‹ Traité du paludismeChapitre 167 sur 291 · Voir Ratnaud, Th. citée, p · texte numérisé non relu

Voir Ratnaud, Th. citée, p

4. Ferrbri, Des lésions de Toreille dues au paludisme, Sperimentale, 1886, p. 610.

— G.-L. Wbich, même sujet. Th. Zurich, 1886. — Darclat, Malarial manifestation»

des troubles de t'oaie mais la quinine détermine souvent, commf on sait, des bourdonnempntsxI'amUe«e4aaeMinlité jjIusou luoiu persistanle; je reviendrai sur ce |ioint à pro])05 ^u traitcmenl (Ch. XI).

H. Ganghènes. — En dehors de la maladie de Itaynaud, il exi^l^' dans la science un certain nombre d'exemplos de gangrènes survenues chez des malades atteints de fièvre ou de cachexie paluslre'.

Verneuil et Petit qui, dans un excellent mémoire, ont réuni I» plupart des faits connus de gangrène pouvant se rattacher plusuu moins directement au paludisme, ont divisé avec raison ces fiilî en deux groupes : gangrènes associées ou secondaires et gangrèaa palustres proprement dites.

Les gangrènes associées ou secondaires sont de beaucoup li" plus nombreuses.

Les malailes affaiblis par les fièvres sont naturellement prédisposés aux inflammations gangreneuses et il n"y a pas lit'u lif s'étonner si, chez des cachectiques palustres, on observe Jcs angines ou des stomatites gangreneuses, des eschares de (i«t]* bîtus, des gangrènes du poumon, ou si, chez ces malades, les traumatismes accidentels et les opérations chirurgicales se compliquent souvent de gangrène.

C'est évidemment l'état général qui joue, dans ces cas, le principal rôle; le paludisme n'intervient que très indirectement- Dans cette catégorie rentrent les cas de noma, de parotidite gugréneuse, observés à la suite de fièvres palustres graves et les gingrènes consécutives à des traumatismes ou h des congélalious rho des cachectiques palustres. Lors du désastre du Bou Thaleb, on constata que les soldats atteints de paludisme avaient moins birn résisté au froid que les autres*.

Il faut aussi exclure du chapitre de la gangrène palustre le» fii'* de gangrène diabétique, alors même que le paludisme ligure dsn* les antécédents des malades; nous verrons plus loin que rien n'»o* torise à admettre l'existence d'un diabète d'origine palustre.

Saint-toait fteu., 1897. — DitcoitUT. Mnnifcst. ol.nlyiqm's ilc la f. intcrm., ScoJp*^ Uige, I89B.

1. MoTV, Dp la gnnprène dnns tes lièvres lot ermi tien les, Gai. des Mp., IS7D, p. 3

e( 388. — VïHNEUiL et Pïnr, Pepae de chirurgie, I8S3, p. i38. — Bovrin. Csngi*-*' palustre, Anh. de méd. namle. IS8i, p. 3i3. - Blasc. Contrib. k rotudi- de U g^*' grène poluslrc, Arcft. de m/d. milll., IB8S, t. VI, p. 337. — Bl»«b rt Sariu. Mt»^ pellier médicat, 1888. ~ P. MoscATO, Morgmjni, loc. cit. — FinniKn, Sor-, inM. ir* A^^ 31 Juillet 1003.

2. ScBRiMPTON, Relation de la relrnite du Bou Thaleb, Ree. m(>m. de m(d. mitit,^

Les gangrènes palustres proprement dites sont rares; Ebrard, Larché, Duteuil, Verneuil, Moty en ont cité des exemples.

Les deux faits de gangrène cutanée par plaques disséminées observés par Moty sont très intéressants.

Dans le premier cas, il s'agit d'un zouave atteint de cachexie palustre chez lequel on vit se développer d'abord une plaque gangreneuse au-dessous de l'ombilic, puis d'autres plaques gangreneuses dans l'aine et dans l'aisselle du côté gauche. Le malade n'était pas diabétique, et l'autopsie ne révéla aucune altération du cœur capable d'avoir donné naissance à des embolies.

Le deuxième mstlade, cachectique palustre, âgé de 60 ans, présentait sur différents points du corps, au moment de son entrée à l'hôpital, des ecchymoses cutanées à peu près circulaires, de 3 à 5 cm. de diamètre, de couleur vineuse et sans empalement sousjacent.

Un mois après l'entrée à l'hôpital, le malade fut pris subiteflnent d'attaques épileptiformes, suivies de stupeur, de parésie du membre supérieur droit et de paralysie des lèvres.

c Les ecchymoses cutanées se prononcent en certains points et les accès de fièvre reparaissent. Le 22 mars, à la suite d'un traitement approprié, l'état général s'est relevé, les phénomènes paralytiques ont disparu et l'aspect des ecchymoses cutanées s'est notablement modifié; les unes ont été résorbées, d'autres se sont, pour ainsi dire, parcheminées; on trouve à leur niveau la peau épaissie et bleuâtre, sans traces d'inflammation ; une de ces plaques parcheminées occupe le relief de la lèvre inférieure; enfin au bras gauche, deux d'entre elles se sont transformées en eschares gangreneuses sèches situées l'une au-dessus'de l'autre, au-dessous de la région olécrânienne ; la plus grande a 3 cm. de diamètre; elles sont sur le point de se détacher. » (Moty, op. cil,). Le malade guérit.

Moty attribue ces gangrènes à l'accumulation des leucocytes inélanifères dans les petits vaisseaux; nous savons aujourd'hui que les hématozoaires du paludisme jouent un rôle important dans la formation de ces thromboses.

Avila Echeverria a observé un cas de plaques gangreneuses cutanées dans le cours d'une continue palustre '.

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