MAHsn, Soc. rtiii. de Lonitra. U nvril
G, Mahurlimii, Arch. onent. de méd. et de chir . mai ISB9. - R.-P. Bahiwb, IMm Lancet. 10 octolire 1000.
OU qui ont encore la dysenterie, sont atteints de paludisme. La coïncidence fréquente de la dysenterie et de la fièvre palustre permet de comprendre comment quelques observateurs ont été amenés à regarder la dysenterie comme une manifestation du paludisme et à décrire une dysenterie palustre, une dysenterie intermittente et une lièvre pernicieuse dysentérique'.
La dysenterie aiguë s'accompagne souvent de lièvre, alors mâme qu'il n'existe aucune complication de paludisme; ce fïiit intéressont parait avoir échappé aux auteurs qui ont décrit la fièvre dysentérique au nombre des manifestations du paludisme.
Chez des malades atteints de dysenterie aiguë, sans mélange de paludisme, j'ai vu souvent la température osciller entre 38° et 38",5 le matin, 39° et 39°, 5 le soir ; ce chiffre de 39°, 5 est rarement dépassé. La tlurée de la fièvre est variable, tantôt la défervescencc se fait au bout de 3 ou 4 jours, tantôt la fièvre se prolonge pendant une dizaine de jours, très rarement au delà de ce terme, à moins de complications telles que ; abcès du foie, parotidites, etc. Morand note qu'au Tonkin la dysenterie s'accompagne souvent •Je fièvre, le maximum thermique ne dépasse pas 39° dans les cas simples; quand ce chiffre élait dépassé, on devait songer à l'hépatite suppurée'.
Les auteurs les plus compétents sont d'accord pour nier l'existeoce de la dysenterie intermittente et de la lièvre pernicieuse intérique.
■ La fièvre pernicieuse dysentérique, dans laquelle il n'y aurait des selles que pendant la durée des accès, est, dit Maillot, un être de raison : pendant l'accès, les selles sont beaucoup plus fréquentes qu'ft tout autre moment de la journée, mais voilà tout. Tantôt la colite précède la fièvre intermittente, tantôt elle lui est postérieure; souvent on suspend les accès et la colite persiste, double fait qui démontre l'indépendance qui peut exister entre les deux maladies » '. Si la dysenterie et le paludisme se compliquent souvent, plus vent encore les deux maladies évoluent séparément.
j^J. FonnMim. Antoihk et surtout lUiEstot ont soutenu que la dysenterie des pays
rada Mail d'oripiiiu polustre (Baissade, Th. Montpellier. IgfC); Birthand et
Att dans li^ur excellent ouvrnpe sur l'entéro-tolile r.broaîiiue des ]i»js chauds
1, 18S7. p, 255) n'oni pas de peine à ri^ruter les argumenta donnas par liaissade
1 toveur de l'origine palustre de la Jvsenleric.
pS. NoDANO, Le poste de Mam-Dinli. Paria. IS87.
^ft. Hauxot, op. cil , p. 39. — Sf. Kamlus et J. Cardamatib. De la fièvre dysentt- B dite pernicieuse, lalriki Proodos. 1809. A. Laviiun, Bapporl sur ce travail, tdtmie de médecine, 0 janvier 1000.
La quinine, qui est le spécilique du paludisme, n'a pAs d sur la dysenterie; de même l'ipéca el les purgatifs n'en ont aucune sur la fièvre palustre.
L'anatomie pathologique démontre aussi que le paludisme el la dysenterie sont deux entités morbides bien distinctes, ayant runc et l'autre des lésions anatomiques caractéristiques et sans rapiiorls entre elles.
L'examen du sang des dysentériques ne révèle jamais l'eiistence des microbes du paludisme ; à l'autopsie, on constate des lésions profondes du gros intestin qui font absolument défaut dans le paludisme; la rate n'est pas augmentée de volume, on ne trouve d'éléments pigmentés, ni dans la rate, ni dans les autres oi^ane» Seuls les sujets qui ont été atteints de fièvre palustre corapliquéf de dysenterie présentent à la fois l'allération du sang propre au paludisme, et l'inHammation du gros intestin qui caractérise la dysenterie.
