente, se localise quelquefois sur la cornée. •

D*après Godo, sur 40 cas d*herpès fébrile cornéen, un tiers était d'origine palustre; on trouve souvent alors des vésicules d'herpès sur le nez, les lèvres ou les paupières ; Lévrier et Durruty ont signalé des faits analogues.

Kipp, Ârlt, Javal, Sedan (de Toulon), Raynaud, Leprince ont étudié la kératite palustre '.

En dehors de la kératite produite par l'herpès, on peut observer, chez les cachectiques palustres, des kératites plus ou moins graves; dans ce cas, le paludisme parait jouer seulement le rôle de cause prédisposante par l'affaiblissement qu'il entraîne.

Kraïshy a publié 4 cas de cataracte chez des enfants de 5 à 16 ans atteints de cachexie palustre'. Il est bien probable que la cachexie palustre n'agit ici que comme cause prédisposante, en affaiblissant l'organisme.

Maurice Raynaud et Moursou ont noté, chez des palustres atteints d'asphyxie locale des extrémités, de Vamblyopie qui paraissait se rattacher à l'ischémie des vaisseaux rétiniens.

L'ischémie des vaisseaux rétiniens avec amblyopie transitoire, guérie par la quinine, que signalent Ramorino et Benson, s'explique bien par des obstructions temporaires des vaisseaux rétiniens.

Peunoff, Sulzer, Germaix ont cité au contraire des cas d'hyperémie optique d'origine palustre.

Les hémorragies de la rétine ne sont pas très rares (Guéneau de Mussy, Galezowski, Mackenzie, Poncet); Brunt à New-York, sur 192 cas de fièvre intermittente, a rencontré 6 fois cette complication.

1. Betlot, Bec. mém. de méd. milit., 1853, t. XI, p. 230. — Verdazi, La Ûèvre intermit. à Ouargla, Arch. de méd. niilit., 1885, t. VI. — Schweinitz, Compile, oculaires de la malaria, Med. news, 7 juin 1890. — Raynaud, Th. Paris, 1892, p. 23.

2. Godo, Herpès fébrile cornéen. Th. Paris, 1879, et Rec. d'ophtalm., mars 1880, — LivRiER, Accidents ocul. dans les fièvres intermit., Th. Paris, 1879. — Kipp, Tnuuaet. of americ. ophtal. Soc, 1880, et N. Y. med. Record., août 1889. — Dcrrltt, De rherpèsi oculaire, Rec. d'ophlalm., 1887, p. 516. — Raynaud, Th. Paris, 1892, p. 33. — Tika- KADSB, Kératite superficielle d'origine palustre, Wratchy 1896, 29, p. 805. — Liprincb, Âiïections cornéennes et iriennes d'origine palustre, Ann. d'oculUt., mai 1901.

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