On connaît aujourd'ltui les agents de la dysenterie et l'on sait qu'ils n'ont rien à voir avec l'hématozoaire du paludisme.
La dysenterie et le paludisme sont donc des maladies absolu ment distinctes, mais qui coexistent souvent chez les mêmes sujet* dans les pays chauds, et qui exercent l'une sur l'iiutre une influence incontestable.
Chacune des maladies, en affaiblissant l'organisme, coiislilut pour l'autre, une cause prédisposante; les individus anémiés et afTaiblis par la fièvre intermittente prennent facilement la dysefl terie, de même les convalescents de dysenterie sont très sujets ï<i paludisme. Les deux maladies, loin de s'exclure, s'appellent pour ainsi dire et s'aggravent réciproquement.
Lorsqu'un convalescent de dysenterie a une atteinte de lii^ intermittente, la dysenterie repasse souvent à l'étataigu.
fendant les paroxysmes fébriles, la dysentiTÎe s'aggrave, t'^f selles deviennent plus fréquentes, les coliques sont plus vive^, la prostration augmente; quelquefois m6me, sous l'inlluence île la dysenterie, les acc^s de fièvre prennent le caractère pcrnicieu''- Au mois de septembre 1878, je recevais dans mon scrrire, à l'hdpital militaire de BOne, un détenu qui se disait atteint i' dysenterie depuis 18 jours; le malade accusait aussi quelqu" accès de fièvre antérieurs; il était très allaibli, très anémié:)^* de fièvre du reste. J'instituai le traitement de la dysenterie parle* purgatifs salins; mais le malade, qui était très indocile el qui f"''
sait sans cesse des imprudences, continua à s'afTaiblir; 15 jours après rentrée & Tbôpital, la -fièvre reparut, le malade eut deux accès qui ne s'annonçaient pas comme des accès pernicieux et qui furent traités immédiatement par la quinine; néanmoins la mort se produisit dans le collapsus, à la fîn du deuxième accès.
L'autopsie révéla les lésions caractéristiques de la dysenterie et celles du paludisme aigu.
Il me paraît évident que, dans ce cas, la perniciosité de la fièvre s'explique par l'état de prostration dans lequel la dysenterie avait jeté le malade.
Dans un autre cas, chez un militaire entré à l'hôpital de Constantine au mois d'octobre 1879 pour dysenterie aiguë, et atteint d'une rechute de fièvre intermittente au cours de la dysenterie, j'ai observé des accidents cholériformes très graves : algidité, pouls filiforme, selles dysentériques très fréquentes, vomissements bilieux; les traits étaient tirés, les yeux excavés, les lèvres cyanosées. Ces accidents s'amendèrent sous l'influence de la quinine, mais la dysenterie persista et ne céda qu'aux purgatifs salins et au calomel.
Paludisme ET fièvre typhoïde '. — Les opinions qui ont été émises sur les relations du paludisme et de la fièvre typhoïde peuvent se résumer ainsi qu'il suit :
1® Il y a antagonisme entre le paludisme et la fièvre typhoïde, les
t. Boudin, Traité des (lèvres intermit., Paris, i842, et Essai de géogr. méd. Paris, 1843. — C. Paul, De l^aatagonisme en patliologic et on thérapeutique, Tii. d'agrég., Paris, 1866. — L. Lavbran, Art Antagonisme du Diction, cncydop. des se, méd. — Masse, La flèvre typhoïde en Algérie, Rec. mém. de méd. mi7if., 1866. — V. Frison, même Ree.^ 1867. — Arnould et Kelsch, même Rec, 18G8. — E. Aux, Observ. méd. en Algérie, Paris, 1869. — J. Pfrier, De In fièvre typhoïde en Algérie. Soc, de méd. d'Alger, 1807. — L. Colin, De la fièvre typho de palustre, Arch, gén. de méd. ^ 1878, et Traité des malad. épid., 1879. — Dupo.nt, De la fièvre typh. et de la fièvre rémittente dans la zone torride, Arch. de méd. nav.^ 1878. — Torres Homen, Fièvre rémittente palud. typhoïde, Arch. de méd. nav.^ 1879. — Sorel, Gclz. hebdom., 1880, p. 450. — J. MouRSOU, Sur la complic. palud. dans quelques intoxications, Arch. de méd. nao., t. XL VII et XLVIII. — Cahn, De la marche de la fièvre typhoïde chez les paludéens. Th. Paris, 1888. — Gangel, Étude sur la fièvre typlio-palustre, Arch. de méd. milit., 1892, t. XX, p. 282 et 520. — Macst, Arch. ds méd. nav., 1895. — Fièvre typhoïde aux Indes, Brit. med. Journal^ 26 février 1896 et 26 juin 1897. — W. Stoaklbt, Virginia médical, 2 juillet 1897. — G. Cols, Chicago med. TimeSj octobre 1807. — G..ALVAR0, Simbiosi malarico-tifica, Giorn. med. del R^ Ksercito, janvier 1898. — J. Caroamatis, et Sp. Kanellis, latriki Proodos et Grèce médicale, décembre 1808. -*• Lton, The amer. J. of med. se, janvier 1899. — H. Vincent, Etude clinique et bactériol. sur les fièvres typho-palustres, Paris, 1899. — F. Ruo, Sur Tiufedion contemporaine typhique et palustre, Congrès internat, de médecine^ Paris, 1900 (sou»«ection de méd. navale). — R. Fiocca, PolicUnico, septembre 1901. — A. Ga- TALAS, Grèce médicaUf t002.
33& FOIIMES CLINIQUES
localités palustres se distinguent par la rareté de la fièvre tyjilioide et les palustres jouissent d'une véritable immunité pour cctif fièvre; c'est la théorie de Boudin.
2° Entre la fièvre typhoïde et la fièvre palustre, on doit admellw l'existence d'un groupedo lièvres hybrides, dépendant à la fois Ju paludisme et de la fièvre typhoïde et pour lequel les auteurs aiJjjUis ont proposé lu dénomination de typho-maîarial feoer.
3° Le paludisme et la fièvre typhoïde sont des entités morbiJei bien distinctes, aux points de vue de l'étîologie, de l'analomie ptlhologique el du traitement qu'elles réclament; il n'existe, du reste, aucun antagonisme entre ces deux maladies, qui régnent souvcnl dans les mômes localités et qui ne confèrent aucune immunité l'une pour l'aulre.
La théorie de l'antagonisme du paludisme et de la fu'vrc typhoïde ne compte plus, je pense, aucun partisan; les faits '["i la condamnent sont si nombreux, d'une observation si facile, qu'il faudrait un degré d'obstination bien extraordinaire pour adraellri' encore l'opinion de Boudin, qui du reste a rencontré de tout ternp une vive opposition.
Dès 1840, mon père constatait que la fièvre typhoïde se rcnco"trait en Algérie, à côté des fièvres palustres; daus un relevé i» faits observés par lui à Alger, d'avril à octobre 1840, il note 48 1» de fièvre typhoïde. < A mon arrivée en Algérie, j'étais telleiDHit prévenu par certames lectures, que je ne croyais rencontrer qu'w* seule affection à formes variées et que je ne songeais qu'à emplojw un seul médicament, le sulfate de quinine. J'eus lieu MentOt 4* m'apercevoir de mon erreur on rencontrant la fièvre typhoM* identique à celle que j'avais vue à Paris. ■> (L. Laveras, Rec. «*• de mêd. milit., t" série, l. LU, p. 91.)
Tous les médecins militaires qui ont observé en Algérie, ool*o la fièvre typhoïde sévir sur nos troupes, de concert avec les fièïT» palustres. Endémique dans les grands centres de population, » âèvre typhoïde donne lieu fréquemment à des épidémies de |^ nisons en Algérie, comme en France.
Pendant les années 1880. 1881 et 1882, j'ai traité dans le service dont j'étais chargé, à Thôpital militaire de Constantine, 293 c«s« fièvre typhoïde, qui ont fourni 30 décès, soit à peu près 10 ilé(*> sur 100 cas. C'est en 1881, durant l'expédition de Tunisie, quel" fièvre tyj)hoïde a régné avec le plus d'intensité.
D'après mes observations, le maximum de fréquence de la &l""*
typhoïde en Algérie est de juillet à septembre; TinQuence saisonnière est d*ailleurs beaucoup moins marquée sur la fièvre typhoïde que sur les fièvres palustres et en particulier sur les continues qui disparaissent complètement pendant Thiver.
Le tableau suivant donne, d'après la Statistique médicale de l'armée française, la mortalité typhoïdique de Tarmée en France, en Algérie et en Tunisie, de 1889 à 1894.
Mortalité par fièvre typhoïde pour 1000 hommes d'effectif
Armée à l'intérieur. . 1,56 1,31
Algérie 3,92 3,37
Tunisie 6,21 6,80
Le nombre des décès typhoïdiques est, comme on voit, beaucoup plus grand en Algérie et en Tunisie qu'en France.
La coexistence de la fièvre typhoïde et du paludisme a été signalée dans la plupart des contrées palustres.
Lltalie se prête bien à Tétude de cette question, certaines provinces sont en effet désolées par le paludisme, tandis que d'autres en sont à peu près indemnes; en consultant la Statistique de l'armée italienne on trouve que la fièvre typhoïde règne partout et que les provinces les plus éprouvées par le paludisme ne sont pas épargnées par la fièvre typhoïde *.
La fièvre typhoïde a été observée dans les foyers les plus intenses du paludisme, à Madagascar, aux Indes, à Java et à Sumatra.
n faut reconnaître cependant, avec les partisans de la doctrine de l'antagonisme, que les conditions de milieu qui favorisent le développement des deux maladies sont difTérentes.
Le paludisme règne dans les endroits bas, humides, peu habités, en dehors des grands centres de population; il atteint de préférence les individus qui vivent en dehors des villes, qui travaillent la terre ou couchent en plein air; la fièvre typhoïde a, au contraire, son milieu de prédilection dans les grandes agglomérations urbaines et l'encombrement est un de ses facteurs principaux.
J'ai pu constater plusieurs fois cette opposition entre les conditions favorables à l'éclosion des deux maladies, notamment à Constantine, pendant l'été de 1882; tous les malades atteints de
1. A. Lateran, Rapport sur Tétat sanitaire de rarmée italienne, Arch, de mé(L miUt.y 1883, t. I, p. 195.
La VER Ail, Traité da Paludisme* 2* édition. 22
paludisme avaient pris la lièvre au Barilo,siirli'S bords du Rummel, ou bien alors qu'ils élaienl détachés aux forêts ou employés aui moissons; au contraire, la plupart des malades atteints de fièvrf typIioTiIe provenaient du quartier de cavalerie situé sur une haaleur, à l'abri du paludisme, mais dans lequel l'insuffisance •]('; locaux avait produit l'encombrement.
Le paludisme ne confère aucune immunité pour la (ïèrre (yplioîde, pas plus que la fièvre typhoïde pour le paludisme.
11 m'est arrivé bien souvent de voir la fièvre typhoïde se di'v^ lopper chez des malades qui avaient eu une ou plusieurs atteintes de lièvre intermittente et même chez des cachectiques palustres. Voici l'indication sommaire de ces faits.
t* Belkassem ben Mahomed, soldat indigène au 3' tirailleurs, entre à l'hôpital militaire de Conslantine le I" octobre 187!) f»m fièvre inlcrmitteste (rechute). Il prend quelques doses de quininr et sort le "7 octobre. Le 17 octobre Beikassera rentre à l'hôpital; il est malade depuis quatre jours et je constate l'existence d'une fièvre typhoïde qui suit son cours régulier et qui se termine jisr guérison. Le malade avait évidemment contracté la fièvre typhoîilf à l'hôpital pendant le premier séjour qu'il y avait fail ; il y avuil, à ce moment, plusieurs lyphoïdiques dans mes salles.
2" C..., soldat du train, 23 ans, entre à l'hApilal militaire At Conslantine le 15 octobre 187!* pour lièvre intermittente quotidienne. La fièvre cède facilement à la quinine. Le 7 novembre, unr fièvre typhoïde se déclare. Fièvre typhoïde d'intensité moyenne, terminée par guérison.
3" S..., artilleur, entre à l'hôpital militaire de Constantine le 9 septembre 1880 pour fièvre intermittente. La fièvre cède Facilement à la quinine. Le 22 septembre, le malade présente les premiers symptômes d'une fièvre typhoïde qui suit son courK régulier et qui se termine par guérison. Il y avait, au momenl de re-nlrw de S... à l'hôpital, plusieurs typhoMiques dans mes salles.
V Lar..., soldat du train, entre à l'ht^pital militaire de Conslantine le 1" octobre 1881 pour fièvre intennitt«nte; il prend cnsuile la dysenterie. Le i novembre, la fièvre a reparu. Je croîs d'abord i une rechute de fièvre inlermiltentc, mais l'examen du san? m' révèle l'existence d'aucun élément parasitaire. La fièvre ne cède pas cette fois à la quinine, et le malaile fait une fièvre typhoïde régulière, très bieu caractérisée, qui se termine par guérison. 5* Vi..., soldat du train, entre à l'hôpital militaire de Coiutaii-
line le 3 décembre 1881 pour cachexie palustre; anémie profonde, hypersplénie très marquée, le malade a eu à Thôpital de Tébessa plusieurs atteintes de fièvre intermittente ; apyrexie le 3 décembre et les jours suivants. Le 8 décembre, je constate qu'il existe de la fièvre, je crois à une rechute de fièvre intermittente, maisTexamen du sang ne révèle l'existence d'aucun élément parasitaire. La fièvre ne cède pas à la quinine, le malade fait une fièvre typhoïde régulière, qui se termine par guérison.
G"" Taïeb ben si Lakdar, soldat au 3^ tirailleurs, entre à Thôpilal militaire de Constantine le 3 décembre 1882 pour cachexie [)aluslrc et lièvre. La cachexie palustre est évidente; la rate, dure, fibreuse, descend jusqu'à Tombilic. L'examen du sang ne révèle l'existence d'aucun clément parasitaire, je prescris néanmoins la quinine. La fièvre ne cède pas et le malade fait une fièvre typhoïde régulière, qui se termine par guérison.
"*• T..., soldat au 3*» zouaves, entre ii l'hôpital de Constantine le 2i janvier 1883 pour fièvre intermittente (rechute); je constate l'existence des microbes du paludisme dans le sang. La fièvre cède à la quinine. Le 8 février, le malade est repris de fièvre; cette fois l'examen du sang est négatif, la fièvre ne cède pas à la quinine ; le malade fait une fièvre typhoïde régulière, bien caractérisée. Pendant la convalescence de la fièvre typhoïde, il y a une rechute de fièvre intermittente; l'examen du sang révèle de nouveau la présence des microbes du paludisme et la fièvre cède à la quinine *.
8** Cr..., âgé de 23 ans, entre h. l'hôpital militaire de Bône le iO août 1878 pour cachexie palustre; au mois de septembre, il contracte à l'hôpital la fièvre typhoïde et il meurt le 22 octobre, de péritonite par perforation. A l'autopsie, je constate les lésions caractéristiques de la fièvre typhoïde, avec perforation au niveau d'une plaque de Peyer, et celles du paludisme dans la rate (hypersplénie avec accumulation d'éléments pigmentés)*.
Depuis 1869, j'ai toujours eu soin de recueillir les cas intérieurs (le fièvre typhoïde qui se produisaient dans les services dont j'étais chargé; j'ai réuni ainsi 27 cas de fièvre typhoïde contractée à l'hôpital, par des malades entrés pour d'autres afTeclions ou par des infirmiers employés auprès des typhoïdiques^ Sur ces 27 malades